Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2413411(TA95-2413411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable le recours en interprétation formé par la SARL Patrimoni Promotion concernant son jugement du 7 juin 2024. La société demandait des précisions sur le caractère total ou partiel de l'annulation du permis de construire et sur la possibilité de régularisation. Le tribunal a jugé que le jugement initial, qui annulait les arrêtés "en tant qu'ils méconnaissent" certaines dispositions, ne présentait ni obscurité ni ambiguïté, la formule renvoyant nécessairement à une annulation partielle. L'ordonnance rappelle que la fixation d'un délai de régularisation est une faculté pour le juge et non une obligation, et se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 312-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2310808(TA95-2310808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de M. A tendant à l'abrogation de son arrêté d'expulsion du 26 décembre 2005. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. A, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande d'abrogation dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2102049(TA95-2102049)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation d'un arrêté du maire d'Issy-les-Moulineaux autorisant l'usage mixte d'un local d'habitation pour un atelier artistique. Le tribunal a jugé que M. C, bien que résidant à proximité, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester cette autorisation délivrée sur le fondement de l'article L. 631-7-2 du code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été déclarée irrecevable. Les demandes de frais de justice présentées par M. C ont été rejetées, et celles de la commune et de la SCI OJO ont été écartées.
N° TA95-2103285(TA95-2103285)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 janvier 2021 par lequel le maire de Butry-sur-Oise s'est opposé à la déclaration préalable de M. A pour l'installation d'un portail. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (atteinte à la sécurité publique) est entaché d'une erreur d'appréciation, le passage sur la piste cyclable ne présentant pas de risque grave. La commune n'ayant pas produit de mémoire, le tribunal fait droit à la requête en annulation. Il enjoint à la commune de délivrer un arrêté de non-opposition dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2500972(TA95-2500972)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté, et a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les articles 21 et 22 du règlement précité.
N° TA95-2301467(TA95-2301467)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car les ressources mensuelles moyennes de Mme B sur les douze mois précédant sa demande (1 487 euros) étaient inférieures au SMIC brut mensuel moyen requis (1 543,21 euros), conformément aux articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les éléments postérieurs produits n'ont pas démontré une évolution favorable suffisante des ressources.
N° TA95-2216798(TA95-2216798)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Vaucresson pour la rénovation de bâtiments avec changement de destination d’une annexe. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment les vices de forme, les erreurs de droit et la méconnaissance des articles UG 5 à UG 14 du plan local d’urbanisme, ainsi que l’absence de consultation de l’architecte des bâtiments de France. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n’étaient pas fondés et que la requête était irrecevable pour défaut d’intérêt à agir ou forclusion. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2215417(TA95-2215417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 novembre 2022 prononçant la fermeture administrative d'un mois de l'établissement de la SAS TOMAT CERIZ pour emploi de quatre étrangers sans titre de travail. Le tribunal juge que la condition de proportionnalité prévue à l'article L. 8272-2 du code du travail n'est pas remplie, les quatre salariés concernés ne représentant qu'un ratio inférieur à un vingtième des effectifs totaux (4 sur 97). Il relève également l'absence de récidive, le manquement étant isolé, et estime que la gravité des faits ne justifie pas à elle seule une fermeture d'un mois, la mesure étant disproportionnée. La décision est fondée sur le code du travail, notamment ses articles L. 8211-1 et L. 8272-2.
N° TA95-2205707(TA95-2205707)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l’AP-HP à l’indemniser pour le défaut de rémunération de ses demi-astreintes entre 2017 et 2021. Le tribunal a constaté que les bulletins de paie produits par l’administration montraient que M. A avait effectivement perçu la rémunération correspondante via un code comptable de substitution. Faute de préjudice établi, la requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA95-2215416(TA95-2215416)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 novembre 2022 qui prononçait la fermeture administrative d'un mois et l'interdiction de percevoir des aides publiques pour trois ans à l'encontre de la SAS LA FERME DU SPAHI, pour emploi de treize étrangers sans titre de travail. La juridiction a jugé que la décision de fermeture était illégale car le préfet n'avait pas établi la condition de répétition ou de gravité des faits exigée par l'article L. 8272-2 du code du travail, se fondant uniquement sur la proportion de salariés concernés. En conséquence, l'interdiction d'aides publiques, fondée sur la même infraction, a également été annulée. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2113893(TA95-2113893)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus de l'AP-HP de lui verser la rémunération de ses astreintes dans le cadre de son cumul emploi-retraite. Le juge a estimé que le courriel attaqué ne faisait pas grief, car les bulletins de paie produits par l'AP-HP démontraient que M. A avait effectivement perçu la rémunération des demi-astreintes depuis février 2017. La requête a été jugée irrecevable comme étant sans objet, en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2214714(TA95-2214714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé la carte sollicitée le 24 janvier 2025. Le tribunal a constaté que la décision attaquée était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le moyen tiré de l’erreur d’appréciation. Cette solution est fondée sur le code de la sécurité intérieure et le code de justice administrative.
N° TA95-2213155(TA95-2213155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI "Les 3 J" et de M. B, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. Les requérants contestaient notamment la prescription du délai de reprise pour 2017 et la remise en cause de la déductibilité de certaines charges. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions de la SCI, celle-ci n'étant pas personnellement imposée. Sur le fond, il a jugé que l'administration avait respecté les textes applicables, dont les ordonnances n° 2020-306 et 2020-560, et que les charges litigieuses n'étaient pas déductibles.
N° TA95-2212897(TA95-2212897)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL MYCOM FRANCE, qui contestait la remise en cause de ses crédits d'impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2016. La société invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la réponse aux observations du contribuable et l'absence de saisine complète du comité consultatif du CIR. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les projets de recherche présentés n'étaient pas éligibles au CIR. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2502575(TA95-2502575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Goussainville fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un mur de clôture présentant des désordres structurels et un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. L'expert devra déterminer si le danger est imminent, décrire les désordres, et proposer des mesures de sécurité. La mission doit être accomplie dans un délai de vingt-quatre heures, conformément à la procédure d'urgence prévue par les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2209844(TA95-2209844)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour le refus de concours de la force publique dans l’exécution d’une décision judiciaire d’expulsion. La société a ensuite présenté un désistement pur et simple de ses deux requêtes, enregistrées sous les numéros 2209844 et 2209845. Le tribunal a donné acte de ces désistements, constatant qu’ils étaient purs et simples et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Aucune condamnation n’a été prononcée, et les textes appliqués sont le code de justice administrative, notamment son article R. 222-13.
N° TA95-2208636(TA95-2208636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 312-16 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé, car il mentionnait les textes applicables et le motif de fait (mise en cause pour fabrication ou commerce sans autorisation d’armes). La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA95-2206651(TA95-2206651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) rejetant son recours préalable obligatoire. Cette décision faisait suite au retrait partiel d’une subvention « MaPrimeRénov’ » accordée pour des travaux d’isolation de toiture. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les travaux d’isolation du retombé et du pignon n’étaient pas éligibles à la prime au titre de la demande initiale, car leur résistance thermique était inférieure au seuil requis par l’article 11 de l’arrêté du 17 novembre 2020. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 et de l’arrêté du 17 novembre 2020.
N° TA95-2204052(TA95-2204052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep de deux requêtes visant à engager la responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter une décision judiciaire d'expulsion. La société demandait l'indemnisation de son préjudice locatif, ainsi qu'une provision. La société Logirep s'est désistée purement et simplement de ses deux instances. Le tribunal a donné acte de ces désistements.
N° TA95-2203883(TA95-2203883)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep de deux requêtes visant à engager la responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique dans l'exécution d'un jugement d'expulsion du 17 mai 2019. La société demandait une indemnisation de 8 778,99 euros pour son préjudice locatif. Par deux mémoires du 13 janvier 2025, la société Logirep s'est désistée purement et simplement de ses deux instances. Le tribunal a joint les requêtes et donné acte de ces désistements, sans statuer sur le fond.