Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 946/2613
N° TA95-2417000(TA95-2417000)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder la prime d’activité. La requérante, titulaire d’un titre de séjour « passeport talent », ne remplissait pas la condition de résidence régulière de cinq ans exigée par l’article L. 842-2 du code de la sécurité sociale, et n’entrait dans aucune des exceptions prévues par ce texte. Le juge a estimé que son moyen n’était assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien, justifiant un rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2305350(TA95-2305350)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le maire de Cormeilles-en-Parisis d'une demande de désignation d'un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de vérifier l'exécution des mesures prescrites par un arrêté de mise en sécurité du 7 juillet 2021 concernant un immeuble situé au 90 rue Gabriel Péri. Le tribunal rejette cette demande, estimant que la désignation d'un expert prévue par cet article est réservée à la phase préalable à l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité et non pour constater le respect d'un tel arrêté en vue d'une mainlevée. Il relève en outre que le rapport d'expertise du 21 décembre 2022 avait déjà constaté la réalisation des travaux et l'absence de danger. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur la base des articles L. 511-9, L. 511-14 et L. 511-21 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2417347(TA95-2417347)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C de conclusions multiples, notamment en annulation d’une décision de la CAF du Val-d’Oise du 15 décembre 2021 et d’une décision du président du conseil départemental du 13 avril 2022, relatives à un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 432,82 euros pour la période de 2019 à 2021, ainsi que d’une opposition à une contrainte pour un indu de primes exceptionnelles de 452,45 euros. Le juge a rappelé que, conformément à l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, toute réclamation contre une décision de récupération d’indu de RSA a un caractère suspensif, rendant les conclusions à fin de sursis à exécution sans objet et donc irrecevables. Par cette ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté ces conclusions comme manifestement irrecevables, sans statuer sur le fond des autres demandes.
N° TA95-2501176(TA95-2501176)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D C. Celle-ci demandait la suspension de l'exécution de la décision du 7 janvier 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré son placement en situation irrégulière. Par conséquent, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2411111(TA95-2411111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A contestant la décision de la CAF des Hauts-de-Seine de mettre fin à ses droits à la prime d'activité. Le juge a estimé que, compte tenu de l'office du juge de plein contentieux, la décision attaquée ne faisait pas grief à la requérante, car elle n'était pas bénéficiaire de la prime d'activité à la date du rejet de son recours et pouvait présenter une nouvelle demande à tout moment. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501025(TA95-2501025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 612-2, L. 612-8 et L. 731-1, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2501761(TA95-2501761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née le 21 août 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2402607(TA95-2402607)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation et le retrait de points lié à une infraction du 18 juillet 2023, l'administration ayant restitué des points après un stage. Pour les infractions des 24 août 2021, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route était rapportée par la signature électronique du contrevenant. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2314827(TA95-2314827)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 518 euros. La juge, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, écarte les moyens de légalité externe comme inopérants, car la décision contestée sur recours préalable obligatoire s'est substituée à la décision initiale. Le moyen tiré d'un vice de compétence est également rejeté comme manifestement infondé, la décision implicite de rejet étant imputable à l'autorité compétente. La solution s'appuie sur les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2405825(TA95-2405825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B contestant des retraits de points pour des infractions commises en 2021 et 2022. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour certaines infractions, les points ayant été restitués ou la décision 48SI retirée. Il a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 5 et 17 décembre 2021, les points ayant été recrédités avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait a été écarté comme inopérant. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen fondé sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable.
N° TA95-2501194(TA95-2501194)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, réfugié bangladais, pour contester le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie, l'intéressé étant privé de tout document de séjour malgré la reconnaissance de son statut de réfugié, ce qui l'expose à des risques d'éloignement et l'empêche de travailler ou de faire valoir ses droits sociaux. Il a également relevé l'existence d'un moyen sérieux tiré de la violation de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'une carte de résident au réfugié. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours.
N° TA95-2400475(TA95-2400475)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant contestait une décision du ministre de l'intérieur relative à des points de permis de conduire. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, la décision se limitant à constater le désistement. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l'instance.
N° TA95-2502194(TA95-2502194)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (situation irrégulière et risque de suspension de son contrat de travail) étant simplement hypothétiques en l'état de l'instruction. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.
N° TA95-2402521(TA95-2402521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 18 décembre 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs retraits de points. Le tribunal a d'abord constaté que certaines conclusions étaient irrecevables, soit parce que les points avaient été restitués entre-temps, soit parce qu'aucun retrait n'avait eu lieu. Sur le fond, le juge a rappelé que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant tout retrait de points. Pour les infractions constatées par radar automatique, le paiement de l'amende forfaitaire établit la réception de l'avis de contravention, ce qui satisfait à cette obligation d'information.
N° TA95-2414609(TA95-2414609)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui remettre une dette de RSA de 1 219,69 euros. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n'avait pas fourni d'argumentation suffisante pour démontrer sa bonne foi ou sa précarité, conditions nécessaires à une remise de dette selon les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de précisions sur ses ressources et charges, et sans pièces justificatives, le moyen tiré d'une mauvaise appréciation de sa situation n'a pas été retenu. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501160(TA95-2501160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant étant privé de revenus et empêché de subvenir aux besoins de son enfant français. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2502122(TA95-2502122)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas la réalité de l'urgence alléguée, faute de produire des pièces justificatives, et qu'elle ne démontrait pas non plus l'utilité de la mesure sollicitée. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence et d'utilité, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2500415(TA95-2500415)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Le juge rappelle que la condition d’urgence n’est présumée que pour les demandes de renouvellement de titre de séjour, ce qui n’est pas le cas de Mme B, qui sollicite une admission exceptionnelle au séjour. Faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une urgence, sa demande est rejetée.
N° TA95-2501090(TA95-2501090)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de renouvellement de son titre de séjour pour soins, arrivé à expiration. La requérante invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure, son contrat de travail et sa liberté de circulation étant menacés. Le préfet s'est opposé à la demande, arguant de l'attente de l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une intervention immédiate du juge des référés.
N° TA95-2501837(TA95-2501837)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B. La requête est rejetée pour incompétence territoriale, le requérant résidant dans le Rhône, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Lyon en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.