Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2500403(TA95-2500403)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante malgache demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour « salarié ». En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l'intéressée, rendant sans objet les conclusions principales à fin d'injonction et d'astreinte. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, estimant que sa requête avait été utile pour obtenir le rendez-vous.
N° TA95-2501305(TA95-2501305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et des articles 5 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2417799(TA95-2417799)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de recours de quatre mois, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 30 août 2023, expirait le 1er juillet 2024, alors que la requête n'a été postée que le 6 décembre 2024. L'ordonnance a été rendue en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2416450(TA95-2416450)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, qui demandait à l'État de lui proposer un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de recours de quatre mois, courant à compter du 26 novembre 2023, n’a pas été interrompu par la demande d’aide juridictionnelle déposée le 21 juin 2024, soit après l’expiration de ce délai. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article 43 du décret du 28 décembre 2020. Le tribunal a néanmoins précisé que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation du 26 mai 2023.
N° TA95-2500265(TA95-2500265)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de lui proposer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de recours de quatre mois, qui courait à compter du 20 juin 2024, expirait le 21 octobre 2024, alors que la requête n'a été postée que le 7 janvier 2025. La solution retenue est le rejet de la requête en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413311(TA95-2413311)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 août 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. B, présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser d'enregistrer la demande au seul motif que l'intéressé n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français, dès lors que cette demande n'était ni abusive ni dilatoire et que le dossier était complet, en application des articles R. 431-2 et R. 431-12 du même code. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur de droit.
N° TA95-2418916(TA95-2418916)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui proposer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 23 février 2024. La tardiveté du recours, posté le 27 décembre 2024, n'a pas été régularisée par la circonstance que le requérant ne savait pas lire. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410415(TA95-2410415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C, qui contestait deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine : l’un du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, l’autre du 19 juillet 2024 l’obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d’être entendu, le défaut de motivation, l’absence de base légale, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’atteinte à la présomption d’innocence, n’étaient pas fondés. Il a également estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle et familiale de l’intéressé, et que les décisions d’interdiction de retour et de fixation du pays de destination étaient justifiées. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968
N° TA95-2502708(TA95-2502708)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2417344(TA95-2417344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Le délai de recours de quatre mois, courant à compter du 22 mai 2024, expirait le 23 septembre 2024, alors que la requête a été enregistrée le 2 décembre 2024. La décision de la commission de médiation du 22 novembre 2023 reste valable.
N° TA95-2502240(TA95-2502240)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant marocain, qui sollicitait une injonction à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, dès lors que l’intéressé pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu’au 8 mars 2025 en application de l’article L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui permet de se prévaloir du titre expiré pendant trois mois. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer la procédure contradictoire prévue à l’article L. 522-1 du même code.
N° TA95-2502278(TA95-2502278)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A C B contre un arrêté préfectoral du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal constate que le requérant est placé en rétention administrative au centre de Vincennes, relevant de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Paris en application de l'article R. 776-16 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour statuer sur cette requête.
N° TA95-2400833(TA95-2400833)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2501416(TA95-2501416)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A E, ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour deux ans. Le juge a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni n’était entachée d’erreur manifeste d’appréciation, en raison de l’arrivée récente de l’intéressé et de l’absence d’obstacle à la reconstitution de la cellule familiale hors de France. La décision a été rendue sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2501435(TA95-2501435)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la commission de médiation avait reconnu son caractère prioritaire le 28 février 2024, et le délai de recours de quatre mois expirait le 30 décembre 2024, alors que sa requête n'a été postée que le 23 janvier 2025. L'ordonnance, prise en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précise que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2500354(TA95-2500354)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A, en situation irrégulière depuis octobre 2022, n'avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande ne portant pas sur un renouvellement de titre mais sur une première admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence administrative concernant l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, sous réserve de l'urgence et de l'utilité de la mesure.
N° TA95-2314827(TA95-2314827)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 518 euros. La juge, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, écarte les moyens de légalité externe comme inopérants, car la décision contestée sur recours préalable obligatoire s'est substituée à la décision initiale. Le moyen tiré d'un vice de compétence est également rejeté comme manifestement infondé, la décision implicite de rejet étant imputable à l'autorité compétente. La solution s'appuie sur les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2500772(TA95-2500772)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer que la décision attaquée compromettait gravement et immédiatement sa situation, notamment son contrat d'apprentissage. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 412-5 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2501761(TA95-2501761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née le 21 août 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2402297(TA95-2402297)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A C contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" et le retrait de points lié à une infraction de 2014, car ces décisions ont été retirées en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour les infractions de 2021, 2016 et 2020, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises.