Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502575(TA95-2502575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Goussainville fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un mur de clôture présentant des désordres structurels et un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. L'expert devra déterminer si le danger est imminent, décrire les désordres, et proposer des mesures de sécurité. La mission doit être accomplie dans un délai de vingt-quatre heures, conformément à la procédure d'urgence prévue par les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501508(TA95-2501508)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour "stagiaire" de Mme B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la poursuite de son stage. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2501504(TA95-2501504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Hauts-de-Seine d'une demande d'expulsion de M. B d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a fait droit à la demande du préfet, en ordonnant l'expulsion de M. B, au motif que son maintien dans les lieux était illégal et faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au gestionnaire du lieu d'hébergement de demander en justice l'évacuation d'un occupant sans titre après mise en demeure infructueuse.
N° TA95-2501501(TA95-2501501)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête du préfet des Hauts-de-Seine visant à ordonner l'expulsion sans délai de M. A d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le préfet n'ayant pas démontré que le maintien de l'intéressé faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile ou compromettait le fonctionnement normal du centre. La décision s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2501500(TA95-2501500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du préfet des Hauts-de-Seine visant à ordonner l'expulsion d'un demandeur d'asile débouté d'un centre d'accueil (CADA). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le préfet n'apportant pas la preuve que le maintien de l'intéressé faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile ou compromettait le fonctionnement normal du centre. La décision s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2501428(TA95-2501428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, notamment en raison de la perte de son emploi et de sa situation irrégulière, ainsi que plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la violation des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En défense, le préfet a conclu au non-lieu à statuer, ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable du 11 février au 10 mars 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance faisait disparaître l'urgence et a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA95-2501400(TA95-2501400)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’une requête en tierce opposition par M. B C et M. F C, visant à contester les ordonnances des 22 et 27 janvier 2025 ayant désigné un expert pour examiner des immeubles à Suresnes sur le fondement de l’article L. 511-14 du code de la construction et de l’habitation. Les requérants soutenaient que les mesures prescrites par un arrêté de mise en sécurité de 2021 avaient été réalisées, rendant l’expertise inutile et préjudiciable à leurs droits. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les requérants ne démontraient pas l’inutilité de la mesure d’expertise, celle-ci étant nécessaire pour vérifier la persistance d’un danger avant toute mainlevée de l’arrêté. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 511-9, L. 511-14 et L. 511-21 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501009(TA95-2501009)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 4, 5 et 12 du règlement, et l'absence de preuve de saisine des autorités néerlandaises. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
N° TA95-2500972(TA95-2500972)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté, et a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les articles 21 et 22 du règlement précité.
N° TA95-2500876(TA95-2500876)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois, ainsi qu'un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 janvier 2025 l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées au regard des articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500861(TA95-2500861)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant tunisien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur d'appréciation sur la menace pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417333(TA95-2417333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le refus implicite de l'administration, informant le requérant que son dossier ne relevait plus de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, constituait une décision administrative faisant obstacle au prononcé de mesures utiles. En conséquence, la demande d'injonction et d'astreinte a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires au titre des frais de justice.
N° TA95-2417235(TA95-2417235)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant pakistanais, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant ne justifie pas avoir accompli les diligences nécessaires auprès du téléservice obligatoire de l'ANEF, ni avoir rencontré une impossibilité technique avérée pour utiliser cette plateforme, conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée n'est pas utile et la requête est rejetée.
N° TA95-2415214(TA95-2415214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour renouveler son assignation à résidence et son autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A s'était lui-même placé dans cette situation en quittant son département d'assignation sans autorisation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure sollicitée.
N° TA95-2414796(TA95-2414796)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant centrafricain, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de l'ancienneté et de l'intensité des attaches familiales et personnelles de l'intéressé en France. Le tribunal a notamment relevé que M. A résidait en France depuis l'enfance, y avait été scolarisé, y exerçait une activité professionnelle et que son père et sa fratrie étaient de nationalité française ou titulaires d'un titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2412152(TA95-2412152)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante cap-verdienne, contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence d'examen particulier de sa situation, et la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, estimant que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas droit à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, les décisions subséquentes (OQTF, pays de destination, interdiction de retour) ont été jugées légales, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2412151(TA95-2412151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a notamment écarté le moyen tiré du défaut d'examen particulier d'un refus de titre de séjour, estimant que l'arrêté attaqué ne comportait pas une telle décision. Les autres moyens soulevés, fondés sur la méconnaissance de l'accord franco-algérien de 1968, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23, L. 435-1, L. 612-2) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été jugés non fondés.
N° TA95-2408411(TA95-2408411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, demanderesse d'asile ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que la situation de vulnérabilité de Mme B avait été examinée, rejetant ainsi les moyens d'irrégularité de procédure et d'erreur de droit.
N° TA95-2407511(TA95-2407511)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 6ème chambre, a annulé l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant mauritanien, et l'avait obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant justifiant d'une présence continue en France depuis l'âge de quatre ans, d'une scolarité complète sur le territoire et de liens familiaux étroits (père titulaire d'un titre de séjour, fratrie de nationalité française). Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ et fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2407218(TA95-2407218)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de Gironde du 23 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1), le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5), et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 8).