Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2307082(TA95-2307082)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant chilien, qui contestait son expulsion du territoire français et son assignation à résidence, ordonnées par le préfet des Hauts-de-Seine le 24 février 2023. Le tribunal a jugé que la décision d'expulsion, fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public en raison de sa condamnation pour agression sexuelle. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, l'assignation à résidence, qui en découlait, a été jugée légale.
N° TA95-2308342(TA95-2308342)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2021 à 2023. La société propriétaire d’un hôtel à Gennevilliers soutenait que les chambres n’étant pas des locaux commerciaux accessibles au public, la surface totale assujettie était inférieure à 2 500 m², ce qui devait entraîner une exonération. Le tribunal a jugé que les chambres d’hôtel constituent des locaux commerciaux au sens de l’article 231 ter du code général des impôts, car elles sont destinées à une prestation de services à caractère commercial. Par conséquent, la surface de l’hôtel dépassant 2 500 m², la taxe sur les surfaces de stationnement annexes était due, et la requête a été rejetée.
N° TA95-2308343(TA95-2308343)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage en Île-de-France pour les années 2021 à 2023. La société soutenait que seules les parties accessibles au public (accueil et restaurant) devaient être qualifiées de locaux commerciaux, excluant ainsi les chambres pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 231 ter, V du code général des impôts (superficie inférieure à 2 500 m²). Le tribunal a jugé que les chambres d'hôtel, destinées à accueillir une clientèle pour des prestations de services, constituent des locaux commerciaux au sens de l'article 231 ter, III, 2° du même code. Par conséquent, la surface totale de l'établissement excédant le seuil de 2 500 m², l'exonération n'était pas applicable.
N° TA95-2310478(TA95-2310478)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, propriétaire d’un hôtel à Roissy-en-France, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage en Île-de-France pour les années 2021 à 2023. La société soutenait que seuls les espaces accessibles au public (accueil et restaurant) constituent des locaux commerciaux, et que les chambres, réservées aux clients, devaient être exclues du calcul de la surface assujettie, la ramenant sous le seuil d’exonération de 2 500 m² prévu à l’article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les chambres d’hôtel, en tant que lieux de prestation de services hôteliers ouverts à la clientèle, relèvent de la définition des locaux commerciaux au sens du 2° du III de l’article 231 ter, et que leur surface doit être incluse dans l’assiette de la taxe. La solution retenue confirme que l’exonération ne s’applique pas, la surface totale de l
N° TA95-2310495(TA95-2310495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SNC Invest Hôtels Roissy, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage en Île-de-France pour les années 2022 et 2023. La société soutenait que seules les parties communes de son hôtel (accueil et restaurant) devaient être considérées comme des locaux commerciaux, et que les chambres, non accessibles au public, devaient être exclues du calcul de la surface imposable. Le tribunal a jugé, en application de l'article 231 ter du code général des impôts, que les locaux d'un hôtel où des prestations de service commercial sont effectuées, y compris les chambres destinées à la clientèle, relèvent de la catégorie des locaux commerciaux. Par conséquent, la surface totale de l'établissement étant supérieure à 2 500 m², l'exonération prévue au V de cet article n'était pas applicable.
N° TA95-2310917(TA95-2310917)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group tendant à la décharge de la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage en Île-de-France pour les années 2021 à 2023. La société soutenait que les chambres d'hôtel ne constituent pas des locaux commerciaux accessibles au public, ce qui aurait dû réduire la surface imposable en dessous du seuil d'exonération de 2 500 m² prévu à l'article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les locaux commerciaux s'entendent de ceux destinés à accueillir une clientèle pour des prestations commerciales, incluant les chambres d'hôtel, et que les surfaces de stationnement annexées contribuent directement à cette activité. En conséquence, la surface totale assujettie dépassant le seuil, l'exonération n'était pas applicable.
N° TA95-2413794(TA95-2413794)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant afghan reconnu réfugié. Le tribunal retient que le requérant bénéficie de plein droit de ce titre en application de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet n'a invoqué aucun motif légal de refus. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2312082(TA95-2312082)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’admettre son épouse et leurs trois enfants au bénéfice du regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance des ressources de M. B, condition prévue à l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet ne s’était pas cru en situation de compétence liée. Il a également jugé que les ressources de M. B, appréciées sur les douze mois précédant sa demande, étaient insuffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille de cinq personnes, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA95-2413790(TA95-2413790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante bangladaise, en raison d'une clôture infondée de sa demande. Le tribunal retient que la requérante, entrée régulièrement et mariée à un Français avec lequel elle justifie d'une vie commune et effective de plus de six mois, remplissait les conditions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée pour méconnaissance de cet article, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2314102(TA95-2314102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. F, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités luxembourgeoises et lui interdisant de circuler en France pour un an. Le tribunal a jugé que la décision de remise était suffisamment motivée, que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière, et qu'aucune erreur de fait ou défaut d'examen particulier n'était établi. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés par le requérant a été écarté.
N° TA95-2315667(TA95-2315667)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6.5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette appréciation repose sur les attaches familiales conservées en Algérie et l'insuffisance des preuves médicales démontrant une impossibilité d'y être prise en charge.
N° TA95-2315755(TA95-2315755)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme F épouse E, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 novembre 2023 lui retirant sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant employé sciemment un travailleur étranger non autorisé à travailler, en violation de l'article L. 8251-1 du code du travail. Il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de fait, et a estimé que la sanction de retrait de la carte de résident était proportionnée à la gravité des faits reprochés.
N° TA95-2501136(TA95-2501136)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) géré par l'association Coallia à Colombes. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, le maintien de M. A faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement normal de l'établissement. Le juge a constaté que la demande d'expulsion ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, M. A s'étant maintenu dans les lieux après la décision de fin de prise en charge prise par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et la mise en demeure préfectorale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 349-1 et L. 349-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316608(TA95-2316608)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant burkinabé. Le tribunal juge que ce classement, motivé par une appréciation sur le droit au séjour et non par le seul caractère incomplet du dossier, constitue un refus de titre de séjour. Cette décision est annulée car elle ne mentionne pas les nom, prénom et signature de son auteur, ce qui ne permet pas de vérifier la compétence du signataire, en méconnaissance des exigences de motivation des actes administratifs. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2316686(TA95-2316686)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé la délivrance d'un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'utilisation d'un titre de séjour contrefait lors d'une embauche, ne suffit pas à établir que la présence de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette seule circonstance ne justifie pas légalement le refus, la décision étant entachée d'une erreur d'appréciation.
N° TA95-2316872(TA95-2316872)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 septembre 2023 lui retirant sa carte de résident de dix ans. Le tribunal a relevé d'office que cette décision de retrait était superfétatoire, car la carte de résident de M. B avait expiré le 10 décembre 2022, soit avant l'arrêté attaqué. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables. Aucun des autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond.
N° TA95-2413714(TA95-2413714)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était fondée, car M. A avait refusé sans motif légitime l'orientation en région et la proposition d'hébergement qui lui avaient été faites, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2413626(TA95-2413626)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans à M. B. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en considérant à tort que les ressources du requérant étaient insuffisantes. M. B justifie en effet d'une résidence ininterrompue en France depuis plus de trois ans et de revenus stables et réguliers, issus d'un contrat à durée indéterminée, supérieurs au SMIC.
N° TA95-2501134(TA95-2501134)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur la demande du préfet des Hauts-de-Seine fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande d'expulsion de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) de Colombes était devenue sans objet. En effet, il a été établi que M. A avait quitté les lieux postérieurement à l'introduction de la requête. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions du préfet.
N° TA95-2501123(TA95-2501123)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 8 mars 2025 en présentant sa carte de résident expirée, conformément à l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.