Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2501925(TA95-2501925)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de l’informer sur l’état d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui fixer un rendez-vous. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En outre, la condition d’urgence n’est pas établie. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2501133(TA95-2501133)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) géré par l'association Coallia à Colombes. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement normal du centre. Le juge a constaté que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, M. A s'étant maintenu dans les lieux après une décision de fin de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et une mise en demeure restée sans suite. Les textes appliqués sont les articles L. 349-1, L. 349-3 et R. 349-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2404709(TA95-2404709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 2 février 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant ivoirien, tout en lui accordant un titre temporaire. Le tribunal juge que M. A justifiait de ressources stables et suffisantes (revenus mensuels nets supérieurs au SMIC) sur les trois années précédant sa demande, conformément à l'article 11 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 et à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation du refus pour méconnaissance de ces textes.
N° TA95-2501134(TA95-2501134)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur la demande du préfet des Hauts-de-Seine fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande d'expulsion de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) de Colombes était devenue sans objet. En effet, il a été établi que M. A avait quitté les lieux postérieurement à l'introduction de la requête. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions du préfet.
N° TA95-2211810(TA95-2211810)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E et M. G demandant l’annulation d’un permis de construire délivré le 4 février 2022 par le maire de Châtillon à M. A pour une maison individuelle. Le tribunal a notamment déclaré irrecevable le moyen tiré de l’irrégularité de la division foncière, soulevé tardivement, et a estimé que les autres moyens, relatifs à l’incomplétude du dossier ou à la méconnaissance du plan local d’urbanisme et du code de l’urbanisme, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 600-5, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l’urbanisme.
N° TA95-2406058(TA95-2406058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, ni l'article L. 423-23 du même code relatif à la vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2501136(TA95-2501136)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) géré par l'association Coallia à Colombes. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, le maintien de M. A faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement normal de l'établissement. Le juge a constaté que la demande d'expulsion ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, M. A s'étant maintenu dans les lieux après la décision de fin de prise en charge prise par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et la mise en demeure préfectorale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 349-1 et L. 349-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2001982(TA95-2001982)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le montant d'un appel de fonds du syndicat intercommunal d'assainissement autonome (SIAA) et demandait l'annulation du marché de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités : les conclusions relatives au contrôle de l'appel de fonds relèvent de la compétence judiciaire en vertu de la convention liant les parties, et celles tendant à l'annulation du marché ou au contrôle des prestations du maître d'œuvre sont irrecevables, Mme C étant un tiers au contrat administratif. Aucun des moyens soulevés n'a été jugé fondé.
N° TA95-2103283(TA95-2103283)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société France Télévisions, qui demandait la réduction des cotisations de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement auxquelles elle avait été assujettie au titre des années 2018 et 2019 pour des locaux situés à Issy-les-Moulineaux. La société soutenait que certains espaces, spécialement aménagés pour l'exercice d'activités culturelles, devaient bénéficier de l'exonération prévue au 2° du V de l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société, dont les impositions avaient été établies sur la base de ses propres déclarations, n'apportait pas la preuve que les locaux en cause étaient spécialement aménagés pour une activité culturelle au sens des dispositions précitées. En conséquence, la demande de réduction a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501154(TA95-2501154)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) géré par l'association Coallia à Colombes. La juge a constaté que M. A, bénéficiaire d'une protection internationale, s'est maintenu dans les lieux après le refus d'une proposition de relogement et l'expiration de l'autorisation de séjour délivrée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), en violation des articles L. 349-1 et R. 349-1 du code de l'action sociale et des familles. La demande préfectorale ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et l'urgence était établie, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement normal du centre.
N° TA95-2300439(TA95-2300439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil après leur retrait pour non-respect des obligations liées à la procédure Dublin. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du préambule de la Constitution, estimant que la décision ne portait pas atteinte au droit à des moyens convenables d'existence. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer la directive 2013/33/UE pour contester le motif du refus, fondé sur l'absence de présentation aux autorités. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A n'ayant pas respecté toutes ses obligations.
N° TA95-2415004(TA95-2415004)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté, par une ordonnance du 11 février 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... tendant à l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Cette solution a été retenue car la requérante a obtenu satisfaction le 30 septembre 2024 par la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2026. Le tribunal a également rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500969(TA95-2500969)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité d'obtenir rapidement ce rendez-vous, alors qu'elle ne démontrait pas de dysfonctionnement persistant du service de prise de rendez-vous depuis l'ordonnance de rejet de 2022. La solution retenue rappelle que, pour une première demande de titre de séjour, il incombe au requérant de prouver l'urgence par des éléments concrets, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
N° TA95-2404186(TA95-2404186)
Retrait de titre de séjour superfétatoire. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 13 février 2024 retirant la carte de séjour pluriannuelle de M. B. La solution retenue est que ce retrait, dépourvu de caractère rétroactif et intervenu après l'expiration du titre le 2 mars 2023, n'a pas modifié l'ordonnancement juridique et ne fait pas grief au requérant. Par conséquent, la décision est considérée comme superfétatoire et insusceptible de recours, les conclusions en annulation étant rejetées.
N° TA95-2403782(TA95-2403782)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, une ressortissante ivoirienne demandant l’annulation du refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil, motivé par son refus d’une orientation en région. Le tribunal a jugé que la décision de l’OFII était légale, car le refus d’orientation par la requérante constituait un motif valable de refus des conditions matérielles d’accueil en vertu de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l’absence de prise en compte de la vulnérabilité, estimant que la procédure avait été régulière. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.
N° TA95-2208407(TA95-2208407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire du Thillay de dresser un procès-verbal d’infraction pour des travaux non autorisés réalisés chez un voisin. Le tribunal a jugé que le maire, agissant en tant qu’autorité de l’État, était tenu de constater l’infraction dès lors que l’élément matériel était établi, ce qui était le cas en l’espèce. Il a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au maire de dresser le procès-verbal dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution est fondée sur les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l’urbanisme.
N° TA95-2502017(TA95-2502017)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le déblocage de son compte sur la plateforme ANEF pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence liée à l’expiration de son titre et à des risques de précarité, mais le juge a estimé que ces allégations, hypothétiques et non étayées par des pièces justificatives, ne caractérisaient pas une situation d’urgence nécessitant une intervention sous 48 heures. En conséquence, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen au fond, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2405713(TA95-2405713)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 février 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle expirée et refusant son renouvellement, ainsi que le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions contre le retrait, ce dernier étant sans effet sur une carte déjà expirée, et a constaté que M. B n'établissait pas avoir sollicité de carte de résident, rendant ces conclusions également irrecevables. Sur le refus de renouvellement, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, et l'erreur de droit, en substituant le fondement légal de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace à l'ordre public) à celui de l'article L. 432-4, sans priver le requérant de garanties. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2403732(TA95-2403732)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision de l'OFII du 22 février 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la vulnérabilité de la requérante avait été prise en compte et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée.
N° TA95-2500359(TA95-2500359)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 11 décembre 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que M. A n’avait pas de résidence fixe en France et avait élu domicile chez son avocat à Paris, le tribunal a fait application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Par ordonnance du 11 février 2025, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, compétent en raison du lieu de domiciliation élu.