Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400607(TA95-2400607)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante sri-lankaise, contestant l'arrêté du 13 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour infraction à la réglementation du travail. La requérante invoquait notamment une motivation insuffisante, une erreur de droit, un caractère disproportionné de la sanction, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la sanction étant proportionnée aux faits reprochés et ne portant pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2108860(TA95-2108860)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de Mme B, reconnue contaminée par le virus de l’hépatite C à la suite de transfusions sanguines en 1986. L’ONIAM a été condamné à l’indemniser sur le fondement de l’article L. 1221-14 du code de la santé publique, mais les montants alloués ont été réduits par rapport à ses prétentions : le déficit fonctionnel temporaire a été limité à la période du traitement antiviral, les souffrances endurées et le déficit fonctionnel permanent ont été évalués à des sommes moindres, et le préjudice spécifique de contamination a été rejeté en raison de la guérison de la requérante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2310475(TA95-2310475)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2022 et 2023. La société soutenait que les chambres d'hôtel ne constituent pas des locaux commerciaux au sens de l'article 231 ter du code général des impôts, ce qui aurait dû entraîner l'exonération de la taxe. Le tribunal a jugé que les chambres d'hôtel sont des locaux commerciaux, car elles sont destinées à l'exercice d'une activité de prestations de services à caractère commercial. En conséquence, la surface totale des locaux commerciaux dépassant 2 500 m², la taxe sur les surfaces de stationnement annexes était due.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2500254(TA95-2500254)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous plus proche pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de "salarié", le rendez-vous initial étant fixé à plus de deux ans. Le juge a estimé que la convocation à un rendez-vous n'est pas une décision faisant grief et que la requérante n'établissait pas une situation d'urgence immédiate justifiant de déroger à la procédure de droit commun. La demande a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2314102(TA95-2314102)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. F, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités luxembourgeoises et lui interdisant de circuler en France pour un an. Le tribunal a jugé que la décision de remise était suffisamment motivée, que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière, et qu'aucune erreur de fait ou défaut d'examen particulier n'était établi. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés par le requérant a été écarté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2001982(TA95-2001982)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le montant d'un appel de fonds du syndicat intercommunal d'assainissement autonome (SIAA) et demandait l'annulation du marché de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités : les conclusions relatives au contrôle de l'appel de fonds relèvent de la compétence judiciaire en vertu de la convention liant les parties, et celles tendant à l'annulation du marché ou au contrôle des prestations du maître d'œuvre sont irrecevables, Mme C étant un tiers au contrat administratif. Aucun des moyens soulevés n'a été jugé fondé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2103283(TA95-2103283)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société France Télévisions, qui demandait la réduction des cotisations de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement auxquelles elle avait été assujettie au titre des années 2018 et 2019 pour des locaux situés à Issy-les-Moulineaux. La société soutenait que certains espaces, spécialement aménagés pour l'exercice d'activités culturelles, devaient bénéficier de l'exonération prévue au 2° du V de l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société, dont les impositions avaient été établies sur la base de ses propres déclarations, n'apportait pas la preuve que les locaux en cause étaient spécialement aménagés pour une activité culturelle au sens des dispositions précitées. En conséquence, la demande de réduction a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2103632(TA95-2103632)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Connetable 44, qui contestait les rappels de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement, ainsi que la taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement, pour les années 2016 à 2019. La société soutenait que seules certaines surfaces devaient être imposées et demandait l'application de coefficients de pondération. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution différente dans les extraits fournis. La décision s'appuie sur l'article 231 ter du code général des impôts, qui définit les locaux imposables en région Île-de-France.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2110033(TA95-2110033)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Les Châtaigniers, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement pour les années 2018 et 2019. La société contestait l’assujettissement de surfaces de stationnement de 3 831 m², qu’elle estimait intégrées à un établissement de production et donc non taxables. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la requérante, qui n’a pas démontré le caractère exagéré de l’imposition, et a appliqué les dispositions de l’article 231 ter du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2111314(TA95-2111314)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2013. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration fiscale de charges sociales en revenus distribués, au motif que M. A, en tant que gérant et associé de la SCI Debussy, était le maître de l'affaire. Le tribunal a jugé que l'absence de mise en œuvre de la procédure prévue à l'article 117 du code général des impôts était sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition suivie à l'égard des requérants, dès lors que l'administration avait pu identifier les bénéficiaires des distributions. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré appliquées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2208407(TA95-2208407)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire du Thillay de dresser un procès-verbal d’infraction pour des travaux non autorisés réalisés chez un voisin. Le tribunal a jugé que le maire, agissant en tant qu’autorité de l’État, était tenu de constater l’infraction dès lors que l’élément matériel était établi, ce qui était le cas en l’espèce. Il a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au maire de dresser le procès-verbal dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution est fondée sur les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l’urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2300439(TA95-2300439)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil après leur retrait pour non-respect des obligations liées à la procédure Dublin. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du préambule de la Constitution, estimant que la décision ne portait pas atteinte au droit à des moyens convenables d'existence. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer la directive 2013/33/UE pour contester le motif du refus, fondé sur l'absence de présentation aux autorités. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A n'ayant pas respecté toutes ses obligations.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2303392(TA95-2303392)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 16 février 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En l'espèce, les demandes antérieures de M. B ayant été classées sans suite pour incomplétude, la décision attaquée du 16 février 2023 est regardée comme un refus implicite d'enregistrement non contestable. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2303548(TA95-2303548)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E épouse C, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Yvelines du 13 décembre 2022 lui retirant ses certificats de résidence algérien pour fraude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation régulière. Surtout, il a jugé que la réalité de la fraude était établie par un jugement correctionnel, qui mentionnait que les titres de séjour de la requérante et de sa famille avaient été obtenus grâce aux manœuvres frauduleuses d'un agent de la préfecture. En application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet pouvait donc légalement retirer ces titres à tout moment.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2303603(TA95-2303603)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante ivoirienne, contre le refus implicite de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait pris un arrêté explicite le 10 juin 2022, se substituant à la décision implicite initiale, rendant les conclusions contre cette dernière sans objet. Sur le fond, la requête a été rejetée : l'arrêté du 10 juin 2022 a été jugé suffisamment motivé et ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2303638(TA95-2303638)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Bureau Carte Grise, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 26 janvier 2023 lui retirant son habilitation de professionnel de l'automobile pour intervenir sur le système d'immatriculation des véhicules. La société invoquait notamment la méconnaissance des clauses de sa convention d'habilitation et l'absence de condamnation pénale. Le tribunal a jugé que le retrait était fondé sur les dispositions du code de la route et de l'arrêté du 9 février 2009, qui subordonnent l'habilitation à l'exercice d'une activité de professionnel de l'automobile, condition non remplie par la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400518(TA95-2400518)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait de sa carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté contesté énonçait clairement les considérations de droit et de fait applicables. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait fait une exacte application de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B avait été condamné pour des faits de menace contre une personne dépositaire de l'autorité publique, ce qui justifiait légalement le retrait de son titre de séjour. La demande de M. B a donc été rejetée dans son intégralité.

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N° TA95-2310463(TA95-2310463)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2021 et 2023. La société soutenait que les chambres d'hôtel ne constituent pas des locaux commerciaux accessibles au public, ce qui devait réduire la surface imposable en dessous du seuil d'exonération de 2 500 m² prévu à l'article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les chambres d'hôtel sont des locaux commerciaux au sens de l'article 231 ter, III, 2° du même code, car elles sont destinées à une activité de prestation de services à caractère commercial. En conséquence, la surface totale de l'hôtel dépassant 2 500 m², la taxe sur les surfaces de stationnement annexes, prévue à l'article 1599 quater C du code général des impôts, était due.

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N° TA95-2310465(TA95-2310465)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour l'année 2021. La société soutenait que seuls les espaces accessibles au public (rez-de-chaussée et restaurant) devaient être considérés comme des locaux commerciaux, ce qui aurait réduit la surface imposable en dessous du seuil d'exonération de 2 500 m² prévu à l'article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'ensemble de l'hôtel, y compris les chambres, constitue un local commercial au sens de l'article 231 ter, III, 2° du même code, car il est destiné à la prestation de services hôteliers. Par conséquent, la surface totale de l'hôtel dépassant 2 500 m², les places de stationnement annexes de 3 918 m² étaient imposables en application de l'article 1599 quater C du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402150(TA95-2402150)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de la carte de résident de Mme B, ressortissante sri-lankaise. Le tribunal a jugé que l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le préfet, ne permet pas de refuser le renouvellement d'une carte de résident au motif d'une menace pour l'ordre public. En revanche, les conclusions contre le retrait de la carte expirée ont été rejetées comme irrecevables, car cette décision était superfétatoire.

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