Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 964/2613
N° TA95-2310466(TA95-2310466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage en Île-de-France pour son hôtel à Osny au titre de 2022. La société soutenait que seules les parties accessibles au public (accueil et restaurant) devaient être qualifiées de locaux commerciaux, excluant les chambres, ce qui aurait ramené la surface imposable sous le seuil d’exonération de 2 500 m² prévu à l’article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les chambres d’hôtel, destinées à accueillir une clientèle pour des prestations commerciales, constituent des locaux commerciaux au sens du 2° du III de l’article 231 ter. Par conséquent, la surface totale de l’établissement dépassant 2 500 m², l’exonération n’était pas applicable et l’imposition a été maintenue.
N° TA95-2310465(TA95-2310465)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour l'année 2021. La société soutenait que seuls les espaces accessibles au public (rez-de-chaussée et restaurant) devaient être considérés comme des locaux commerciaux, ce qui aurait réduit la surface imposable en dessous du seuil d'exonération de 2 500 m² prévu à l'article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'ensemble de l'hôtel, y compris les chambres, constitue un local commercial au sens de l'article 231 ter, III, 2° du même code, car il est destiné à la prestation de services hôteliers. Par conséquent, la surface totale de l'hôtel dépassant 2 500 m², les places de stationnement annexes de 3 918 m² étaient imposables en application de l'article 1599 quater C du code général des impôts.
N° TA95-2310463(TA95-2310463)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2021 et 2023. La société soutenait que les chambres d'hôtel ne constituent pas des locaux commerciaux accessibles au public, ce qui devait réduire la surface imposable en dessous du seuil d'exonération de 2 500 m² prévu à l'article 231 ter, V du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les chambres d'hôtel sont des locaux commerciaux au sens de l'article 231 ter, III, 2° du même code, car elles sont destinées à une activité de prestation de services à caractère commercial. En conséquence, la surface totale de l'hôtel dépassant 2 500 m², la taxe sur les surfaces de stationnement annexes, prévue à l'article 1599 quater C du code général des impôts, était due.
N° TA95-2309641(TA95-2309641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, formé le 29 décembre 2021, était devenue définitive, et que le nouveau recours introduit le 22 mars 2023 était purement confirmatif, sans circonstance nouvelle. Par conséquent, la requête en excès de pouvoir a été déclarée irrecevable.
N° TA95-2308546(TA95-2308546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’une demande de provision par Mme D, tutrice de M. A, afin d’obtenir le versement par l’ONIAM d’une somme de 374 962,85 euros au titre de l’indemnisation du besoin d’assistance par tierce personne, sur le fondement d’un protocole transactionnel. L’ONIAM ne s’opposait pas au principe de l’indemnisation, mais soutenait que le montant de la prestation de compensation du handicap (PCH) perçue par M. A devait être déduit, conformément au protocole et à l’article L. 1142-17 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’obligation de l’ONIAM était sérieusement contestable en l’absence de justificatifs des sommes perçues au titre de la PCH, rendant impossible la détermination du montant de la provision. La demande au titre des frais irrépétibles a également été rejetée.
N° TA95-2308343(TA95-2308343)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage en Île-de-France pour les années 2021 à 2023. La société soutenait que seules les parties accessibles au public (accueil et restaurant) devaient être qualifiées de locaux commerciaux, excluant ainsi les chambres pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 231 ter, V du code général des impôts (superficie inférieure à 2 500 m²). Le tribunal a jugé que les chambres d'hôtel, destinées à accueillir une clientèle pour des prestations de services, constituent des locaux commerciaux au sens de l'article 231 ter, III, 2° du même code. Par conséquent, la surface totale de l'établissement excédant le seuil de 2 500 m², l'exonération n'était pas applicable.
N° TA95-2308342(TA95-2308342)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2021 à 2023. La société propriétaire d’un hôtel à Gennevilliers soutenait que les chambres n’étant pas des locaux commerciaux accessibles au public, la surface totale assujettie était inférieure à 2 500 m², ce qui devait entraîner une exonération. Le tribunal a jugé que les chambres d’hôtel constituent des locaux commerciaux au sens de l’article 231 ter du code général des impôts, car elles sont destinées à une prestation de services à caractère commercial. Par conséquent, la surface de l’hôtel dépassant 2 500 m², la taxe sur les surfaces de stationnement annexes était due, et la requête a été rejetée.
N° TA95-2307082(TA95-2307082)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant chilien, qui contestait son expulsion du territoire français et son assignation à résidence, ordonnées par le préfet des Hauts-de-Seine le 24 février 2023. Le tribunal a jugé que la décision d'expulsion, fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public en raison de sa condamnation pour agression sexuelle. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, l'assignation à résidence, qui en découlait, a été jugée légale.
N° TA95-2306504(TA95-2306504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 mars 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision a été motivée par la condamnation pénale de M. A pour violences conjugales en 2021, assortie d'une interdiction de contact avec la mère de ses enfants, ce qui a conduit le juge à considérer que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
N° TA95-2303638(TA95-2303638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Bureau Carte Grise, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 26 janvier 2023 lui retirant son habilitation de professionnel de l'automobile pour intervenir sur le système d'immatriculation des véhicules. La société invoquait notamment la méconnaissance des clauses de sa convention d'habilitation et l'absence de condamnation pénale. Le tribunal a jugé que le retrait était fondé sur les dispositions du code de la route et de l'arrêté du 9 février 2009, qui subordonnent l'habilitation à l'exercice d'une activité de professionnel de l'automobile, condition non remplie par la requérante.
N° TA95-2303603(TA95-2303603)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante ivoirienne, contre le refus implicite de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait pris un arrêté explicite le 10 juin 2022, se substituant à la décision implicite initiale, rendant les conclusions contre cette dernière sans objet. Sur le fond, la requête a été rejetée : l'arrêté du 10 juin 2022 a été jugé suffisamment motivé et ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2303548(TA95-2303548)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E épouse C, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Yvelines du 13 décembre 2022 lui retirant ses certificats de résidence algérien pour fraude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation régulière. Surtout, il a jugé que la réalité de la fraude était établie par un jugement correctionnel, qui mentionnait que les titres de séjour de la requérante et de sa famille avaient été obtenus grâce aux manœuvres frauduleuses d'un agent de la préfecture. En application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet pouvait donc légalement retirer ces titres à tout moment.
N° TA95-2303392(TA95-2303392)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 16 février 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En l'espèce, les demandes antérieures de M. B ayant été classées sans suite pour incomplétude, la décision attaquée du 16 février 2023 est regardée comme un refus implicite d'enregistrement non contestable. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA95-2302104(TA95-2302104)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 19 janvier 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et que le silence gardé par l'administration valait refus implicite d'enregistrement non susceptible de recours. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2300439(TA95-2300439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil après leur retrait pour non-respect des obligations liées à la procédure Dublin. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du préambule de la Constitution, estimant que la décision ne portait pas atteinte au droit à des moyens convenables d'existence. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer la directive 2013/33/UE pour contester le motif du refus, fondé sur l'absence de présentation aux autorités. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A n'ayant pas respecté toutes ses obligations.
N° TA95-2212435(TA95-2212435)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B et M. C contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Cloud, autorisant la démolition d'un pavillon et la construction d'un immeuble de 7 logements. Les requérants contestaient la légalité du permis en invoquant l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles d'urbanisme (notamment les articles UA3, UA9, UA11, UA12 du PLU, le PPRI, et les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme de Saint-Cloud.
N° TA95-2212427(TA95-2212427)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires et de M. A, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Saint-Cloud pour la construction d'un immeuble de 7 logements. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l'incomplétude du dossier, de la méconnaissance des règles d'urbanisme (notamment les articles UA3, UA9, UA11, UA12 du PLU, le PPRI, et les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme). Il a jugé que le syndicat des copropriétaires n'avait pas qualité pour agir faute d'autorisation de l'assemblée générale, et que M. A ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA95-2211813(TA95-2211813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E et M. F demandant l'annulation de l'arrêté du 22 décembre 2021 par lequel la maire de Châtillon ne s'était pas opposée à une déclaration préalable de division d'un terrain. Le tribunal a jugé que le vice initial, tiré de l'absence de mention du nombre de lots et de la surface de plancher maximale (article A. 424-10 du code de l'urbanisme), avait été régularisé par un arrêté modificatif du 28 septembre 2022. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article UD 3 du PLU concernant l'accès des services de sécurité, ont été écartés comme non fondés.
N° TA95-2211810(TA95-2211810)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E et M. G demandant l’annulation d’un permis de construire délivré le 4 février 2022 par le maire de Châtillon à M. A pour une maison individuelle. Le tribunal a notamment déclaré irrecevable le moyen tiré de l’irrégularité de la division foncière, soulevé tardivement, et a estimé que les autres moyens, relatifs à l’incomplétude du dossier ou à la méconnaissance du plan local d’urbanisme et du code de l’urbanisme, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 600-5, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l’urbanisme.
N° TA95-2208407(TA95-2208407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire du Thillay de dresser un procès-verbal d’infraction pour des travaux non autorisés réalisés chez un voisin. Le tribunal a jugé que le maire, agissant en tant qu’autorité de l’État, était tenu de constater l’infraction dès lors que l’élément matériel était établi, ce qui était le cas en l’espèce. Il a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au maire de dresser le procès-verbal dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution est fondée sur les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l’urbanisme.