Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415312(TA95-2415312)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que la décision de refus ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, la décision d'éloignement étant légale, l'ensemble des conclusions de M. A a été rejeté.
N° TA95-2501779(TA95-2501779)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la gravité de l’infraction (alcoolémie de 2,79 g/L) prime sur les conséquences professionnelles alléguées. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les exigences de sécurité routière.
N° TA95-2418873(TA95-2418873)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 6 février 2025, statue sur une demande d'exécution du jugement n° 2007548 rendu le 28 janvier 2021. M. B A sollicitait la condamnation de l'État sous astreinte et le versement de sommes. Le tribunal ordonne la radiation des productions enregistrées sous un nouveau numéro et leur jonction au dossier de la requête initiale, sans se prononcer sur le fond de la demande d'exécution. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2417251(TA95-2417251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Loir-et-Cher du 29 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le requérant avait indiqué dans sa requête sommaire son intention de produire un mémoire complémentaire, mais ne l’a pas fait dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de ce texte et de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2501881(TA95-2501881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté de circulation en raison d'un examen professionnel à passer en Tunisie le 25 février 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence, qui implique une mesure à prendre dans les 48 heures, n'était pas remplie, l'examen étant prévu à une date ultérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans préjudice pour l'intéressée de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.
N° TA95-2501910(TA95-2501910)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une remise aux autorités italiennes et d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal, constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2501921(TA95-2501921)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2300362(TA95-2300362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ingénieure des travaux publics de l'État, qui contestait la décision du 13 juillet 2022 fixant son régime indemnitaire (IFSE et CIA) pour 2021. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une notification tardive et une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière, que l'absence de délai de notification n'était pas un vice, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans la fixation des montants. La solution retenue est fondée sur les décrets n° 2014-513 du 20 mai 2014 et n° 2003-799 du 25 août 2003.
N° TA95-2411574(TA95-2411574)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions commises entre 2016 et 2023. Le requérant demandait l’annulation de ces décisions et le rétablissement de ses points. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA95-2411478(TA95-2411478)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester des retraits de points sur son permis de conduire. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa demande. Par ordonnance du 6 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA95-2411266(TA95-2411266)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la décision "48 SI" du 6 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. B, le solde de points étant redevenu positif. Pour le surplus, la requête de M. B, qui contestait des retraits de points pour défaut d'information préalable, a été rejetée. Le tribunal a jugé que, pour les infractions de 2014, l'acquittement d'une amende forfaitaire pour une infraction antérieure en 2011 établissait que M. B avait déjà reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, rendant le moyen inopérant.
N° TA95-2411262(TA95-2411262)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du 10 mai 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a reconstitué le capital de points de Mme A à 12 points, ce qui a privé d’objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de Mme A au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2306987(TA95-2306987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la société Top Coiffure contestant les décisions du directeur général de l'OFII des 3 mars et 12 octobre 2023. Ces décisions mettaient à sa charge la contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour avoir employé un ressortissant étranger sans titre. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par la société, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, l'erreur manifeste d'appréciation et le caractère disproportionné des sanctions. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions et des titres de perception, ainsi que les conclusions aux fins de décharge et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2306994(TA95-2306994)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société EM BURGER. Celle-ci contestait la décision du 7 avril 2023 par laquelle l'OFII lui avait infligé la contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et la contribution forfaitaire (articles L. 822-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers) pour avoir employé un ressortissant étranger sans titre de séjour. Le tribunal a jugé que la matérialité de l'emploi d'un étranger non autorisé était établie et que la bonne foi de l'employeur, ou le fait d'avoir été trompé, était inopérant, ces contributions ayant un caractère objectif ne nécessitant pas d'élément intentionnel.
N° TA95-2217228(TA95-2217228)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait un arrêté ministériel la plaçant en congé de solidarité familiale et le titre de perception subséquent pour trop-perçu. Le ministre de la Transition écologique avait retiré l'arrêté initial et régularisé la situation financière de l'intéressée, conduisant au désistement. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate qu'aucun obstacle ne s'oppose à ce désistement.
N° TA95-2212332(TA95-2212332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable lors des retraits de points pour des infractions commises en 2020 et 2021. Pour l'infraction de 2020, le tribunal a retenu que la mention "refus de signer" sur le procès-verbal électronique établissait la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Pour l'infraction de 2021, le tribunal a jugé le moyen manifestement infondé, car l'intéressé avait pu contester la réalité de l'infraction devant le juge pénal.
N° TA95-2400328(TA95-2400328)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions d’une demande d’expulsion de la société FG nouvelle, qui occupait sans droit ni titre un emplacement commercial de 28 m² en gare d’Écouen-Ézanville après l’expiration de sa convention d’occupation du domaine public ferroviaire le 30 avril 2023. Le tribunal a jugé que le local litigieux, situé dans l’enceinte de la gare affectée au service public ferroviaire, constituait une dépendance du domaine public, relevant ainsi de la compétence de la juridiction administrative. Il a fait droit à la demande en ordonnant l’expulsion de la société occupante, sous astreinte, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code des transports.
N° TA95-2501931(TA95-2501931)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, fait droit à la demande du maire d'Herblay-sur-Seine en désignant un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge des référés de nommer un expert avant un éventuel arrêté de mise en sécurité. L'expert devra déterminer si le bâtiment présente un danger imminent et proposer des mesures de sécurité urgentes.
N° TA95-2401087(TA95-2401087)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2401338(TA95-2401338)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation de la décision du directeur du service inter académique des examens et concours l'ayant radiée de la liste des candidats admis au concours interne exceptionnel de recrutement de professeurs des écoles. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, car Mme C ne justifiait pas, à la date de publication des résultats d'admissibilité, de l'exercice pendant une durée minimale de dix-huit mois de fonctions d'enseignement, conformément à l'article 2 du décret n°2022-1687 du 27 décembre 2022. La solution retenue est le rejet de la requête pour excès de pouvoir.