Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407401(TA95-2407401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, qui a subi un arrêt cardiaque lors d'une angioplastie au centre hospitalier Ambroise Paré. La mesure vise à déterminer les causes de l'accident et les éventuels manquements dans sa prise en charge. L'expertise est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner toute mesure utile. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir de l'AP-HP concernant la capacité à agir de M. C, et a écarté les demandes de pré-rapport et d'injonction.
N° TA95-2400182(TA95-2400182)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un premier certificat de résidence algérien de dix ans. M. A s’est ensuite désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 3 février 2025. Par une ordonnance du 7 février 2025, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501265(TA95-2501265)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant à M. A la délivrance d'un titre de séjour pluriannuel "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 433-4 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA95-2501908(TA95-2501908)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir en raison d'un examen professionnel à passer en Tunisie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'examen étant prévu le 25 février 2025, soit à une date n'exigeant pas une intervention dans les quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen au fond.
N° TA95-2404803(TA95-2404803)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante espagnole et chilienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411172(TA95-2411172)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'abrogation d'une décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, bien que présentée par un avocat via l'application "Télérecours-citoyens", celui-ci ne s'est pas constitué en qualité d'avocat dans l'application "Télérecours" comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Le tribunal avait pourtant invité le cabinet à régulariser cette irrecevabilité dans un délai de quinze jours, conformément à l'article R. 612-1 du même code, sans succès. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417123(TA95-2417123)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 7 février 2025, a prononcé la jonction de la requête enregistrée sous le n° 2417123, dirigée contre un permis de construire modificatif, à l'instance n° 2315507 relative au permis de construire initial. Cette décision, fondée sur les dispositions du code de justice administrative, vise à traiter ensemble les deux recours pour excès de pouvoir, les productions étant considérées comme des écritures complémentaires de la première instance.
N° TA95-2412144(TA95-2412144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des articles L. 513-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article 3 de la CEDH, faute d'éléments probants sur les risques en Turquie, et celui tiré de l'article 8, estimant que la mesure n'était pas disproportionnée compte tenu de sa situation personnelle (célibataire, sans charge de famille, entré récemment). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2413412(TA95-2413412)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'université Paris Nanterre de lui transférer des crédits de classe préparatoire et de l'admettre en troisième année de licence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en violation de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, M. B n'a pas signé sa requête dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
N° TA95-2402633(TA95-2402633)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 février 2024 refusant son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les erreurs de droit tirées de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2501069(TA95-2501069)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une contestation d’une décision de l’Agence nationale de l’habitat réduisant sa subvention MaPrimeRénov’, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige, portant sur un immeuble situé à Vence (Alpes-Maritimes), relève de la compétence du tribunal administratif de Nice. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2412607(TA95-2412607)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du greffe. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411169(TA95-2411169)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la décharge d’une somme de 4 179 euros d’impôt sur les revenus de 2019, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti, malgré une demande de mise en conformité avec les règles de transmission des pièces par fichier distinct, prévues à l’article R. 414-5 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA95-2405054(TA95-2405054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2405053(TA95-2405053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour, car M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité de procédure entraîne l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, incluant l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour.
N° TA95-2417175(TA95-2417175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas indiqué son domicile dans sa requête, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et ne se trouvait plus à l'adresse connue, rendant impossible toute régularisation. La requête a donc été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA95-2403801(TA95-2403801)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du contradictoire, et l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 du CESEDA et 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le juge estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées. Les textes appliqués incluent l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417122(TA95-2417122)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 7 février 2025, a prononcé la jonction de deux instances portant sur des recours en excès de pouvoir dirigés contre un permis de construire initial et son modificatif, délivrés par la commune de Courbevoie pour la surélévation d’un immeuble. La solution retenue consiste à radier du greffe les productions enregistrées sous le n° 2417122 (contestant le permis modificatif) pour les joindre à la requête n° 2315507 (contestant le permis initial), afin de traiter l’ensemble des demandes dans une seule instance. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu’il soit statué au fond sur la légalité des actes attaqués.
N° TA95-2411186(TA95-2411186)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de délivrance de carte professionnelle par le CNAPS, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant exerce son activité d’agent de sécurité dans le Val-de-Marne, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative.
N° TA95-2406088(TA95-2406088)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante vietnamienne de 76 ans atteinte de la maladie d'Alzheimer, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte du caractère indispensable et irremplaçable de l'aide apportée par sa fille de nationalité française, au regard de l'état de dépendance de la requérante. La décision est fondée sur le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.