Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2500872(TA95-2500872)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à faire enregistrer le renouvellement de son certificat de résidence algérien de dix ans. Le juge des référés a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait convoqué le requérant pour procéder à cet enregistrement et lui délivrer un récépissé, rendant ainsi la demande sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411280(TA95-2411280)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Scaprim Property Management, qui contestait une amende administrative de 5 000 euros pour mise en location sans autorisation. La société n'a pas régularisé son recours malgré une invitation à produire ses statuts et la justification du signataire, en application des articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2411390(TA95-2411390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 2 493,30 euros pour absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une invitation à régulariser, M. B n'a pas produit une requête présentée par un avocat, comme l'exige l'article R. 431-2 du code de justice administrative pour les demandes indemnitaires, ni la preuve de la date de dépôt de sa réclamation préalable. L'ordonnance a été prise en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2413279(TA95-2413279)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Food Express, qui contestait une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui imposant une contribution spéciale de 82 000 euros et une contribution forfaitaire de 8 681 euros. La requête, qui tendait à la décharge de sommes d'argent, relevait de l'obligation de représentation par avocat prévue à l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, la société n'a pas constitué avocat dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA95-2501011(TA95-2501011)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le ministre de l'intérieur avait retiré les décisions de retrait de points contestées et procédé à une reconstitution totale des points du permis de conduire de M. B en application de l'article L. 223-6 du code de la route. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413671(TA95-2413671)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant une saisie administrative à tiers détenteur de 110 622,65 euros pour des impôts sur le revenu et prélèvements sociaux (2016-2018). La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de sa réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, comme exigé par les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402633(TA95-2402633)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 février 2024 refusant son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les erreurs de droit tirées de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2402631(TA95-2402631)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et a rejeté les autres moyens soulevés, sans examiner leur bien-fondé dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.
N° TA95-2413884(TA95-2413884)
Rejet d'une requête de M. A contestant le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir justifié de l'exercice préalable du recours administratif obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. La décision est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417123(TA95-2417123)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 7 février 2025, a prononcé la jonction de la requête enregistrée sous le n° 2417123, dirigée contre un permis de construire modificatif, à l'instance n° 2315507 relative au permis de construire initial. Cette décision, fondée sur les dispositions du code de justice administrative, vise à traiter ensemble les deux recours pour excès de pouvoir, les productions étant considérées comme des écritures complémentaires de la première instance.
N° TA95-2500958(TA95-2500958)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à une ressortissante congolaise pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant, suite au blocage de son compte sur le téléservice ANEF. Statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge rappelle qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est en principe remplie pour une demande de renouvellement. La solution retenue est que le juge peut enjoindre au préfet de communiquer une date de rendez-vous si l'étranger établit un dysfonctionnement persistant du site internet l'empêchant d'accomplir les formalités préalables.
N° TA95-2407477(TA95-2407477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2407476(TA95-2407476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Inde.
N° TA95-2407401(TA95-2407401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, qui a subi un arrêt cardiaque lors d'une angioplastie au centre hospitalier Ambroise Paré. La mesure vise à déterminer les causes de l'accident et les éventuels manquements dans sa prise en charge. L'expertise est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner toute mesure utile. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir de l'AP-HP concernant la capacité à agir de M. C, et a écarté les demandes de pré-rapport et d'injonction.
N° TA95-2413048(TA95-2413048)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société VP Invest, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Boulogne-Billancourt à la société Silver Seine 2 pour la réhabilitation d'un immeuble de bureaux. La requête a été jugée irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir de la société requérante, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que la distance de 270 mètres séparant la propriété de la requérante du projet, dans un secteur urbanisé et dense, ne suffisait pas à démontrer une atteinte directe à ses conditions d'occupation ou de jouissance.
N° TA95-2501765(TA95-2501765)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant a été transféré dans un centre de rétention situé dans le ressort du tribunal administratif de Versailles, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, en application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2501778(TA95-2501778)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis suspendant le permis de conduire de Mme B pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que la suspension portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle, au regard notamment de l'existence d'alternatives de transport et de la gravité de l'infraction commise (excès de vitesse). La solution retenue est le rejet de la requête sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2412144(TA95-2412144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des articles L. 513-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article 3 de la CEDH, faute d'éléments probants sur les risques en Turquie, et celui tiré de l'article 8, estimant que la mesure n'était pas disproportionnée compte tenu de sa situation personnelle (célibataire, sans charge de famille, entré récemment). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2501844(TA95-2501844)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 7 février 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A C contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant a été maintenu en rétention administrative au centre du Mesnil Amelot, situé dans le ressort du tribunal administratif de Melun. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Melun.
N° TA95-2501908(TA95-2501908)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir en raison d'un examen professionnel à passer en Tunisie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'examen étant prévu le 25 février 2025, soit à une date n'exigeant pas une intervention dans les quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen au fond.