Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403708(TA95-2403708)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, représentante légale de sa fille mineure grièvement blessée lors d’une activité de canyoning organisée dans le cadre d’une colonie de vacances par la commune de Boulogne-Billancourt. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour évaluer les préjudices subis, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, la demande de provision de 15 000 euros présentée par la requérante a été rejetée.
N° TA95-2403739(TA95-2403739)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 renvoie à la législation nationale pour la délivrance des titres de séjour, et que le préfet a pu légalement opposer à M. A la condition de possession d’un visa long séjour, prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A, sur la base des stipulations de la convention franco-ivoirienne et des articles L. 435-1 et L. 412-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2501444(TA95-2501444)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'une carte de séjour à M. B, réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, bénéficiant du statut de réfugié depuis octobre 2023, n'a pas justifié de démarches pour renouveler son récépissé expiré en juillet 2024, et n'a pas démontré de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2411734(TA95-2411734)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet s'était approprié l'avis du collège de médecins de l'OFII sans démontrer que le défaut de prise en charge médicale n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni que M. A pourrait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de deux mois.
N° TA95-2501150(TA95-2501150)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en suspension et injonction, après que le CNAPS a refusé le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité. Le juge a condamné le CNAPS à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), tout en rejetant le surplus des conclusions.
N° TA95-2501447(TA95-2501447)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus de dépôt de demande de titre de séjour présentée par M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre la décision en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas établie, faute de justifications suffisantes sur les conséquences graves et immédiates alléguées. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2501634(TA95-2501634)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que sa formation ou ses aides sociales étaient menacées par l'absence de document. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond de l'atteinte à la liberté fondamentale invoquée.
N° TA95-2500519(TA95-2500519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A M B, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 7 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, et que le refus de délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction à la mesure. La décision d’interdiction de retour a été jugée légalement motivée, et l’assignation à résidence n’a pas été contestée sur le fond. La requête a été rejetée sur la base des articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2413473(TA95-2413473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant mauritanien. Le tribunal a jugé que le classement sans suite de la demande, motivé par l'absence d'autorisation de travail, était illégal car l'intéressé bénéficiait d'un contrat de professionnalisation, ce qui lui conférait un droit à cette autorisation en vertu des articles L. 5221-5 et L. 6325-23 du code du travail. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.
N° TA95-2419001(TA95-2419001)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son certificat de résidence de dix ans. Le juge a relevé que les conclusions à fin d’annulation excédaient sa compétence et que la demande de suspension était irrecevable, M. A s’étant désisté de sa requête en annulation au fond. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et R. 611-7 du code de justice administrative, ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2413382(TA95-2413382)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial au profit de l'époux de Mme C, ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur un motif d'ordre public, car cette condition n'est pas prévue par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, seul applicable à la situation de la requérante. En conséquence, la décision est entachée d'une erreur de droit.
N° TA95-2500278(TA95-2500278)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté du 7 décembre 2022 du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 7 janvier 2025, bien après le délai de 48 heures suivant la notification de l'arrêté le 8 décembre 2022, conformément à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également précisé que la mise en demeure ultérieure du préfet des Hauts-de-Seine ne constituait pas une décision faisant grief et ne prorogeait pas le délai de recours.
N° TA95-2411759(TA95-2411759)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté d'expulsion du 25 juillet 2024 pris par le préfet des Hauts-de-Seine à l'encontre de M. B, ressortissant sénégalais, au motif qu'il portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a relevé que M. B résidait en France depuis 2009, vivait en concubinage avec une ressortissante française et était père de deux enfants français, sans que sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 29 juillet 2024 a également été annulé.
N° TA95-2411567(TA95-2411567)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de renvoi. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2411645(TA95-2411645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant serbe, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la convention européenne des droits de l’homme et la convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA95-2500725(TA95-2500725)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, de nationalité malienne, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 janvier 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 733-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que l’assignation était justifiée car l’éloignement de M. A, qui faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français récente, demeurait une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2411354(TA95-2411354)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 9ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme et M. A, ressortissants chinois, qui contestaient les arrêtés du 24 juin 2024 du préfet des Hauts-de-Seine leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les décisions ne méconnaissaient pas les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les requérants n'ont pas démontré que leur état de santé ou leur vie privée et familiale justifiaient un droit au séjour.
N° TA95-2413297(TA95-2413297)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant sri lankais, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office que la demande de titre de séjour pour motifs exceptionnels, prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut être effectuée par téléservice et doit être déposée en préfecture. En l'espèce, M. A n'a produit qu'un document attestant d'un pré-examen en vue d'obtenir un rendez-vous, et non d'un dépôt de demande valable au sens de l'article R. 431-3 du même code. Par conséquent, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, et les conclusions dirigées contre une décision inexistante sont irrecevables.
N° TA95-2500434(TA95-2500434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 6 janvier 2025 par laquelle l'OFII avait refusé à M. C, un ressortissant congolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur la présentation d'une demande de réexamen, méconnaissait les dispositions de l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'OFII n'avait pas procédé à une évaluation préalable de la vulnérabilité du requérant. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. C dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2501466(TA95-2501466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est née le 14 octobre 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l'urgence.