Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417520(TA95-2417520)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 26 octobre 2023 condamnant l’AP-HP à verser à Mme B une prime de fin de contrat de praticien hospitalier, constate que l’administration a versé la somme brute de 23 266,68 euros, mais en a déduit les cotisations sociales et le prélèvement à la source, conformément à l’arrêté du 21 octobre 2003. Le tribunal estime que le jugement a été entièrement exécuté, le montant net perçu de 13 821,91 euros résultant de l’application des règles sociales et fiscales. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution et rejette le surplus des conclusions, notamment celles relatives au taux de prélèvement à la source, qui relèvent d’un litige distinct.
N° TA95-2404344(TA95-2404344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme D née E pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 novembre 2021. La carence fautive de l'État, qui n'a proposé un logement que le 29 mars 2023, a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à la requérante pour les troubles dans ses conditions d'existence, tout en rejetant les demandes présentées au nom de ses enfants mineurs, la responsabilité de l'État n'étant engagée qu'à l'égard du seul demandeur.
N° TA95-2501399(TA95-2501399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 13 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. B s'est placé lui-même dans la situation qu'il déplore en commettant des infractions pénales (recel, conduite sans permis et sans assurance) ayant conduit à une menace pour l'ordre public, et ne justifie pas d'une vie familiale en France. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2406399(TA95-2406399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contre le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui renouveler sa carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". En cours d’instance, le département a attribué la carte sollicitée par une décision du 9 janvier 2025. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA95-2407388(TA95-2407388)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B née A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 juillet 2020. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai imparti, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 3 000 euros, compte tenu de la durée de la carence et des troubles dans les conditions d'existence liés à l'inadaptation du logement à l'état de santé de la requérante.
N° TA95-2407288(TA95-2407288)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B C pour son absence de relogement, reconnue prioritaire depuis 2017. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation et d'un jugement d'injonction de 2018. Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis entre 2021 et 2022, période durant laquelle la requérante et ses trois enfants ont été contraints de vivre à l'hôtel. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2315879(TA95-2315879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année. Le tribunal a d'abord mis hors de cause le département des Hauts-de-Seine pour l'indu de prime exceptionnelle, relevant de la compétence de l'État. Sur le fond, il a jugé que Mme B n'avait pas fait valoir ses droits à l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) dans les délais requis, en violation des articles L. 262-10 du code de l'action sociale et des familles et L. 815-5 du code de la sécurité sociale, ce qui justifiait le bien-fondé des indus de RSA. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.
N° TA95-2407251(TA95-2407251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci contestait le refus du président du conseil départemental du Val-d'Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas, par les pièces produites, d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du recours systématique à une aide humaine ou technique, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA95-2407229(TA95-2407229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 24 mai 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de Mme A. La commission avait rejeté le recours au motif que la demande datait de moins de trois ans et que le logement n'était pas inadapté au handicap. Le tribunal juge que ce motif est erroné, car le logement en étage sans ascenseur est inadapté à l'insuffisance respiratoire de Mme A, nécessitant une oxygénothérapie. La solution retenue se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2400426(TA95-2400426)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 305,43 euros. La requérante invoquait une erreur sur les revenus pris en compte, mais l'indu résultait de la non-déclaration d'une pension alimentaire de 3 000 euros perçue en 2018, laquelle constitue une ressource au sens de l'article L. 842-4 du code de la sécurité sociale. Mme B n'ayant pas contesté ce fait, le tribunal a jugé la contrainte fondée et a rejeté sa demande.
N° TA95-2406964(TA95-2406964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 avril 2022, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission et l'ordonnance du tribunal du 20 décembre 2022 engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu que M. A subit des troubles dans ses conditions d'existence en raison du maintien dans un logement sur-occupé avec son épouse et ses enfants. L'État a été condamné à verser une somme de 5 700 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, en réparation de ces préjudices.
N° TA95-2501324(TA95-2501324)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme A. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement, sa demande portant sur un premier titre de séjour. En l'absence de pièces justifiant ses allégations sur les conséquences graves et immédiates de la décision, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2501322(TA95-2501322)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre à France Travail de rétablir le versement de son allocation d'aide au retour à l'emploi, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention sous 48 heures. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance, sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2411072(TA95-2411072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation du Val-d'Oise le 9 septembre 2022, et pour laquelle une ordonnance du 27 avril 2023 avait enjoint au préfet de procéder à son relogement sous astreinte. Constatant l'absence de relogement, Mme B a demandé la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, et a condamné l'État à indemniser Mme B pour les préjudices subis du fait du maintien de sa situation de sans-domicile, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2501364(TA95-2501364)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ayant attendu trois mois après la notification de l’arrêté pour saisir le tribunal. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2400911(TA95-2400911)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C contestant le refus de la CPAM du Val-d'Oise de renouveler l'aide médicale d'État (AME) pour les membres de son foyer, à l'exception de sa fille mineure. Le requérant soutenait une erreur de fait sur la composition du foyer et le montant de ses revenus. Le tribunal a jugé que les ressources du foyer, tel que déclaré par M. C, excédaient le plafond fixé par l'article R. 861-3 du code de la sécurité sociale, et que la décision de la CPAM n'était pas entachée d'erreur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2406907(TA95-2406907)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A pour les préjudices subis du fait de l'absence d'hébergement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 16 décembre 2022. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à exécuter cette décision dans le délai imparti, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que Mme A et sa fille, contraintes à des hébergements précaires et à des appels réguliers au 115, subissaient des troubles dans leurs conditions d'existence. L'État a été condamné à verser une indemnité, dont le montant sera déterminé en fonction de la durée de la carence et des conditions de vie dégradées.
N° TA95-2416657(TA95-2416657)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond, sur la base des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2500642(TA95-2500642)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malgache. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2500616(TA95-2500616)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens invoqués (défaut de compétence, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.