Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 979/2613
N° TA95-2500720(TA95-2500720)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, praticien contractuel à l'AP-HP, qui sollicitait la suspension de la décision du 28 novembre 2024 refusant le renouvellement de son contrat. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure (méconnaissance de l'article R. 6152-346 du code de la santé publique) et un motif discriminatoire lié à son état de santé. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2307464(TA95-2307464)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en janvier 2021, et qui n'avait toujours pas reçu de proposition de logement malgré une injonction du tribunal en janvier 2022. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, tenant compte de la durée de la carence et de la situation de logement précaire chez son fils. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée car l'intéressée en bénéficiait déjà à titre définitif.
N° TA95-2314681(TA95-2314681)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du département des Hauts-de-Seine mettant fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance et refusant un contrat jeune majeur. Le tribunal a jugé que le requérant, majeur au moment de la décision, ne pouvait se prévaloir des dispositions protectrices applicables aux mineurs, notamment l’article 375 du code civil et l’article 3.1 de la Convention de New-York relative aux droits de l’enfant. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 112-3 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, qui réservent la protection de l’enfance aux mineurs et, sous conditions, aux jeunes majeurs de moins de 21 ans en difficulté, sans que ces conditions ne soient remplies en l’espèce.
N° TA95-2501377(TA95-2501377)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment l'absence de nouvelles de l'administration et le risque de perdre son emploi, ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
N° TA95-2412139(TA95-2412139)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l’Association Emplois Familiaux en Centre Var (E.F.C.V) d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de France Travail Services de lui attribuer l’aide à l’embauche "Emplois Francs". L’association s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 31 décembre 2024. Par une ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA95-2410866(TA95-2410866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné le recours de Mme A contre la décision du 5 juillet 2024 de la commission de médiation du Val-d'Oise, qui avait rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. Mme A invoquait sa situation d'hébergement chez ses parents dans un logement humide et conflictuel, alors qu'elle est enceinte et vit avec sa fille. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la commission de médiation n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en ne la reconnaissant pas comme prioritaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui conditionnent la reconnaissance du caractère prioritaire à des critères stricts de situation de logement et d'urgence.
N° TA95-2413496(TA95-2413496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de médiation du Val-d’Oise rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent. La requérante invoquait la suroccupation et l’insalubrité de son logement, nuisant à la santé de ses quatre enfants. Le tribunal, statuant en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, a examiné le caractère prioritaire et urgent de la demande. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
N° TA95-2407667(TA95-2407667)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, porte sur une demande d'expertise médicale formulée par les proches d'un patient décédé à l'hôpital Beaujon. La requête visait à déterminer les conditions de sa prise en charge et le respect de la procédure de limitation et d'arrêt des soins. Le juge a fait droit à la demande d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile. Cependant, il a exclu de la mission de l'expert l'appréciation de la légalité de la procédure de limitation des soins, considérant qu'il s'agit d'une question de droit relevant du juge et non d'une question de fait. L'ordonnance désigne un expert pour analyser les actes médicaux et soins prodigués, sans se prononcer sur la qualification juridique des faits.
N° TA95-2407598(TA95-2407598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 10 juin 2020, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal du 23 juin 2021. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé 5 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, subis avec son épouse et ses trois enfants mineurs dont un handicapé, durant la période de responsabilité allant du 10 décembre 2020 au 23 mai 2024. Les conclusions relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, M. A bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.
N° TA95-2404254(TA95-2404254)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, qui a subi des complications infectieuses et des douleurs après une augmentation mammaire par prothèses à l’hôpital Novo. La juridiction a désigné un collège d’experts (chirurgien plasticien et infectiologue) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour évaluer la conformité de la prise en charge. Par ailleurs, le tribunal a mis hors de cause l’ONIAM, l’intervention étant purement esthétique et ne relevant pas de la solidarité nationale.
N° TA95-2417520(TA95-2417520)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 26 octobre 2023 condamnant l’AP-HP à verser à Mme B une prime de fin de contrat de praticien hospitalier, constate que l’administration a versé la somme brute de 23 266,68 euros, mais en a déduit les cotisations sociales et le prélèvement à la source, conformément à l’arrêté du 21 octobre 2003. Le tribunal estime que le jugement a été entièrement exécuté, le montant net perçu de 13 821,91 euros résultant de l’application des règles sociales et fiscales. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution et rejette le surplus des conclusions, notamment celles relatives au taux de prélèvement à la source, qui relèvent d’un litige distinct.
N° TA95-2404344(TA95-2404344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme D née E pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 novembre 2021. La carence fautive de l'État, qui n'a proposé un logement que le 29 mars 2023, a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à la requérante pour les troubles dans ses conditions d'existence, tout en rejetant les demandes présentées au nom de ses enfants mineurs, la responsabilité de l'État n'étant engagée qu'à l'égard du seul demandeur.
N° TA95-2501399(TA95-2501399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 13 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. B s'est placé lui-même dans la situation qu'il déplore en commettant des infractions pénales (recel, conduite sans permis et sans assurance) ayant conduit à une menace pour l'ordre public, et ne justifie pas d'une vie familiale en France. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2406399(TA95-2406399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contre le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui renouveler sa carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". En cours d’instance, le département a attribué la carte sollicitée par une décision du 9 janvier 2025. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA95-2407388(TA95-2407388)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B née A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 juillet 2020. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai imparti, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 3 000 euros, compte tenu de la durée de la carence et des troubles dans les conditions d'existence liés à l'inadaptation du logement à l'état de santé de la requérante.
N° TA95-2407288(TA95-2407288)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B C pour son absence de relogement, reconnue prioritaire depuis 2017. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation et d'un jugement d'injonction de 2018. Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis entre 2021 et 2022, période durant laquelle la requérante et ses trois enfants ont été contraints de vivre à l'hôtel. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2315879(TA95-2315879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année. Le tribunal a d'abord mis hors de cause le département des Hauts-de-Seine pour l'indu de prime exceptionnelle, relevant de la compétence de l'État. Sur le fond, il a jugé que Mme B n'avait pas fait valoir ses droits à l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) dans les délais requis, en violation des articles L. 262-10 du code de l'action sociale et des familles et L. 815-5 du code de la sécurité sociale, ce qui justifiait le bien-fondé des indus de RSA. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.
N° TA95-2407251(TA95-2407251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci contestait le refus du président du conseil départemental du Val-d'Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas, par les pièces produites, d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du recours systématique à une aide humaine ou technique, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA95-2407229(TA95-2407229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 24 mai 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de Mme A. La commission avait rejeté le recours au motif que la demande datait de moins de trois ans et que le logement n'était pas inadapté au handicap. Le tribunal juge que ce motif est erroné, car le logement en étage sans ascenseur est inadapté à l'insuffisance respiratoire de Mme A, nécessitant une oxygénothérapie. La solution retenue se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2400426(TA95-2400426)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 305,43 euros. La requérante invoquait une erreur sur les revenus pris en compte, mais l'indu résultait de la non-déclaration d'une pension alimentaire de 3 000 euros perçue en 2018, laquelle constitue une ressource au sens de l'article L. 842-4 du code de la sécurité sociale. Mme B n'ayant pas contesté ce fait, le tribunal a jugé la contrainte fondée et a rejeté sa demande.