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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant égyptien. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel radiée des cadres pour abandon de poste par arrêté du maire de Châlons-en-Champagne du 12 juillet 2022. La requérante demandait notamment la requalification de son contrat en agent titulaire, l’annulation de l’arrêté de radiation et une indemnisation. Le tribunal a jugé que la poursuite de ses missions au-delà de son contrat à durée déterminée ne lui conférait pas la qualité de fonctionnaire. Il a également estimé que la radiation pour abandon de poste n’étant pas une sanction disciplinaire, les moyens tirés du non-respect de la procédure disciplinaire étaient inopérants, et que la commune avait respecté la procédure de mise en demeure préalable. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant arménien. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête des consorts H contestant un titre de recette de 710 714,38 euros émis par la commune de Charleville-Mézières pour des travaux exécutés d'office suite à un arrêté de péril. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions de Mme G H et M. A H, faute d'intérêt à agir, le titre ne les désignant pas comme débiteurs. Rejetant la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la commune, faute de preuve d'une notification certaine, le tribunal a ensuite annulé le titre exécutoire. Cette annulation est fondée sur la méconnaissance des règles de passation des marchés publics, la commune n'ayant pas justifié du recours à une procédure adaptée ou d'une urgence impérieuse au sens de l'article 30 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme A contestant des décisions de la CAF des Ardennes lui accordant des remises partielles de dettes sur la prime d'activité et les prestations familiales. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige relatif aux prestations familiales, renvoyant ce contentieux au juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant la prime d'activité, le juge a rejeté la demande de remise totale de la dette, estimant que Mme A, qui avait déjà obtenu une remise des deux tiers, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. C, détenu, qui demandait réparation pour une insuffisance de rémunération entre 2017 et 2021 au centre pénitentiaire de Villenauxe-la-Grande. Le tribunal a retenu une faute de l'administration pour avoir méconnu l'article D. 432-1 du code de procédure pénale (repris à l'article D. 412-64 du code pénitentiaire) en versant une rémunération brute inférieure à 45% du SMIC pour certains mois. Cependant, la prescription quadriennale (loi du 31 décembre 1968) a été appliquée pour les créances antérieures à 2018, et l'indemnisation a été limitée à 392,42 euros pour le préjudice matériel, rejetant la demande de préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B de deux requêtes concernant le refus de créditer quatre points sur son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué en octobre 2023, et l'invalidation de son permis pour solde de points nul. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la décision d'invalidation du permis, notifiée à l'adresse de Mme B, était régulière et que le stage ne pouvait donner lieu à récupération de points, conformément aux articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de la préfète de l'Aube d'enregistrer sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la demande était abusive, car M. C n'apportait pas d'éléments nouveaux par rapport à ses précédentes demandes, notamment concernant sa vie familiale. En application des articles R. 432-12, R. 431-10 et R. 431-11 du même code, l'administration peut refuser d'enregistrer une demande abusive ou dilatoire. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Aube la réorientant vers le marché du travail. Le juge a estimé que les pathologies invoquées par la requérante n'étaient pas établies par des pièces justificatives et ne faisaient pas obstacle à l'exercice d'une activité professionnelle en milieu ordinaire. En revanche, le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur la demande relative à l'allocation aux adultes handicapés (AAH), ce litige relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Le dossier a été transmis au tribunal judiciaire compétent.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de la Marne du 3 juillet 2023 lui ordonnant de réaliser des travaux pour remédier à l'insalubrité de son logement à Tours-sur-Marne. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen d'illégalité externe (vice de procédure) soulevé tardivement, après l'expiration du délai de recours. Les conclusions indemnitaires de Mme B ont également été déclarées irrecevables, faute de décision préalable de l'administration sur sa demande. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens de légalité interne, estimant que l'arrêté préfectoral était fondé sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 511-11.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant un titre de séjour à Mme C, ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la décision contestée n'avait pas pour effet d'éloigner l'intéressée ou de la séparer de ses enfants. La requérante n'a pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus du ministre des Armées de réviser sa pension militaire de retraite. L’affaire portait sur une demande d’annulation d’une décision du 17 juillet 2024. Par une ordonnance du 31 mars 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d’une requête visant à obtenir la communication de documents relatifs à la gestion d’un syndicat intercommunal, ainsi que l’annulation du refus implicite de la commune de Larivière-Arnoncourt. Par un mémoire enregistré le 16 mars 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 mars 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. B A, qui contestait la décision du préfet de l'Aube invalidant ses épreuves du permis de conduire. La juridiction a jugé que l'envoi de simples documents, sans conclusions ni moyens, ne constituait pas une requête recevable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, a donc rejeté la demande comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par le groupement forestier Saint Nicolas d’un litige l’opposant à l’association foncière de Laneuvelle, concernant le refus de cette dernière d’entretenir un chemin d’exploitation permettant l’accès à sa parcelle enclavée. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le différend, portant sur un chemin d’exploitation relevant du patrimoine privé des associations foncières, relève du droit privé et donc de la compétence des tribunaux judiciaires, conformément à l’article L.162-5 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, était saisi par Mme B et M. A d’une demande visant à assortir d’une astreinte une injonction prononcée le 19 novembre 2024, enjoignant au préfet de la Marne de statuer explicitement sur leurs demandes de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris des décisions explicites le 21 mars 2025, exécutant ainsi l’injonction. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’application d’une astreinte, celles-ci étant devenues sans objet. La requête a été rejetée sur ce point, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du Centre hospitalier universitaire de Reims de reconnaître l’imputabilité au service de son arrêt de travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a pris acte, par ordonnance du 31 mars 2025, du désistement pur et simple de l’association CCDH-France. Cette dernière demandait l’annulation du refus implicite de l’Établissement public de santé mentale de la Marne de lui communiquer le rapport annuel 2023 sur les pratiques d’isolement et de contention, ainsi que les registres correspondants. Le désistement étant intervenu sans opposition, le tribunal lui en a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet de la Marne de classer sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le tribunal a estimé que le refus d’enregistrer une demande présentée avec un dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En l’espèce, Mme A n’ayant pas fourni les documents demandés dans le délai imparti, malgré une mise en demeure, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code civil (article 21-15) et le décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (article 40).
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par la société Bâtimur d’une demande de condamnation du département des Ardennes au paiement d’une indemnité de résiliation partielle d’un bail emphytéotique administratif conclu le 28 septembre 2010, portant sur trois casernes de gendarmerie. Le tribunal a relevé d’office que le calcul de l’indemnité, fondé sur l’article 18.6 du bail, était erroné car il appliquait un taux de 3 % au capital restant dû pour l’ensemble des casernes, alors que seules trois étaient concernées par la résiliation partielle. En conséquence, le tribunal a écarté l’accord des parties sur ce point et a réduit le montant dû par le département, après déduction de la provision déjà versée, à 107 392 euros. La décision s’appuie sur les stipulations du bail et la jurisprudence administrative relative à l’office du juge.