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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant la décision suffisamment motivée et proportionnée au regard de sa situation personnelle et familiale. La demande d’annulation de la décision fixant le pays de destination a également été rejetée, le moyen tiré de l’article 3 de la même convention étant inopérant. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l’interdiction de retour et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant srilankais, qui contestait l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel la préfète de l'Aube avait prononcé son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la présence de M. A, condamné pour tentative d'assassinat à dix ans de réclusion criminelle, constituait une menace grave et actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure d'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le retrait de l'autorisation dérogatoire d'inscrire sa fille à l'école maternelle de Fromentières. La juridiction a rappelé qu'aucun droit au libre choix de l'école n'existe et que, lorsque le ressort scolaire est déterminé par délibération (article L. 212-7 du code de l'éducation), les familles doivent s'y conformer. La solution retenue est que la décision de retrait du président de la communauté de communes de la Brie Champenoise était légale, l'école de secteur de Mme B étant celle de Congy. Les textes appliqués sont les articles L. 131-5 et L. 212-7 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par M. B, professeur à l'université de Reims Champagne-Ardenne, de deux requêtes contestant des arrêtés du président de l'université lui interdisant l'accès aux locaux pour 30 jours, puis jusqu'à l'issue de la procédure disciplinaire. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de faits établis et de risque de désordre, ainsi que la suspension de la sanction disciplinaire par le CNESER. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de la Marne à M. A, ressortissant turc. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus à la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A et de statuer par une décision explicite dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'élection de M. B A en qualité de premier adjoint au maire de Ville-sur-Terre, à la demande du préfet de l'Aube. La décision retient que deux pouvoirs ont été donnés oralement ou par téléphone, en violation de l'article L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales qui impose un pouvoir écrit. Cette irrégularité a eu une incidence directe sur le résultat du scrutin, l'élu ne l'ayant emporté que par une seule voix d'écart.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A pour contester un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 2 246,23 euros, réclamé par France Travail pour la période d’octobre 2023 à janvier 2024, ainsi que la contrainte émise en avril 2024. Le requérant invoquait l’absence de mise en demeure préalable et l’exercice d’une activité réduite non rémunérée via sa société. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que la procédure était régulière et que M. A ne justifiait pas de sa situation de demandeur d’emploi immédiatement disponible au sens des articles L. 5411-1 et R. 5411-11 du code du travail. La solution retenue confirme le bien-fondé de l’indu et de la contrainte, en application des dispositions du code du travail relatives à l’ASS.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la demande de Mme A, qui contestait le refus du département de la Haute-Marne de lui renouveler une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". En tant que juge de plein contentieux, le tribunal a apprécié la situation de la requérante au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a constaté que, malgré une pathologie respiratoire sévère, le certificat médical produit ne démontrait pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni le recours systématique à une oxygénothérapie ou à une aide humaine pour tous les déplacements extérieurs. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte de France Travail lui réclamant le reversement de 719,82 euros d'allocation de solidarité spécifique (ASS) perçue à tort. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu et sollicitait une remise gracieuse de sa dette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car Mme A n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail avant de saisir le juge. En l'absence de ce recours, elle ne pouvait contester ni l'indu ni la contrainte, et sa demande de remise gracieuse, non soumise préalablement à France Travail, ne pouvait être présentée directement au juge.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante brésilienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 29 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de sa situation. Il a écarté les moyens tirés d'une méconnaissance du principe du contradictoire et du défaut de consultation de la commission du titre de séjour, faute d'éléments justifiant une telle saisine. Enfin, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les éléments d'intégration présentés par la requérante étant insuffisants, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’une demande d’exécution du jugement du 28 mars 2023, qui enjoignait à la ministre de l’enseignement supérieur de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant estimait que cette protection avait été accordée sans réparation de ses préjudices, ce qui constituait une exécution partielle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la ministre avait pleinement exécuté le jugement en octroyant la protection fonctionnelle, et que la question de l’indemnisation relevait d’une autre instance. La décision s’appuie sur les articles L. 911-2, L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du 20 décembre 2023 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de la Marne avait refusé la remise gracieuse d'une somme de 2 522,47 euros due par M. B au titre de bourses d'enseignement supérieur indûment perçues. Le tribunal a jugé que le refus de remise gracieuse reposait sur une appréciation manifestement erronée des circonstances de l'espèce, compte tenu des difficultés financières et de la situation personnelle du requérant (arrêt maladie, rupture familiale). La décision s'appuie sur l'article D. 821-1 du code de l'éducation et l'article 120 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 24 juillet 2024 prononçant son expulsion. Le tribunal a jugé que la condamnation de l'intéressé à treize ans de réclusion criminelle pour meurtre, commis en 2008, et le risque de réitération lié à sa libération récente, justifiaient légalement la mesure d'expulsion sur le fondement de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni ne méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les demandes de M. B, ancien technicien supérieur du développement durable, contestant le refus de l’État de lui verser diverses primes et indemnités (primes de service et de rendement, indemnité spécifique de service, jours épargnés sur son compte épargne-temps) ainsi que la modulation individuelle de son coefficient d’indemnité spécifique de service pour 2020. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté un non-lieu partiel à statuer sur l’indemnisation des jours épargnés, a rejeté le surplus des conclusions de M. B. La solution retenue s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique, les décrets n° 2002-634 et n° 2003-799, ainsi que l’arrêté du 25 août 2003 relatifs aux primes et au compte épargne-temps.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A pour contester la décision de France Travail (ex-Pôle Emploi) du 4 janvier 2024 confirmant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois et la suspension de ses allocations, suite à son absence à un rendez-vous de contrôle. Le requérant soutenait avoir un motif légitime, ayant informé l'administration de ses congés dans le délai de 72 heures prévu à l'article R. 5411-8 du code du travail. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que cette information préalable constituait un motif légitime d'absence au sens de l'article L. 5412-1 du code du travail. En conséquence, la décision de radiation a été annulée, et France Travail a été enjoint de rétablir M. A dans ses droits et de lui verser les allocations dues pour la période de suspension.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné deux requêtes jointes de Mme B, ancienne salariée de l'EHPAD Jean Collery, contestant le refus de rectification de son attestation employeur et demandant réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de refus, considérant que l'attestation délivrée était conforme aux articles R. 1234-9 à R. 1234-12 du code du travail. En conséquence, la demande indemnitaire a également été rejetée, faute de faute de l'employeur. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la demande de Mme B, infirmière retraitée, qui sollicitait la condamnation du Centre hospitalier Intercommunal Nord-Ardennes (CHINA) pour défaut de traitement de sa demande de rachat d’années d’études, entraînant une perte de chance de majoration de sa retraite et un préjudice moral. La requérante s’est désistée de ses conclusions contre la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires contre le CHINA, estimant que la faute alléguée n’était pas établie, notamment car Mme B n’avait pas formulé de demande de rachat d’études auprès de l’établissement et avait accepté le décompte de sa pension. La décision s’appuie sur les décrets n°2003-1306 du 26 décembre 2003 et n°2016-1101 du 11 août 2016 relatifs à la validation des services et à la retraite des agents des collectivités locales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de Mme D et de M. E, ressortissants serbe et géorgien, contre des arrêtés du préfet des Ardennes du 17 septembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et l'erreur manifeste d'appréciation, en invoquant leur crainte pour leur vie en cas de retour dans leur pays d'origine. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de Mme F et M. G, ressortissants géorgiens, contestant les arrêtés préfectoraux du 12 et 17 septembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A pour contester le refus du département de la Marne de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Statuant en juge unique, le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'examiner si le handicap justifie l'attribution de cette carte au regard des circonstances de fait. Il a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères de mobilité pédestre réduite, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le bien-fondé de la demande de Mme A.