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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la restitution de son jugement supplétif d'acte de naissance et de son passeport, remis à la préfecture pour vérification d'authenticité, ainsi qu'une injonction de se prononcer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la rétention des documents depuis octobre 2023 et l'absence de titre de séjour ne constituaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention du juge des référés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs à l'aide juridictionnelle ou aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du 4 septembre 2023 par laquelle la directrice générale du centre hospitalier universitaire de Reims avait infligé à Mme B, infirmière, une exclusion temporaire de fonctions de trois jours. Le tribunal a reconnu la matérialité des fautes reprochées (blagues entre collègues et désignation de patients par leur couleur de peau), mais a jugé la sanction disproportionnée. Il a relevé l'absence d'antécédents disciplinaires, les qualités professionnelles de l'agent et ses excuses. La décision est fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, qui s'estime victime de soins non conformes aux règles de l'art lors de la pose d'une stomie au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. La mesure est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge considérant qu'elle est utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité médicale. L'expert, un chirurgien urologue, devra notamment déterminer si les soins étaient conformes, évaluer les préjudices, et se prononcer sur le défaut d'information et la perte de chance allégués.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D, ressortissant nigérian, qui contestait son assignation à résidence dans la commune de Reims pour une durée de quarante-cinq jours, avec obligation de se présenter quotidiennement au commissariat. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen sérieux, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’erreur manifeste d’appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur les articles L. 732-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et proportionnée au regard de la situation personnelle de l’intéressé.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aube du 17 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une vie commune stable et de ses attaches familiales en Algérie. La menace pour l'ordre public a été retenue en raison des faits de violence conjugale commis le 16 février 2025, justifiant la mesure d'éloignement. Enfin, la durée de l'interdiction de retour a été jugée proportionnée, le requérant ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une réduction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Marne du 12 février 2025 prolongeant son assignation à résidence de 45 jours. Le requérant soutenait que cette prolongation était entachée d'erreur de fait et de droit, car il était déjà assigné à résidence pour un an depuis le 5 janvier 2025 sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que l'arrêté attaqué pourrait être insusceptible de recours. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 731-3 et L. 732-3 du CESEDA, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aube du 15 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le juge a estimé que l'interdiction de retour, fondée sur l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légalement justifiée par le maintien irrégulier de l'intéressé après une précédente obligation de quitter le territoire. La durée de deux ans a été jugée proportionnée au regard des critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, tenant compte de la durée de présence de M. B, de ses liens familiaux et de l'absence de menace à l'ordre public. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme D C, ressortissante équato-guinéenne, contestant un arrêté préfectoral du 11 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans et l'assignant à résidence dans l'Aube. La requérante invoquait notamment une motivation insuffisante, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, jugeant les décisions du préfet proportionnées et fondées sur les dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a également rejeté sa demande de frais de justice et mis à sa charge une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par l'association CCDH-France d'une demande d'annulation du refus implicite du centre hospitalier de Belair de lui communiquer des documents administratifs. En cours d'instance, l'établissement a finalement transmis les documents sollicités, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 6 mars 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B A d’un recours gracieux contestant l’invalidation de ses résultats au permis de conduire par le préfet de la Marne. Le juge a rejeté la demande comme irrecevable, car il n’appartient pas à la juridiction administrative de connaître d’un recours gracieux, qui relève de l’autorité administrative. Il a rappelé que l’intéressé peut former un recours contentieux en bonne et due forme contre la décision préfectorale. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour demander la suspension de son arrêté de révocation pris par le maire de Dienville. Le juge a reconnu l'urgence, la sanction privant l'agent de tout salaire et lui imposant une contrainte grave et durable. Cependant, il a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé en visant l'avis du conseil de discipline et en énonçant le grief de manquement à l'obligation de probité, ce qui ne faisait pas naître de doute sérieux sur sa légalité. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur la base des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 532-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par un détenu demandant la suspension de la décision du directeur du centre de détention de Villenauxe-la-Grande imposant une gestion menottée. Le juge a constaté que cette mesure avait été levée le 24 février 2025, soit après l’introduction de la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de la SCI Les Pigoles, qui contestait le classement de ses locaux professionnels en catégorie "lieux de dépôt couverts" (sous-groupe III) pour le calcul de la taxe foncière 2021. La société soutenait que ces locaux relevaient du sous-groupe IV "ateliers et autres locaux assimilables", mais le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment les photographies et le compte rendu de visite, ne permettaient pas d'établir une activité artisanale ou de transformation justifiant ce reclassement. La solution retenue confirme la classification initiale de l'administration fiscale, fondée sur les articles 1494, 1495, 1498 du code général des impôts et l'article 310 Q de son annexe II.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête du bureau d'études Eveha, qui demandait la condamnation de l'EPAMA pour éviction irrégulière d'un marché de fouilles archéologiques. Le tribunal a jugé que l'offre d'Eveha était irrégulière car elle ne respectait pas les exigences du règlement de consultation, notamment en omettant de proposer une offre pour la prestation supplémentaire éventuelle prévue. En conséquence, les moyens soulevés par Eveha, fondés sur une prétendue irrégularité de la procédure d'attribution, ont été déclarés inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, en particulier l'article L. 2152.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de la SCI Parc de la Béchère, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés non bâties et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que son terrain, classé en zone inondable et non constructible, ne pouvait être imposé sur la base d'une valeur de terrain constructible, et qu'il ne justifiait pas l'assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le corps de la décision, mais en se référant au code général des impôts et au livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. C, ressortissant comorien, contre deux arrêtés du préfet de la Marne du 5 février 2025 : une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le juge a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que les décisions étaient suffisamment motivées, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, et que la situation de l'intéressé entrait dans les cas prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet des requêtes, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de Mme C, ressortissante albanaise, contre un arrêté du 5 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an, et contre un arrêté du 24 janvier 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant albanais, contestant un arrêté du 5 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour d’un an, et un arrêté du 24 janvier 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. Il a ainsi validé les mesures d’éloignement et d’assignation à résidence prises par la préfète de la Haute-Marne.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours dans la commune de Val de Meuse. Le juge unique estime que l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français du 17 octobre 2024 est irrecevable, cette décision étant devenue définitive. Il écarte également le moyen tiré d'un défaut d'interprète lors de la notification, sans incidence sur la légalité de l'acte. Enfin, il juge que l'assignation à résidence est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'un risque de fuite soit requis, et que la préfète a pu légalement la prononcer.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 24 janvier 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car sa compagne faisait aussi l'objet d'une mesure d'éloignement et il n'était pas établi que sa cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer au Nigéria. La solution s'appuie sur les articles L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.