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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la sanction d'exclusion temporaire de deux jours infligée à un élève pour des propos racistes et antisémites. La décision du recteur de l'académie de Reims du 3 avril 2024 a été jugée insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au recteur de retirer cette sanction du dossier scolaire de l'élève.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet des Ardennes. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, après avoir substitué cette base légale à l'article L. 435-2 du CESEDA, inapplicable aux Algériens. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'illégalité des décisions subséquentes ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques en cas de retour en Géorgie), son état de santé et le caractère excessif de l'interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, les risques non établis, l'état de santé ne faisant pas obstacle à l'éloignement et l'interdiction de retour proportionnée. La demande a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme Youl'a, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen particulier de sa situation, ainsi qu'une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen approfondi de la situation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, et que les risques en cas de retour au Congo n'étaient pas établis, sa demande d'asile ayant été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation de la décision du conseil municipal de Roches-Bettaincourt refusant de remplacer leur branchement d'eau potable en plomb. Le tribunal a jugé que la commune n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni rupture d'égalité, dès lors que la délibération municipale du 23 juin 2022 prévoit le remplacement des branchements en plomb, mais que les requérants n'ont pas démontré que leur canalisation en contenait. La solution s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et la délibération locale applicable.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à Mme E, mère isolée de deux jeunes enfants, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que l'OFII avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de la famille, notamment l'âge des enfants et l'absence de ressources, en méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, la demande d'injonction de versement des allocations a été rejetée, car les filles de la requérante ayant obtenu le statut de réfugié, le droit aux conditions matérielles d'accueil a pris fin en application de l'article L. 551-13 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du 28 mars 2023 par laquelle le recteur de la région académique Grand Est a suspendu le versement de la bourse sur critères sociaux de M. B, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que cette décision, qui retire un avantage financier créateur de droits, était illégale faute d’être motivée et de respecter la procédure contradictoire préalable prévue par les articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il a enjoint au recteur de rétablir M. B dans ses droits à compter d’avril 2023, sans assortir cette injonction d’une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 4 juillet 2024 par lequel le préfet de la Marne refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante arménienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la régularité du séjour de son époux en France depuis 2015 et de leur vie commune depuis 2021. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d’une requête visant à obtenir le concours de la force publique pour l’exécution d’une expulsion et une indemnisation. Le préfet de l’Aube a conclu au non-lieu à statuer, et M. A s’est ensuite désisté de sa requête. Par une ordonnance du 29 janvier 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la SARL Pompes Funèbres et Marbrerie Vouzinoise, qui contestait le refus de reprise du contrat d'apprentissage de Mme C. La décision du 5 mai 2023, confirmée par le ministre du travail le 31 juillet 2023, était fondée sur les articles L. 6225-4 à L. 6225-12 du code du travail, et non sur l'article L. 4733 du même code. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure et d'erreur de droit ou de fait soulevés par la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, enseignant contractuel, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat par le recteur de l'académie de Reims. Le tribunal a jugé que l'agent public n'a aucun droit au renouvellement de son contrat et que la décision, fondée sur l'intérêt du service en raison de difficultés professionnelles constatées, n'était pas soumise à une obligation de motivation. Il a également écarté l'application du code du travail, la situation étant régie par le code général de la fonction publique et le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, infirmière au centre hospitalier de la Haute-Marne, qui contestait la décision du 2 août 2023 la plaçant au 5ème échelon de son grade. La requérante soutenait que cette décision était illégale en raison d'une erreur dans son classement initial et qu'elle méconnaissait le principe d'égalité de traitement. Le tribunal a jugé que le reclassement de Mme A au 2ème échelon au 1er janvier 2017, conformément au décret n° 2016-639 du 19 mai 2016, était légal et que sa situation ne pouvait être comparée à celle d'autres agents. La demande de dommages et intérêts a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant à M. A, ressortissant algérien, un titre de séjour. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale car elle n'était pas motivée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer un récépissé provisoire de séjour sous sept jours, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de la Marne. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par le caractère incomplet du dossier présenté, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution est fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. A, professeur d’EPS, contestant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par le ministre de l’agriculture. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure (absence d’entretien préalable) et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que l’entretien préalable n’était pas obligatoire en l’espèce et que la décision, fondée sur des inspections défavorables, n’était pas entachée d’erreur manifeste. La solution s’appuie sur l’article 45 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la demande de titre de séjour de l’épouse de M. D, fondée sur l’état de santé de leur enfant (article L. 425-10 du CESEDA), était en cours d’instruction et que la famille était autorisée à demeurer en France durant cette procédure. Il a jugé que l’arrêté attaqué ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les autres dispositions invoquées. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l’obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant nigérian, prise par le préfet de la Marne. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi d’un recours pour excès de pouvoir par les parents d’une enfant, contestant la décision du 29 mai 2024 de la directrice départementale des services académiques des Ardennes. Cette décision autorisait l’instruction en famille pour leur fille, mais uniquement pour l’année scolaire 2024-2025, alors que les parents estimaient que l’autorisation devait être accordée pour une durée supérieure en raison de l’état de santé de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas fondé. Il a appliqué les articles L. 131-5 et R. 131-11-2 du code de l’éducation, qui prévoient que l’autorisation peut être accordée pour une durée maximale de trois années scolaires lorsqu’elle est justifiée par l’état de santé, mais que l’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation pour fixer cette durée en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Troissy fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble appartenant à l'établissement Diderot Education, dont un mur d'enceinte s'est effondré sur la voie publique, présentant un danger pour la sécurité. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et d'évaluer la gravité du danger dans un délai de vingt-quatre heures. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de son autorisation provisoire de séjour du 3 septembre 2024. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, considérant que cette autorisation est un acte favorable ne faisant pas grief, car elle permet au requérant de se maintenir sur le territoire pendant l'examen de sa demande de titre de séjour. Les circonstances de précarité ou de délai alléguées sont sans incidence sur ce caractère. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées, sans application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.