9 276 décisions disponibles — page 162/464
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait à l’université de Reims Champagne-Ardennes de mettre fin à des manquements qu’il qualifiait de violations graves de ses droits, incluant des allégations de séquestration et de torture. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute de précisions suffisantes sur la situation de précarité invoquée. Par ailleurs, les conclusions visant à engager des responsabilités pénales ont été rejetées comme relevant de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant le refus du département des Ardennes de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée irrecevable car Mme A n’a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction complémentaire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 1er février 2024 du ministre de l’Économie suspendant partiellement l’autorisation d’achat d’électricité pour revente de la SAS Sagiterre. La société invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 333-1 et L. 333-3 du code de l’énergie, de la directive (UE) 2019/944, du droit de propriété et de la liberté d’entreprendre. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun moyen n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des actes attaqués.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de propriétaires dont l'immeuble est affecté de désordres (fissures, dégradations) consécutifs à l'effondrement partiel puis à la démolition d'un bâtiment mitoyen appartenant à la commune de Troyes. Le tribunal a jugé la mesure utile pour déterminer les causes des dommages, leur lien avec l'effondrement ou l'instabilité du terrain communal, et évaluer les travaux de reprise nécessaires. La commune, qui s'en est rapportée à la sagesse du tribunal, n'a pas fait obstacle à cette demande.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait la mise à jour de son solde de points et la restitution immédiate de son permis de conduire. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation personnelle et l'annulation d'une infraction ayant contribué à l'invalidation de son permis. Le juge a estimé que la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de la décision administrative d'invalidation du permis du 26 septembre 2024, et que la requérante disposait d'une autre voie de droit, à savoir un référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code. La requête a donc été rejetée comme irrecevable dans le cadre de ce référé subsidiaire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour et de l'absence de liens familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de l'association L214 tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 septembre 2021 autorisant l'exploitation d'un élevage porcin par la SCEA de Promontval. Le tribunal a jugé que l'association justifiait d'un intérêt à agir, mais a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande, de l'étude d'impact et de la méconnaissance des articles L. 181-3, L. 211-1 et L. 511-1 du code de l'environnement. Il a considéré que les capacités techniques et financières de l'exploitant étaient suffisantes et que l'autorisation contestée n'était entachée d'aucune illégalité.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016, assorties d'une pénalité de 80% pour activité occulte. Le tribunal a jugé que les sommes perçues par M. B, provenant d'emprunts contractés auprès de particuliers via une société civile immobilière qu'il gérait et détournés pour financer ses paris hippiques, constituaient des bénéfices non commerciaux imposables sur le fondement de l'article 92 du code général des impôts. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription, considérant que l'administration avait respecté son droit de reprise. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités appliquées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'opposition du préfet de l'Aube à la déclaration de détention d'un sanglier (Sus Scrofa) déposée par Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer un risque imminent de confiscation ou d'euthanasie de l'animal. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de droit sur le régime applicable (déclaration ou autorisation), et le défaut de motivation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requête a été jugée irrecevable car M. B n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, ses conclusions indemnitaires ont été rejetées car elles excèdent la compétence du juge des référés, qui ne peut prononcer que des mesures provisoires.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités croates pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a constaté que le requérant n’était ni assigné à résidence, ni retenu, et qu’aucune exception de compétence territoriale n’était applicable. En application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que la requête relevait de la compétence du tribunal administratif de Strasbourg, siège de l’autorité préfectorale. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A et Mme B, voisins immédiats, contre un arrêté du maire de Reims du 7 juin 2023 accordant un permis de construire à la société Urban House pour la réhabilitation d'un immeuble de bureaux en 16 logements. Les requérants invoquent de nombreux moyens, notamment la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme relatifs à la composition du dossier de demande (notice architecturale, plan de masse), l'absence d'étude géotechnique préalable, l'irrégularité de l'accord de l'architecte des bâtiments de France, et la violation du plan local d'urbanisme (notamment sur les espaces boisés classés, le stationnement et le patrimoine). La société Urban House et la commune de Reims concluent au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à un sursis à statuer pour régularisation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier de demande était suffisant et que le permis respectait les règles d'urbanisme applicables, et a donc rejeté la requête.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté du préfet de l'Eure l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale stable et ancienne en France. Il a également jugé que l'interdiction de retour était suffisamment motivée et exempte d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme D F contestant l'arrêté préfectoral du 16 mai 2024 retirant sa carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de dix ans. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de son droit à être entendue, une erreur de droit sur la notion de menace grave à l'ordre public, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière, que la menace grave pour l'ordre public était caractérisée et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Donne acte du désistement pur et simple du requérant. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui contestait son changement d'affectation et la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire par la région Grand Est. Le requérant invoquait notamment un défaut d'accès à son dossier administratif et le caractère disciplinaire déguisé des mesures. Le tribunal a jugé que la région avait respecté l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 en offrant à M. B la possibilité de consulter son dossier, sans qu'il établisse en avoir été empêché par son arrêt maladie. Il a également écarté les autres moyens, estimant que le changement d'affectation était une mesure d'organisation du service et non une sanction.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 21 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sans qu'il soit statué sur les autres moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par la société Sogea Est BTP d'un recours contestant la compensation opérée par la paierie départementale de l'Aube entre des sommes dues à la société au titre de marchés publics et une créance réclamée par un titre exécutoire. La société soutenait que cette compensation méconnaissait l'effet suspensif de ses recours préalable et contentieux contre le titre. La régie du syndicat mixte de l'eau (SDDEA) a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le litige relatif à la compensation entre des créances non contractuelles, dont l'une est fiscale, relève de la compétence du juge judiciaire, en application du code général des collectivités territoriales et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Charmes-les-Langres du 3 février 2023, favorable à un projet photovoltaïque sur des parcelles communales. Les requérants, conseillers municipaux, contestaient la légalité de la délibération en invoquant divers vices de procédure (défaut de transparence, huis clos irrégulier, absence de documents préparatoires, etc.). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’absence de recours préalable, mais a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, applicable aux communes de moins de 3 500 habitants pour les installations classées. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé deux arrêtés du recteur de l'académie de Reims suspendant à titre conservatoire M. C, professeur contractuel de philosophie, pour une durée totale allant de mars à août 2023. Le tribunal a jugé que ces mesures, fondées sur l'article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, étaient entachées d'une erreur d'appréciation. En effet, le recteur n'a pas suffisamment décrit les faits reprochés (propos et gestes déplacés envers des élèves) ni établi leur caractère de gravité et de vraisemblance, alors que l'intéressé contestait leur matérialité. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.