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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Pologne et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la requérante avait bien reçu les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions du préfet du Bas-Rhin, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut d'information prévu à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 et la méconnaissance de l'article 17 du même règlement, n'étaient pas fondés. Il a également écarté l'erreur d'appréciation concernant l'obligation de se présenter à la gendarmerie de Vendeuvre-sur-Barse, en relevant que les horaires de présentation étaient compatibles avec le fonctionnement du service. En conséquence, les arrêtés du préfet du Bas-Rhin des 6 et 9 octobre 2025 ont été validés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral l'assignant à résidence pour un an. Le juge a relevé que la demande d'annulation était irrecevable, car le juge des référés ne peut prononcer une telle annulation. Il a également estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas justifié d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale nécessitant une intervention dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Aube refusant le regroupement familial sollicité par M. A... pour son épouse. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la rupture prolongée de la vie familiale et de la situation de l'épouse en Afghanistan. Le juge a estimé que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (2ème chambre) rejette la requête de Mme C... qui contestait le refus de son reclassement en catégorie B par le directeur du centre ministériel de gestion de Metz. La requérante, aide-soignante détachée au ministère des Armées, avait été intégrée en catégorie C puis reclassée rétroactivement en catégorie B par son administration d'origine. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, l'arrêté du 29 juillet 2021 donnant délégation aux directeurs des centres ministériels de gestion pour les intégrations suite à détachement. Il juge également que la décision attaquée ne méconnaît pas les articles L. 513-27, L. 513-9 et L. 513-10 du code général de la fonction publique, dès lors que le reclassement en catégorie B étant intervenu postérieurement à l'intégration dans l'administration d'accueil, la requérante ne pouvait en bénéficier dans cette dernière.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la SELAS Pharmacie du 1er mai d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand-Est du 16 mai 2023, qui s’opposait à l’installation d’une consigne connectée pour la dispensation de médicaments. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a jugé que l’ARS n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation en estimant que le système de consigne ne permettait pas de respecter les bonnes pratiques de dispensation, notamment l’obligation de conseil pharmaceutique prévue par l’arrêté du 28 novembre 2016 et les articles L. 5121-5, R. 5125-8 et R. 5125-11 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de la commune de Reims pour préjudice moral et diverses injonctions relatives à la sépulture de son père. Les conclusions tendant à la communication de documents ont été jugées irrecevables, faute de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), en application de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'était établie, ni dans l'exercice des pouvoirs de police du maire (article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales), ni dans le contrôle des travaux funéraires. La requête a donc été intégralement rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en excès de pouvoir de la société Elisath, qui contestait la décision de la commune de Reims déclarant son offre irrégulière dans le cadre d’un appel d’offres pour une solution de billetterie. Le tribunal a relevé d’office que cette décision, détachable du contrat, ne pouvait être contestée que par un recours de pleine juridiction contre la validité du contrat, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (4 avril 2014, Département du Tarn-et-Garonne). Les conclusions en excès de pouvoir ont donc été jugées irrecevables, sans examen des moyens de fond. La société Elisath a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de sa situation. Il a également estimé que la saisine de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire, car M. A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens tirés de l'illégalité des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 400 euros en réparation du vol de la trottinette électrique de son fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A... n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de rejet de l'administration préalablement saisie, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans débat au fond.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le déféré du préfet des Ardennes demandant l'annulation de la délibération du 10 décembre 2024 par laquelle la commune de Douzy a reversé au budget principal l'excédent de 328 215,54 euros du budget annexe « eau et assainissement ». Le préfet soutenait que cet excédent n'était pas exceptionnel, qu'il était nécessaire pour financer des dépenses obligatoires, notamment un protocole transactionnel avec Véolia, et que le transfert était en réalité total. Le tribunal a rejeté le déféré, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2224-1 et R. 2221-90 du code général des collectivités territoriales, qui autorisent le reversement de l'excédent d'un service public industriel et commercial au budget principal après affectation prioritaire aux investissements et dépenses d'exploitation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l’annulation du refus du préfet de l’Aube de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a estimé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur le motif que l’intéressé ne justifiait pas de cinq années de résidence régulière ininterrompue en France, condition posée par l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a été prise sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet de la Marne refusait le regroupement familial de M. C... au profit de son épouse et de son fils. Le préfet s'était fondé sur les réponses de M. C... lors d'une enquête d'intégration républicaine, estimant qu'elles révélaient une méconnaissance des principes essentiels de la vie familiale en France. Le tribunal a jugé que ces réponses, notamment une case cochée par inadvertance sur la polygamie et une absence de réponse sur la laïcité, ne suffisaient pas à caractériser un tel manquement. La décision a donc été annulée pour méconnaissance de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. C... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante tunisienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 4 février 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen réel de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 721-4), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de la Marne du 31 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de sept ans, ainsi qu'un arrêté du 6 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes, en retenant que le préfet avait valablement délégué sa signature à M. D..., directeur de la citoyenneté et de la légalité, par un arrêté régulièrement publié. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du jury d’examen professionnel l’ayant déclarée non admise au grade d’assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle. La requérante contestait notamment la notation et le calcul de sa moyenne. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne contrôle pas le bien-fondé des appréciations du jury, souverain, mais seulement l’absence de considérations étrangères à la valeur des prestations. Constatant que Mme C... n’apportait aucun élément en ce sens et que le calcul de sa moyenne générale (10,11/20) était exact au regard des coefficients prévus par le décret n° 2020-301 du 23 mars 2020, le tribunal a rejeté sa requête.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Heitz System d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la commune de Reims rejetant son offre comme irrégulière dans le cadre d'un marché public de billetterie. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, rappelant que, selon la jurisprudence du Conseil d'État (4 avril 2014, Département du Tarn-et-Garonne), un tiers ne peut contester un acte détachable du contrat que par un recours de pleine juridiction contre la validité du contrat, et non par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions de la société Heitz System dirigées contre la décision de rejet de son offre ont été jugées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet de la Marne a refusé un titre de séjour à M. C..., ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant. Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C....
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gabonais, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que les éléments invoqués par le requérant (service civique et licence dans un club de football) ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été examinée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que sa méconnaissance soit retenue.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... dirigée contre l'arrêté du maire de Rethel prescrivant la démolition du bâtiment "B..." et les délibérations autorisant les marchés de démolition et de désamiantage. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre l'arrêté, faute pour le requérant, simple habitant, de justifier d'un intérêt à agir suffisant. Les conclusions contre les délibérations ont été déclarées tardives, car présentées après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant leur publication. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.