12 920 décisions disponibles — page 108/646
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. C, détenu, qui demandait réparation du préjudice moral subi en raison de seize fouilles intégrales pratiquées entre août 2023 et janvier 2024. Le tribunal a jugé que ces fouilles, non justifiées par une présomption d'infraction ou un risque pour la sécurité, méconnaissaient les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. L'administration n'ayant pas contesté la faute pour l'une des fouilles (celle du 3 décembre 2023) et les autres n'étant pas suffisamment motivées, la responsabilité de l'État a été engagée. Le tribunal a condamné l'État à verser 100 euros par fouille illégale, soit 1 600 euros, avec intérêts au taux légal et capitalisation, sur le fondement des articles L. 225-1 et R. 225-1 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son ajournement au brevet de technicien supérieur "gestion de la PME" (session 2025). La requérante critiquait la note attribuée à une épreuve, mais le juge a rappelé le principe de souveraineté du jury, qui interdit de contrôler l'appréciation de la valeur des prestations d'un candidat. En l'absence d'élément établissant une irrégularité autre que l'appréciation des mérites, les moyens soulevés ont été jugés manifestement infondés. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le préfet de l'Yonne avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante congolaise, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le défaut de base légale de la décision d'éloignement, car Mme A avait formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile contre un refus d'asile, ce qui lui conférait un droit de se maintenir en France en vertu de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour ont également été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté. Saisi sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement, compte tenu du manque de sérieux et de la progression insuffisante de l'étudiant dans son cursus universitaire. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus, ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 7 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu, car le requérant avait pu faire valoir ses observations lors de sa procédure d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que des conclusions présentées au titre des frais de justice.
Retrait de titre de séjour et expulsion. Tribunal Administratif de Dijon. Désistement d'office de la requête en annulation pour défaut de confirmation après rejet du référé suspension. Application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 20 février 2025 lui retirant sa carte de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 421-1 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B ne remplissait plus les conditions de délivrance de son titre. Par conséquent, les décisions d'éloignement et fixant le pays de renvoi, fondées sur ce retrait légal, ont également été validées, sans erreur manifeste d'appréciation ni violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'état de santé de ses filles. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les textes précités ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 11 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur l'absence de justification d'une vie privée et familiale stable en France et sur la persistance de liens avec le pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Saône-et-Loire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé, en raison de la pathologie de ses filles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé les décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l’académie de Dijon refusant le versement d’une indemnité de fin de contrat. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas joint à sa requête la copie d’un recours au fond en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette pièce obligatoire, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné l'opposition de M. C à une contrainte émise par France Travail pour le remboursement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 18 518,81 euros. Le requérant contestait notamment la régularité de la signification de la contrainte, un vice de procédure lié au délai entre la mise en demeure et l'émission de la contrainte, ainsi que le bien-fondé de la créance. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que l'indu était fondé sur des activités non déclarées. En conséquence, il a validé la contrainte et rejeté les conclusions de M. C, sans faire droit aux demandes de frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 5426-8-2 et R. 5426-20 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant le reversement d'un trop-perçu d'indemnités journalières par la CPAM de la Côte-d'Or. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, le litige relevant du contentieux de la sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ce contentieux est attribué au tribunal judiciaire spécialement désigné.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. A..., ressortissant géorgien, contestant le refus de titre de séjour du préfet de la Côte-d’Or. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l’erreur de droit, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Il a estimé que la menace à l’ordre public, liée à des faits de vol avec armes et séquestration, justifiait légalement le refus sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D contestant le rejet implicite de son recours contre une décision de l’ANAH refusant sa prime de transition énergétique. Sur la légalité externe, le tribunal a jugé que l’absence de motivation de la décision implicite n’était pas illégale, car M. D n’avait pas demandé la communication des motifs dans les délais requis, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Sur la légalité interne, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la conformité de la demande à la réglementation n’était pas fondé, sans autre précision dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les textes du code de la construction et de l’habitation et du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour stationnement sans droit ni titre d’un bateau sur le canal de Bourgogne. VNF a ensuite déclaré se désister de sa requête, désistement jugé pur et simple par le tribunal. Par un jugement du 18 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à la procédure sans condamnation ni amende. La décision se fonde sur les articles L. 2122-1, L. 2132-9, L. 2132-10 et L. 2132-27 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur l’article L. 774-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens soulevés par voie d'exception contre le refus de délai de départ volontaire et la fixation du pays de renvoi ont été écartés en raison de la légalité de la décision d'éloignement. Enfin, le tribunal a refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, la requête ne présentant pas de caractère d'urgence.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013, estimant que la procédure d’information avait été respectée. Il a également jugé que le préfet avait produit les preuves de la demande et de l’acceptation de prise en charge par l’Allemagne, écartant ainsi l’erreur de fait alléguée. En conséquence, l’exception d’illégalité soulevée contre l’assignation à résidence a été rejetée, et les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 22 juillet 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait sa grossesse et la présence régulière en France de son compagnon, père de son enfant à naître, pour demander l'annulation de cette mesure et la suspension de la décision de remise aux autorités espagnoles. Le juge a considéré que les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés, relevant que la relation était récente et que les modalités de contrôle avaient été aménagées. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 1er août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a validé la décision préfectorale.