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Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Côte-d'Or de lui remettre son permis de conduire. Le tribunal estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative de classement sans suite du 24 septembre 2024, prise en raison du défaut de transmission d'un avis médical d'aptitude à la conduite exigé par l'arrêté du 20 avril 2012. Aucun péril grave n'étant invoqué pour justifier de passer outre cette décision exécutoire, la demande est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait droit à la demande de la préfète de la Nièvre. Il a enjoint à M. et Mme A, déboutés de leur demande d'asile, de libérer le logement qu'ils occupaient indûment et a autorisé leur expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire. Le tribunal a écarté les moyens d'irrecevabilité et de contestation sérieuse, jugeant que l'occupation sans droit compromettait le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 12 août 2024 pris par le préfet de la Côte-d'Or à l'encontre de M. C, ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment d'une erreur de droit, d'une erreur de qualification juridique des faits ou d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, assistante maternelle, qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Côte-d'Or réduisant son agrément à l'accueil d'un seul enfant de plus de quinze mois. La requérante invoquait notamment un vice de procédure (méconnaissance de l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles), une erreur de fait et d'appréciation, ainsi qu'une disproportion de la mesure. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les faits reprochés, relatifs à des manquements professionnels affectant la sécurité et l'épanouissement des enfants, justifiaient la restriction d'agrément sans erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme D, sur le fondement des articles L. 421-4 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. H, qui contestait la sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule infligée par la commission de discipline du centre de détention de Joux-la-Ville. Le requérant soulevait plusieurs moyens de procédure (incompétence, défaut d’information, violation des droits de la défense) et de fond (absence de preuve des faits, disproportion de la sanction). Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant notamment que la délégation de signature pour engager les poursuites était régulièrement publiée. La décision s’appuie sur les articles R. 234-1, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’une requête contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer 200 euros de frais d’enlèvement de déchets, ainsi que d’une demande indemnitaire contre la commune d’Alluy. Le tribunal a soulevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions relatives au recouvrement de cette créance non fiscale. En application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, ces contestations relèvent du juge de l’exécution, qui est un juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté les conclusions à fin de décharge comme portées devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par le maire sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. L'expert désigné devra, dans les 24 heures, décrire l'état de l'immeuble, constater l'état des bâtiments mitoyens, proposer des mesures de mise en sécurité et évaluer l'existence d'un danger imminent. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la police de la sécurité et de la santé des personnes prévue à l'article L. 511-2 du même code.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) concerne un litige fiscal portant sur la résidence fiscale d’une société lituanienne (Taurus Solar UAB) et de son associé, M. A. Les requérants contestent des impositions supplémentaires à l’impôt sur le revenu et à la TVA pour les années 2014 à 2019, d’un montant total de plus de 700 000 euros. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que l’administration avait démontré que la société disposait en France de son siège de direction effective, justifiant ainsi l’application de la procédure de rectification et du délai de reprise de dix ans prévu à l’article L. 169 du livre des procédures fiscales. La solution retenue confirme la légalité des impositions et des pénalités, en s’appuyant sur les critères de direction effective et de résidence fiscale au sens du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A C, qui demandait l'annulation de la décision du 8 décembre 2021 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que l'inspecteur du travail n'avait pas à remettre en cause le périmètre de reclassement défini dans le plan de sauvegarde de l'emploi, et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le caractère non contradictoire de l'enquête et l'erreur d'appréciation sur le motif économique et les offres de reclassement, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, agent technique communal, qui contestait le rejet implicite de sa demande visant à obtenir la transmission de ses arrêtés de position administrative et bulletins de salaire, ainsi que la communication de pièces à son assureur. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était irrecevable faute de demande de communication des motifs. Il a également estimé que la demande initiale ne portait pas sur la régularisation de la situation statutaire de l'agent, rendant inopérant le moyen fondé sur le code général de la fonction publique. Enfin, le moyen relatif à l'assurance a été écarté faute de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Hormann France. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du ministre du travail du 9 septembre 2022, qui avait refusé l'autorisation de licencier pour motif économique un salarié protégé, M. D. Le tribunal a estimé que le ministre avait légalement pu considérer que l'obligation de reclassement n'avait pas été loyalement exécutée, faute pour l'employeur d'avoir précisé la localisation des postes proposés, en méconnaissance de l'article D. 1233-2-1 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de la demande d'autorisation de licenciement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 17 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision de préemption du maire de Germigny. Le requérant demandait initialement l’annulation de cette décision et une injonction de rétrocession. La solution retenue est un simple constat de désistement, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui contestait la décision du 5 septembre 2023 maintenant son placement en régime contrôlé. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur des insultes proférées en juillet et août 2023 et un historique disciplinaire, n'était entachée ni d'incompétence (le signataire disposant d'une délégation régulière) ni d'erreur d'appréciation, les faits étant établis. La solution s'appuie sur les articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire, qui autorisent des régimes différenciés de détention non disciplinaires.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'avis de sommes à payer émis par le SDIS de l'Yonne à l'encontre de la société Euro Protection Surveillance. Le tribunal a jugé que l'intervention litigieuse, déclenchée par un appel de la société pour un client de téléassistance, se rattachait directement aux missions de service public de secours aux personnes, conformément à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. Il a estimé que le caractère finalement injustifié de l'appel ne changeait pas la nature de l'intervention, et que la société, en tant que simple intermédiaire, n'était pas la bénéficiaire directe au sens de l'article L. 1424-42 du même code. En conséquence, le tribunal a déchargé la société de l'obligation de payer la somme de 142 euros.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Le requérant, résident fiscal français, demandait notamment le bénéfice du crédit d'impôt prévu par la convention fiscale franco-lituanienne et une demi-part supplémentaire pour sa fille. Le tribunal a jugé que M. D n'apportait pas la preuve de la résiliation du bail avec la société lituanienne, ni du caractère non imposable des sommes perçues, et a confirmé l'imposition des revenus fonciers et l'application des pénalités. La solution s'appuie sur les articles 4 B du code général des impôts et la convention fiscale franco-lituanienne du 7 juillet 1997.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, s'est déclaré incompétent pour connaître des refus d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de carte " mobilité inclusion " mention " invalidité " ou " priorité ", au profit du pôle social du tribunal judiciaire d'Auxerre, en application des articles L. 241-6, L. 241-9 et L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Concernant le refus de carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ", le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du même code, et ce malgré une demande de régularisation.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté municipal du maire de Chalon-sur-Saône restreignant les horaires d’ouverture des commerces de nuit. Le juge a constaté que le requérant, exploitant d’une épicerie de nuit, n’avait pas joint à sa requête la copie du recours en annulation dirigé contre l’arrêté, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En raison de cette irrecevabilité manifeste, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur académique refusant leur demande d’instruction en famille. Le tribunal a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, ils sont réputés s’être désistés. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de destination d’une reconduite à la frontière, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant a été placé en rétention administrative dans le ressort du tribunal administratif de Pau, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction en application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme F et M. B contestant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fils. Les requérants invoquaient l'irrégularité de la composition de la commission académique, une erreur de droit sur les conditions d'autorisation (article L. 131-5 du code de l'éducation), et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a examiné la légalité de la décision du 16 juillet 2024 de la commission académique de Dijon, confirmant le refus initial du directeur académique. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.