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Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société Euroserum d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation de licenciement pour motif économique de M. A. La société a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 12 décembre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une décision d'assignation à résidence. La juridiction a notamment écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une protection particulière. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 731-1.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B contestant la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Nièvre lui accordant une allocation aux adultes handicapés avec un taux d’incapacité inférieur à 80 %, se déclare incompétent. Il estime que ce litige, fondé sur les articles L. 142-1, L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 241-6, L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, relève de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, il ordonne la transmission de la requête au tribunal judiciaire de Nevers (pôle social) par une ordonnance insusceptible de recours.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande de communication de documents relatifs à la décision du 22 août 2024 écartant sa candidature à un engagement dans l’armée de terre. En cours d’instance, le ministre des armées a transmis l’ensemble des pièces demandées (décision, tests, évaluations). Le tribunal a constaté que le requérant avait ainsi obtenu satisfaction, rendant sans objet ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a constaté le désistement d’office de M. B, qui contestait un arrêté du sous-préfet de Chalon-sur-Saône suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension, faute de moyen sérieux. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. B n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le mois suivant la notification de ce rejet, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait la nomination d’un médiateur dans le cadre d’un litige l’opposant au maire de Cérilly après le rejet de sa demande de permis de construire. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut tendre qu’à l’annulation d’une décision administrative ou à une condamnation indemnitaire, et non à une simple injonction ou à une substitution à l’administration. En l’absence de conclusions en ce sens, la requête ne satisfaisait pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette décision a été prise en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un permis de conduire. Ce refus était motivé par la falsification d’un compte rendu d’analyses présenté à la commission médicale. La requérante n’a apporté que des faits manifestement insusceptibles de soutenir son moyen, ne permettant pas d’apprécier le bien-fondé de sa contestation. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait son transfert aux autorités belges et son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment un défaut d'information dans une langue comprise, une absence de preuve de l'entretien individuel, et une incohérence dans le fondement juridique de la reprise en charge par la Belgique. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi les arrêtés du préfet du Doubs pris sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a statué sur une requête de M. B A concernant un litige avec l'Agence nationale de l'habitat relatif au rejet de sa demande de subvention "Ma Prime Renov'". Par une ordonnance du 11 décembre 2024, le tribunal a constaté que cette requête constituait en réalité un mémoire destiné à une autre procédure déjà enregistrée. En conséquence, il a ordonné la radiation de la requête n° 2404143 des registres du greffe, sans examiner le fond du litige. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet de Saône-et-Loire d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et le fils de celle-ci. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte et a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que M. B ne se conformait pas aux principes essentiels régissant la vie familiale en France, en raison de sa condamnation pour violences conjugales et de son manque de diligence dans l’exécution de sa peine. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le moyen tiré de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme a également été rejeté, faute pour le requérant d’établir une vie familiale durable avec son épouse.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 5 novembre 2024 par lequel la ministre de la transition écologique a infligé à M. A, ingénieur des travaux publics de l’État, une sanction disciplinaire de rétrogradation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte de rémunération mensuelle d’environ 300 euros ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et les autres circonstances invoquées (difficultés de mutation, perturbation du service) n’étant pas démontrées. En conséquence, l’ordonnance a été rendue sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui demandait la restitution de biens confisqués et vendus aux enchères. La demande portait sur des biens saisis dans le cadre d’une procédure pénale devant le tribunal correctionnel et la cour d’appel. Le tribunal a jugé que cette action relevait de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, et non de l’ordre administratif. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 19 novembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B C, ressortissante angolaise en demande de réexamen d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à une évaluation complète de la vulnérabilité de la requérante, en se limitant à son état médical sans prendre en compte d'autres éléments de sa situation personnelle, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été annulée pour erreur de droit et défaut d'examen sérieux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du préfet de la Nièvre de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à son enfant. Le préfet avait motivé son refus par le caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité, établi par plusieurs incohérences et l’absence de communauté de vie. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que la fraude était constituée, écartant les moyens tirés de la méconnaissance des articles 18 et 336 du code civil. La solution retenue s’appuie sur les décrets n° 55-1397 du 22 octobre 1955 et n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatifs à la délivrance des titres d’identité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B, adjoint au maire de Talant, contestant l'arrêté du 20 mars 2024 par lequel le maire a retiré sa délégation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'inexactitude matérielle du motif, jugeant que la participation de l'élu à une mission d'observation électorale en Russie, quelle que soit sa qualification, constituait un motif légitime de retrait de confiance. Il a également écarté les griefs de détournement de pouvoir et d'absence de procédure contradictoire, rappelant que le maire dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour rapporter une délégation. En conséquence, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles L. 2122-18 et suivants du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté les requêtes de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen et du syndicat national des scènes publiques. Ces associations contestaient le refus du préfet de la Côte-d'Or d'autoriser l'emploi de sept petites filles mineures pour un spectacle, fondé sur l'article R. 7124-3 du code du travail. Le tribunal a jugé que les requérantes ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car la décision attaquée était un acte individuel négatif ne soulevant pas de questions dépassant les circonstances locales. Par conséquent, les demandes d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de M. B, qui contestait une fouille à nu subie le 20 mai 2023 au centre de détention de Joux-la-Ville. Le requérant invoquait une atteinte à sa dignité et une méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 225-1 du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que la fouille était justifiée par les risques pour la sécurité liés au retour d'un parloir familial, sans caractériser de faute de l'administration. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation de la décision du 14 avril 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour inaptitude médicale. Le requérant contestait le respect par son employeur, la société Francano Industries, de son obligation de reclassement, estimant que des postes administratifs compatibles avec ses restrictions médicales étaient disponibles. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'inspection du travail. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 1226-2 du code du travail relatives à l'obligation de reclassement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCI Saint-Joseph, qui contestait le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022 concernant ses locaux professionnels (restaurant et salle de réception) situés à Urzy. La société demandait l'application d'un coefficient de localisation de 0,7 au lieu de 1, estimant le tarif de 77,40 euros par m² surestimé. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la contestation des décisions relatives aux secteurs d'évaluation, tarifs et coefficients de localisation relève d'un recours pour excès de pouvoir et non du plein contentieux, conformément à l'article 34 XV de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 et à l'article 1518 F du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné les recours de M. C et de Mme D, un couple de ressortissants étrangers, contre les arrêtés du préfet de la Côte-d'Or du 8 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a annulé ces arrêtés, considérant que le préfet avait commis une erreur de fait en se fondant sur la fermeture alléguée de la société ayant délivré une promesse d'embauche à M. C, sans tenir compte des éléments produits par les requérants. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées, avec injonction de réexaminer les demandes de titre de séjour dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.