12 920 décisions disponibles — page 276/646
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par une collectivité publique sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. L'expert désigné devra, dans un délai de vingt-quatre heures, décrire l'état de l'immeuble, proposer des mesures de mise en sécurité et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision s'inscrit dans le cadre des pouvoirs de police administrative visant à protéger la sécurité et la santé des personnes, conformément aux articles L. 511-2 et suivants du même code.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 12 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Yonne avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an à l'encontre de M. A, ressortissant albanais. La décision a été annulée pour défaut de base légale, car le préfet avait fondé son arrêté sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui concerne la prolongation d'une interdiction de retour et non une décision initiale. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par une collectivité publique sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. L'expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, décrire l'état de l'immeuble, proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Yonne lui retirant son certificat de résidence et fixant le pays d'éloignement. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses attaches en France. Le tribunal écarte ce moyen, jugeant que les conséquences sur sa vie privée découlent de l'interdiction judiciaire du territoire prononcée par la Cour d'assises, et non de l'arrêté préfectoral qui se borne à l'exécuter. La solution retenue est le rejet de la requête, après avoir accordé l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevables les requêtes de Mme D B et de M. C A, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Côte-d'Or refusant leur admission exceptionnelle au séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants avaient été notifiés de ces décisions le 27 février 2024, mais n'ont saisi le tribunal que le 3 octobre 2024, soit au-delà du délai de trente jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées pour tardiveté.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A et M. B qui demandaient la "révision" de leurs droits sociaux depuis janvier 2020. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'était pas accompagnée de l'acte attaqué ou de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du même code. Le tribunal a également rappelé que, pour contester une décision relative à la prime d'activité, un recours préalable obligatoire devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales est nécessaire avant toute saisine du juge. En conséquence, l'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un refus de revenu de solidarité active (RSA). La requête était prématurée car elle ne visait pas une décision administrative préalable, mais une simple demande adressée au département de la Nièvre. Le juge a rappelé l'obligation d'exercer un recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental avant tout recours contentieux, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-88 à R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 29 août 2024 par laquelle la commission de l’académie de Dijon a refusé l’autorisation d’instruction dans la famille pour l’enfant des requérants. Les juges ont estimé que la condition d’urgence, prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, les requérants n’ayant pas suffisamment caractérisé l’atteinte grave et immédiate à leurs intérêts et ayant attendu deux mois pour saisir le tribunal. La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence, sans examen des moyens soulevés, et l’ordonnance rejette également les conclusions aux fins d’injonction.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de l'Yonne de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". La requérante n'a pas fourni d'éléments médicaux suffisants pour étayer son moyen tiré d'une erreur d'appréciation, malgré une invitation à régulariser. En application des articles R. 222-1 7° et R. 772-7 du code de justice administrative, le juge a considéré que le moyen n'était pas assorti de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision se fonde sur les conditions de délivrance de la carte prévues à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un indu de prime d'activité de 643,69 euros après une remise partielle accordée par la CAF de la Côte-d'Or. M. B sollicitait une remise totale de sa dette, mais le juge a estimé qu'il n'avait pas établi sa bonne foi ni fourni de précisions suffisantes sur sa situation financière. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens invoqués ont été jugés inopérants ou insuffisamment étayés. La décision rappelle que le juge de plein contentieux peut se prononcer sur une demande de remise gracieuse, mais que le requérant doit démontrer sa bonne foi et sa précarité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un courrier du président du conseil départemental de Saône-et-Loire relatif à son accompagnement professionnel en tant que bénéficiaire du RSA. Le juge a estimé que ce courrier, qui se bornait à rappeler les engagements de l’intéressé et à l’informer des risques de suspension de son allocation, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au projet personnalisé d’accès à l’emploi.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 14 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen réel et sérieux soulevés contre la décision d’éloignement. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais d’instance. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 542-1.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant l’arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 21 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, et a jugé inopérant le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme concernant la décision d’éloignement, celle-ci ne fixant pas le pays de destination. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 721-4 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de la décision du 9 juin 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) lui refusant la reconnaissance de la qualité d'apatride. Le tribunal a estimé que M. A, né en Turquie de parents turcs, n'avait pas démontré avoir engagé des démarches répétées et assidues auprès des autorités turques pour se voir reconnaître la nationalité turque, ni que ces autorités la lui auraient formellement refusée. La solution retenue s'appuie sur la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides et sur les lois turques sur la nationalité (loi n° 403/1964 et loi n° 5901/2009), qui prévoient que l'enfant né d'un père ou d'une mère turc est lui-même turc.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 6 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur les articles L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé inopérant concernant l'obligation de quitter le territoire, car cette décision ne fixe pas le pays de destination. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, les décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour ont également été validées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait l’arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 6 mars 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur les articles L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 avril 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a estimé que M. A n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Côte d'Ivoire, ni d'une intégration particulière en France, et a donc écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B G, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 avril 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile, abrogeant son attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également rejeté le moyen d'erreur d'appréciation concernant le refus de séjour, la Cour nationale du droit d'asile ayant déjà rejeté sa demande. En conséquence, les décisions subséquentes (abrogation de l'attestation, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi) n'ont pas été annulées, les exceptions d'illégalité soulevées étant infondées.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Monsieur B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté et a jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, dès lors que la demande d'asile de l'intéressé avait été définitivement rejetée et qu'il n'établissait pas la réalité des risques personnels en cas de retour au Bangladesh. En conséquence, les décisions d'éloignement et de fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus de séjour, ont été jugées légales.