12 920 décisions disponibles — page 278/646
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de regroupement familial opposée par le préfet de la Côte-d'Or à M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, la privation de présence de son épouse depuis plus de quatre ans et les risques de conflit au Moyen-Orient étant insuffisants. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision "48 SI" du 10 octobre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré quatre points du permis de conduire de M. A, constaté sa perte de validité et ordonné sa restitution. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé, car M. A ne peut contester être l'auteur de l'infraction devant le juge administratif, et le stage de sensibilisation effectué après la notification est sans effet. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion formée par le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté à l'encontre de Mme B, occupante sans titre d'un logement universitaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'occupante avait reconnu son obligation de quitter les lieux et indiqué avoir trouvé un autre logement pour le mois suivant. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de M. A, qui contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Côte-d'Or limitant à deux ans la reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé. Le requérant invoquait l'irréversibilité de sa surdité pour demander une reconnaissance définitive, sur le fondement de l'article L. 5213-2 du code du travail. Le tribunal a jugé que, bien que la pathologie soit irréversible, les données de la science incluent les progrès technologiques en matière d'appareillage, justifiant une durée limitée. Il a toutefois estimé que la durée de deux ans était insuffisante et a porté la validité à cinq ans, jusqu'au 30 novembre 2028, réformant ainsi la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Système Wolf. Celle-ci réclamait le paiement provisionnel de 179 298,55 euros TTC à la communauté de communes de Mirebellois et Fontenois (CCMF), correspondant aux soldes des lots n°3 et n°4 d'un marché de construction d'un gymnase. Le juge a estimé que l'obligation de payer invoquée par la société était sérieusement contestable, car il n'était pas établi que les décomptes généraux des lots étaient devenus définitifs. La décision s'appuie sur les stipulations du CCAG-Travaux (arrêtés de 2009 et 2014) et du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du centre hospitalier de Sens. Le centre hospitalier réclamait le versement d'une provision de 14 418,86 euros à la société Guillemot menuiserie agencement, correspondant au solde du décompte général du lot n°4 d'un marché de travaux. Le juge a estimé que l'obligation était sérieusement contestable, car le décompte général avait été signé par une personne sans qualité pour représenter le pouvoir adjudicateur et n'avait pas été notifié conformément à l'article 13.4.2 du CCAG-T.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 19 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France en 2019. Le tribunal a estimé que les violences subies en Guinée en août 2024 ne constituaient pas un motif légitime justifiant ce retard, et que la décision de l'OFII n'était entachée d'aucune illégalité.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 3 octobre 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C E, demandeur d'asile angolais. La juridiction a retenu que le requérant justifiait s'être présenté aux convocations des autorités chargées de l'asile, contrairement au motif retenu par l'OFII, et que la décision était donc entachée d'une erreur de fait. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de huit jours, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait l'invalidation de son épreuve théorique du permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant n'avait formulé aucune conclusion relevant de sa compétence (annulation d'une décision ou condamnation pécuniaire), mais sollicitait une action d'administration. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, en se fondant sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, estimant que le refus était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Rabot Dutilleul Construction pour contester la procédure de dialogue compétitif lancée par le CHU de Dijon-Bourgogne pour la reconstruction du centre hospitalier de Chaumont. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 25 octobre 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans tenir d'audience, et a rejeté les conclusions du CHU tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du sous-préfet de Chalon-sur-Saône suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois suite à une conduite sous stupéfiants. Le requérant contestait la réalité de l'infraction en produisant un bilan sanguin négatif au THC, mais le juge a estimé que ce prélèvement, effectué plus de trois jours après les faits, ne remettait pas en cause le test salivaire initial. Ce moyen n'étant pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la réévaluation de sa note de stage de Master 2. Le juge a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle pour réévaluer une note. Cette solution est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’OFII de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet, M. A ayant déjà obtenu l’aide juridictionnelle totale. Enfin, les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de retirer la décision « 48 SI » invalidant son permis de conduire. Le requérant s’est désisté de ses conclusions en annulation et en injonction, ce dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant de condamner l’État à ce titre.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui l’informait d’un conflit avec la commune de Chassignelles concernant l’entretien d’un chemin. La requête ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la condamnation de l’administration au versement d’une somme d’argent, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut ni adresser d’injonctions à l’administration ni se substituer à elle en dehors des cas prévus par la loi. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A contestant un retrait de points sur son permis de conduire suite à une infraction du 4 octobre 2023. La demande de remboursement de l'amende a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, cette contestation relevant du juge judiciaire en vertu du code de procédure pénale. Le moyen tiré de la non-imputabilité de l’infraction a été jugé inopérant, l’appréciation de la matérialité et de l’imputabilité d’une infraction relevant exclusivement du juge judiciaire. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et le code de la route.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de Saône-et-Loire avait obligé Mme B, ressortissante albanaise, à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur l'effet recognitif de la protection subsidiaire accordée à son époux par la Cour nationale du droit d'asile le 29 juillet 2024, ce qui lui confère un droit au séjour de plein droit. La juridiction applique les articles L. 611-1, L. 424-9 et R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de Saône-et-Loire avait prononcé une obligation de quitter le territoire français, fixé le pays de destination et interdit le retour de M. A, ressortissant kosovar, pour une durée d'un an. Le juge a relevé d'office que M. A s'était vu reconnaître le bénéfice de la protection subsidiaire, ce qui lui ouvrait droit à la délivrance de plein droit d'une carte de séjour pluriannuelle en application des articles L. 424-9 et R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette circonstance faisait obstacle à ce qu'une mesure d'éloignement soit légalement prise à son encontre, entraînant l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, des décisions subséquentes.