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Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par l'EURL Agnès Paquet d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de FranceAgriMer fixant le montant définitif d'une aide aux investissements vitivinicoles. La requérante contestait l'exclusion de certaines dépenses (surface de dégagement, logiciel) et le calcul du montant des études, invoquant un défaut de motivation et une méconnaissance des textes applicables. En cours d'instance, FranceAgriMer a pris une nouvelle décision augmentant le montant de l'aide, conduisant à un non-lieu à statuer partiel. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les moyens de la requête, jugeant que la décision initiale était suffisamment motivée et que les dépenses litigieuses n'étaient pas éligibles au regard du règlement (UE) n° 1308/2013 et de la décision INTV-GPASV-2021-44 de FranceAgriMer.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme F, aide-soignante, qui contestait la sanction disciplinaire du blâme infligée par le directeur du centre de long séjour de Saint-Pierre Le Moutier. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Il a estimé que les faits de négligence et de brusquerie envers un patient constituaient une faute justifiant une sanction, et que le blâme était proportionné, compte tenu d’un avertissement oral antérieur. La décision s’appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Nièvre du 16 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 15 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a classé sans suite la demande de naturalisation de M. B. Le tribunal retient que le préfet n'a pas démontré avoir alerté le requérant par un message électronique ou téléphonique de la mise à disposition d'une demande de pièces complémentaires dans son espace personnel, en méconnaissance de l'article 3 de l'arrêté du 3 février 2023. Cette irrégularité prive la procédure de classement sans suite de base légale, en application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire d’Auxerre mettant fin au détachement de Mme A, agent de police municipale. La requérante invoquait notamment l’absence de renouvellement de son détachement, sa situation d’aidante familiale et des motifs discriminatoires. Le juge a estimé qu’aucun moyen n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et que la condition d’urgence n’était pas établie. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles de la fonction publique. Mme A a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante centrafricaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 3 juillet 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Les moyens tirés de la qualité de réfugié ou de la protection subsidiaire ont été écartés comme inopérants, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ayant déjà rejeté sa demande. La solution s'appuie sur les articles L. 424-1, L. 424-9 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire avait retiré son permis de conduire pour fraude à l'épreuve théorique. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était suffisamment éclairée par les courriers préalables d'information. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de la route, le code des relations entre le public et l'administration, et l'arrêté du 20 avril 2012.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 14 juin 2024 du maire de Treigny-Perreuse-Sainte Colombe, la mettant en demeure de remédier au péril lié à l’état dangereux de son immeuble. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 22 juillet 2024, devenue définitive. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire turc. En cours d’instance, le requérant a constaté que la décision attaquée avait été abrogée et s’est désisté de ses conclusions d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction à titre principal pour obtenir le versement rétroactif d’un montant mensuel d’IFSE. Le juge a rappelé que, hors les cas prévus aux articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, il ne peut adresser d’injonctions à l’administration ni se substituer à elle. Ces conclusions d’injonction, formées seules et sans demande d’annulation ou d’indemnité, ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Saône-et-Loire du 27 mars 2024 invalidant l’épreuve théorique générale du permis de conduire qu’il avait réussie le 30 novembre 2022. Le requérant contestait notamment la compétence de l’auteur de l’acte, son défaut de motivation, et l’impossibilité d’un retrait au-delà du délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration, faute de fraude démontrée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fraude était établie par l’incapacité de M. A à prouver sa présence effective à l’examen, et que le retrait était fondé sur l’article 5 de l’arrêté du 20 avril 2012. La solution retenue est donc le rejet des conclusions d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SNC Linaya, qui avait saisi le juge d’un recours gracieux suite à un avis défavorable sur sa demande d’agrément pour la vente des produits de la Française des Jeux. Le juge a rappelé qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur des conclusions ne tendant ni à l’annulation d’une décision ni à une condamnation pécuniaire, et qu’il ne peut se substituer à l’administration. En l’absence de conclusions relevant de son office, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait par un recours gracieux un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas saisi la juridiction de conclusions relevant de son office (annulation d'une décision ou condamnation pécuniaire), mais lui demandait de se substituer à l'administration. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait sa radiation des cadres prononcée par le centre hospitalier du pays Charolais-Brionnais. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique intelligible, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a ordonné le rejet sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé contractuel, a rejeté la requête de la société Nord Sud Architecture. Celle-ci contestait la passation d’un marché de maîtrise d’œuvre pour la construction d’une médiathèque par la commune de Migennes, estimant que ses chances d’obtenir le contrat avaient été lésées par des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Le juge a toutefois retenu que la requérante avait déjà exercé un référé précontractuel sur le même fondement, ce qui la rend irrecevable à saisir le juge du référé contractuel en application de l’article L. 551-14 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du centre hospitalier de Beaune déclarant Mme C consolidée de sa maladie professionnelle et requalifiant ses arrêts en congé maladie ordinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la baisse de revenus et le risque de remboursement d'un indu de 5 000 euros, bien que préjudiciables, ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension avant le jugement au fond. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge administratif d'ordonner des mesures utiles relatives à un dépôt de plainte pour viol, coups et blessures, faux, vol et diffamation. Le tribunal a estimé que ces demandes étaient manifestement insusceptibles de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé qu'en application des articles 40 et suivants du code de procédure pénale, seul le juge judiciaire est compétent pour connaître de telles affaires pénales.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la délibération du 25 octobre 2022 approuvant la révision du plan local d'urbanisme intercommunal du Grand Chalon, en tant qu'elle classe deux parcelles en zone A. La requérante, l'Association pour la sauvegarde des paysages de la Côte chalonnaise, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de ce classement, estimant qu'il permettait un projet agricole nuisible au paysage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le classement en zone A ne constituant pas, par lui-même, une autorisation de construire. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013 avait été mené par une personne qualifiée, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la légalité de l'arrêté de transfert a été confirmée, entraînant le rejet de l'exception d'illégalité soulevée contre l'assignation à résidence. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013, et l'existence de défaillances systémiques en Espagne. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.