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Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. D contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov", a constaté que l’ANAH avait finalement attribué cette prime à l’intéressé par une décision du 17 janvier 2024. En conséquence, le tribunal a jugé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé du recours. Cette solution repose sur l’application du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 14 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus était fondée sur la menace pour l'ordre public que représentait M. A, en raison de ses condamnations pénales, et qu'elle ne méconnaissait ni l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante guinéenne, prise par le préfet de Saône-et-Loire. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de ce rejet implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. C et Mme D, un couple de ressortissants étrangers, contestant les arrêtés du 19 juin 2024 du préfet de la Côte-d'Or leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour, en raison d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle des requérants. Il a enjoint au préfet de réexaminer leur situation dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un trop-perçu d'aide publique agricole. Le juge a estimé que la communication d’un recours gracieux ne constituait pas une requête valable, faute d’exposé de conclusions et de moyens conformément à l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de M. B, ressortissant comorien, contre le refus du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la communauté de vie avec son épouse n'était pas établie de manière continue depuis le mariage. Il a également considéré que M. B ne pouvait se prévaloir de la dispense de visa prévue à l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il n'était pas entré régulièrement en métropole. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villeneuve-sur-Yonne la plaçant en congé pour invalidité temporaire imputable au service. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était sans réserve, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 31 octobre 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de vice de forme, la décision mentionnant le nom et la qualité du directeur interrégional. Elle a également jugé que l'administration n'avait pas violé le principe des droits de la défense, le requérant ayant eu accès à son dossier contradictoire. Enfin, le tribunal a estimé que la prolongation de l'isolement était justifiée par des motifs de sécurité, sans erreur d'appréciation, en application des articles R. 213-21 et R. 213-24 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de prime "MaPrimeRénov" par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a versé à M. B une subvention de 3 186 euros le 31 octobre 2023. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule le licenciement pour inaptitude physique de Mme E, aide-soignante contractuelle au CHU de Dijon. La décision est fondée sur une erreur d'appréciation, car le médecin agréé a conclu à une inaptitude totale et définitive à toutes fonctions en se basant sur des considérations non médicales, comme l'absence de reconversion professionnelle. L'avis du comité médical départemental ne retenait qu'une inaptitude aux seules fonctions d'aide-soignante, sans dégradation ultérieure de l'état de santé. Le tribunal applique les dispositions du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatives au licenciement des agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B D, ressortissant tunisien, qui demandait l’annulation des arrêtés du 21 octobre 2024 du préfet de Saône-et-Loire l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme (CEDH). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans qu’il soit fait droit aux conclusions d’annulation ou d’injonction.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. A B d’une demande en décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle il était assujetti pour 2023. En défense, l’administration fiscale a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 7 novembre 2024, le tribunal a donc constaté le désistement d’instance et en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C et M. E, réfugiés ayant obtenu la rectification de leur état civil, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Côte-d’Or de leur délivrer un titre de séjour et de modifier leur identité. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance de l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a annulé les décisions implicites de refus. Il a enjoint au préfet de délivrer aux intéressés une carte de résident portant la mention « réfugié » dans un délai de deux mois, en application des dispositions des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. et Mme F d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’une emprise irrégulière sur leur propriété, causée par la présence d’arbres appartenant à la commune d’Epervans et d’un abribus relevant de la communauté d’agglomération du Grand Chalon. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en reconnaissant la responsabilité des deux collectivités, mais a appliqué la prescription quadriennale pour limiter l’indemnisation du préjudice de jouissance à la période postérieure au 13 septembre 2019. Il a ainsi condamné la commune d’Epervans à verser une somme réduite pour les arbres et la communauté d’agglomération à verser 964,70 euros pour l’abribus, tout en rejetant les demandes relatives aux préjudices matériel et moral, faute de preuves suffisantes. La décision s’appuie sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale et sur le jugement antérieur du 29 juin 2023 ayant constaté l’emprise irrégulière.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 28 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de méconnaissance du droit d’être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondé sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Guinée et de son absence d'insertion significative en France. Par conséquent, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, fondées sur ce refus légal, ont également été jugées valides.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Côte d’Or concernant sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant bénéficiant d’une attestation de décision favorable faisant obstacle à son éloignement et ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La solution retenue écarte l’application de l’article L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile invoqué par le requérant.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Côte-d’Or classant sa demande d’acquisition de la nationalité française. En cours d’instance, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 7 novembre 2024, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B D contestant le refus implicite de la commune d'Auxey-Duresses et de la communauté d'agglomération de Beaune Côte et Sud (CABCS) de raccorder sa propriété au réseau d'eau potable. Le tribunal a d'abord mis hors de cause la commune, la compétence en matière de gestion de l'eau ayant été transférée à la CABCS depuis 2008. Sur le fond, le tribunal a rappelé que le droit d'accès à l'eau potable, prévu à l'article L. 210-1 du code de l'environnement, et les obligations des collectivités en matière de distribution d'eau, issues du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme, imposent un examen au cas par cas des demandes de raccordement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'appuie sur les textes précités pour statuer sur la légalité du refus implicite de la CABCS.