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Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné la requête de M. C..., ancien adjoint au maire de Challuy, contestant l'arrêté du 4 mars 2024 retirant sa délégation à l'urbanisme et la délibération du 12 mars 2024 mettant fin à ses fonctions d'adjoint. Le requérant invoquait notamment un détournement de pouvoir, une discrimination par l'âge et une méconnaissance du principe de légalité. La commune de Challuy a conclu au rejet de la requête. Le tribunal a appliqué les articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales, ainsi que l'article 225-1 du code pénal, pour statuer sur la légalité des actes attaqués.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant le certificat d'urbanisme du 29 août 2023, qui classait sa parcelle en zone non constructible, ainsi que les décisions rejetant ses demandes de révision du document d'urbanisme. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour délivrer le certificat d'urbanisme et que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également considéré que les conclusions visant à contester le classement de la parcelle et à obtenir sa révision étaient irrecevables. La décision s'appuie sur les articles L. 410-1 du code de l'urbanisme et les règles de compétence applicables.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par l’association SELEN d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 18 mai 2022 autorisant la société Valspar à exploiter une unité de fabrication de vernis à Tournus. L’association invoquait notamment un vice de procédure lié à l’absence d’avis de l’autorité environnementale, l’insuffisance de l’étude d’impact et de l’étude de dangers, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que les études fournies étaient suffisantes au regard des articles R. 122-5 et L. 181-25 du code de l’environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes subsidiaires de mesures d’expertise ou de prescriptions complémentaires.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association de défense de l'environnement et du tourisme en pays d'Ouche. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Côte-d'Or de mettre en demeure l'exploitant du parc éolien des Portes de la Côte-d'Or de réaliser un suivi environnemental. Le tribunal a jugé que la décision de refus de prononcer une mise en demeure sur le fondement de l'article L. 171-8 du code de l'environnement ne fait pas grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de M. C..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré une carte de séjour à M. C... le 28 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation, de méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur les mesures d'éloignement et le rejet du surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A..., gardien de la paix, d’une demande d’indemnisation pour un accident de service survenu le 13 octobre 2020, lorsqu’un portail de l’école de police de Sens s’est abattu sur lui. Le préfet de la zone de défense et de sécurité Est a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la décision de rejet implicite de la demande préalable du 6 juin 2024 était confirmative d’un premier refus implicite né de la demande du 1er février 2024. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, jugeant que la première demande ne portait que sur une expertise et une provision, et non sur une indemnisation, de sorte que le rejet implicite de la seconde demande n’était pas confirmatif. Sur le fond, le tribunal a examiné la responsabilité pour faute de l’administration au titre de son obligation d’entretien des locaux et de protection de la santé des agents, ainsi que la demande subsidiaire fondée sur la jurisprudence Moya-Caville.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture était régulière et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 octobre 2025 par lequel le maire de Joigny s'est opposé à la déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'établissant pas que l'absence d'implantation porterait une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à l'intérêt public, compte tenu de la bonne couverture mobile existante sur la commune. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... concernant la décision du 3 juin 2025 annulant ses résultats à l'épreuve E7 du baccalauréat professionnel. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie d'un recours au fond en annulation. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans audience, faute de respecter cette condition de recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 11 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et que les autres moyens soulevés étaient infondés. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l’association de défense de l’environnement et des citoyens de Saône-et-Loire, qui demandait l’annulation de deux arrêtés préfectoraux du 13 mai 2024 autorisant l’exploitation d’entrepôts de stockage à Champforgeuil. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour l’association de justifier d’un intérêt à agir suffisant au regard de son objet social et de l’étendue géographique de son action, conformément à l’article R. 514-3-1 du code de l’environnement. En conséquence, le tribunal n’a pas examiné les moyens soulevés par l’association, notamment ceux relatifs à l’étude d’impact, au PPRI ou aux espèces protégées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant colombien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Côte-d'Or le 14 mai 2025. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article L. 423-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable à sa situation, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande indemnitaire, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la régularité de la procédure.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par la SCI K et M. C.... Les requérants, propriétaire et occupant d'un immeuble à Appoigny, allèguent que des travaux publics de voirie et d'assainissement réalisés par la commune ont obstrué le réseau d'écoulement des eaux pluviales, provoquant l'inondation et la fissuration de leur bien lors d'un épisode de fortes précipitations en juin 2023. Le juge estime que les éléments produits (constats, intervention des pompiers) justifient l'utilité de la mesure d'expertise pour déterminer les causes des désordres, et ordonne la mise en cause des entreprises ayant réalisé les travaux (SARL Berest Bourgogne et SAS Colas France). La demande de la commune tendant à ce que les requérants soient condamnés aux frais de justice est rejetée.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental de Saône-et-Loire de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec les mentions « priorité » et « stationnement », a statué sur la compétence. Appliquant l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, il a constaté que le contentieux relatif à la mention « priorité » relève du juge judiciaire. En conséquence, il a transmis ces conclusions au tribunal judiciaire de Mâcon, tout en réservant le surplus de la requête concernant la mention « stationnement » pour un jugement ultérieur.
Classement sans suite d’une demande d’acquisition de la nationalité française. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. En effet, le requérant s’est borné à transmettre la décision préfectorale sans exposer de conclusions ou de moyens, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé l’arrêté du 17 novembre 2025 par lequel le préfet de l’Yonne avait assigné à résidence M. A..., ressortissant turc, dans ce département pour 45 jours. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait l’article R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que le requérant justifiait résider chez son frère à Melun (Seine-et-Marne). Les conclusions à fin de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ont été déclarées irrecevables dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental de la Côte-d’Or de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement ». Le juge a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation restée sans suite. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre d'un terrain appartenant au domaine public de la communauté d'agglomération Le Grand Chalon. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, caractérisées par l'absence de conditions d'hygiène et de sécurité sur le site, ainsi que par la nécessité de réaliser des travaux imminents. L'occupation illicite d'une dépendance du domaine public, sans contestation sérieuse, a justifié l'injonction de libérer les lieux sous sept jours, avec le concours possible de la force publique. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à la protection du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision refusant de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé, au motif qu’il souffre d’un diabète de type 2. En application des articles R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à régulariser sa requête en fournissant des précisions et pièces justificatives, mais ce courrier est revenu non réclamé. Faute de régularisation, la requête, qui ne comportait qu’un moyen non assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Ce dernier contestait l'arrêté du 6 octobre 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire lui avait retiré sa carte de résident. Le juge a constaté que la notification de l'arrêté, présentée le 13 octobre 2023 à l'adresse déclarée par l'intéressé, était régulière, et que la requête, enregistrée le 18 septembre 2025, était tardive. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.