Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407697(TA38-2407697)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale ». Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, jugeant que la délivrance d’un récépissé ne fait pas obstacle à la naissance d’une décision implicite de refus. Sur le fond, il a annulé cette décision implicite au motif qu’elle méconnaît les articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté et de la régularité du séjour de M. A... en France depuis son enfance.
N° TA38-2408180(TA38-2408180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. B..., ressortissant turc, contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour en tant que père d'enfant français. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant que le dossier de demande était complet et que le silence gardé valait décision implicite de rejet. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision, considérant que le requérant justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, conformément à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2409350(TA38-2409350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... B..., ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, la demande de frais d’instance présentée par son avocate a été rejetée.
N° TA38-2500904(TA38-2500904)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 11 août 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a rejeté la demande de regroupement familial de M. A... pour son épouse et ses trois enfants. Le refus était fondé sur l'insuffisance de la surface du logement (52 m² au lieu de 54 m² requis). Le tribunal juge que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour en France du requérant (depuis 1991) et de la séparation prolongée d'avec sa famille.
N° TA38-2505087(TA38-2505087)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse, fondé sur l’accord franco-algérien. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a pris une décision favorable, entraînant le désistement du requérant de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506720(TA38-2506720)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, pour contester le refus implicite puis explicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un certificat de résidence, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 6-4 de l’accord franco-algérien en tant que parent d’un enfant français, ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, la préfète a retiré l’arrêté contesté, rendant sans objet les conclusions principales dirigées contre celui-ci. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a rejeté les conclusions indemnitaires, faute de lien suffisant avec l’illégalité invoquée.
N° TA38-2512246(TA38-2512246)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en exécution d’un jugement du 13 février 2025, constate que la préfète de l’Isère n’a pas délivré la carte de résident à M. A... malgré l’injonction prononcée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 2 mars 2026 jusqu’à l’exécution complète du jugement. Cette décision vise à contraindre l’administration à respecter l’injonction initiale.
N° TA38-2512641(TA38-2512641)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate qu'une décision implicite de rejet de cette demande est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée par le requérant ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la condition légale n'étant pas remplie, la requête est rejetée.
N° TA38-2600131(TA38-2600131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Saint-Jorioz de ne pas renouveler les contrats de location de mouillages de la société Blue Diamond taxi boat. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a également été rejetée en ce qu'elle visait la suspension de la décision du directeur départemental des territoires, cette dernière étant considérée comme un courrier informatif dépourvu de caractère décisoire. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513641(TA38-2513641)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé s'était vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 12 avril 2026, régularisant ainsi sa situation durant l'examen de son dossier. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513675(TA38-2513675)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de la requête en suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. Les requérantes contestaient notamment la méconnaissance des articles UD3 et UD6 du plan local d'urbanisme ainsi que de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. En raison de ce désistement, le tribunal n’a pas examiné le bien-fondé des moyens soulevés. Il a toutefois condamné les requérantes à verser 1 000 euros à la commune et 1 000 euros au bénéficiaire du permis au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600085(TA38-2600085)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions du maire de Talloires-Montmin attribuant des autorisations d'occupation temporaire du domaine public pour la gestion des sites de vol libre. Les requérants, l'UPAVOLA et M. B..., n'ont pas démontré l'urgence nécessaire à la suspension, la condition d'urgence n'étant pas remplie. Le tribunal a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire et le conflit d'intérêts, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité des décisions. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2600277(TA38-2600277)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B..., qui demandait la suspension de la décision du 15 décembre 2025 lui interdisant l'accès au collège Barnave de Saint-Egrève. Le requérant invoquait l'urgence liée à l'état de santé asthmatique de son fils et un doute sérieux sur la légalité de la mesure, jugée disproportionnée et attentatoire à l'autorité parentale. Aucune décision au fond n'a été rendue sur la légalité de l'interdiction.
N° TA38-2600450(TA38-2600450)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B..., qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour « étudiant ». En cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction lui a été délivrée, ce qui a conduit la requérante à abandonner ses conclusions principales. Le juge a toutefois admis provisoirement Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600907(TA38-2600907)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Roche sur Foron. Celle-ci sollicitait la désignation d’un expert pour examiner plusieurs bâtiments menaçant ruine. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert. Sa mission consiste à inspecter les immeubles, dresser un constat des désordres, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de nature à y mettre fin.
N° TA38-2600933(TA38-2600933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Saint-Lattier visant à faire examiner un bâtiment menaçant ruine. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, un expert a été désigné. Sa mission consiste à constater l'état du bâtiment, à évaluer le péril imminent et à proposer des mesures de sauvegarde. L'expert doit rendre son rapport dans un délai de cinq jours suivant sa nomination.
N° TA38-2200619(TA38-2200619)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SNC Sofaxis comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur la contestation d’une saisie administrative à tiers détenteur et des titres exécutoires émis par le centre hospitalier Métropole Savoie pour le recouvrement de créances. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, la contestation de la régularité d’un acte de poursuite relève de la compétence du juge de l’exécution, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500978(TA38-2500978)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 29 janvier 2026, a constaté le désistement d’instance de Mme B..., qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le SDIS de la Haute-Savoie. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. Le tribunal a également rejeté les conclusions du SDIS tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2503090(TA38-2503090)
Désistement d'une requête indemnitaire. Le Tribunal Administratif de Grenoble, par ordonnance du 29 janvier 2026, donne acte du désistement pur et simple de Mme B... épouse C..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 21 000 euros pour absence de relogement dans les délais légaux. Aucune question ne restant à juger, le tribunal constate le désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505858(TA38-2505858)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de titre de séjour de la préfète de l'Isère. Le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.