Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509820(TA38-2509820)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., qui contestait la décision du 4 septembre 2025 le plaçant en maladie ordinaire à demi-traitement. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le mémoire complémentaire déposé après le délai de recours n'a pas non plus exposé de moyens juridiques suffisants. En application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2511984(TA38-2511984)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D... et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Ruy-Montceau à la SAS Bouygues immobilier. En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, les requérants devaient notifier leur recours contentieux et leur éventuel recours gracieux au bénéficiaire de l’autorisation dans un délai de quinze jours. Invités à régulariser leur requête, ils n’ont justifié que de la notification du recours contentieux, sans prouver celle du recours gracieux préalable. Cette irrecevabilité non couverte a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505429(TA38-2505429)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 5 000 euros en réparation du préjudice subi en raison d’un défaut de relogement dans les délais légaux. Par un courrier du 16 janvier 2026, le requérant s’est désisté de ses conclusions indemnitaires, tout en maintenant sa demande au titre des frais d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a rejeté les conclusions relatives aux frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2507210(TA38-2507210)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en décharge de la taxe d’habitation pour l’année 2023. Le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a accordé le dégrèvement sollicité le 30 décembre 2025. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509191(TA38-2509191)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait au tribunal de « trouver une solution » suite à un avis de somme à payer de 602 euros émis par un lycée pour un voyage scolaire, sans formuler de conclusions en annulation ou indemnitaires. La requête ne contenait aucun moyen de droit assorti de précisions suffisantes, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2509615(TA38-2509615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association « le peRgo » d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal du 3 septembre 2025 interdisant un concert. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité l'association à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu'elle n'a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 29 janvier 2026, le tribunal a constaté le désistement d'office de la requête et lui en a donné acte.
N° TA38-2510759(TA38-2510759)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme Duc, agissant pour leur fille mineure, qui contestaient la délibération du jury de l’épreuve anticipée de français du baccalauréat. Le juge a estimé que les notes attribuées aux épreuves sont des décisions préparatoires non détachables de la délivrance du diplôme, et donc insusceptibles de recours pour excès de pouvoir. Il a également rappelé que l’appréciation du jury est souveraine, sauf erreur de droit ou de fait, et que la demande de communication de la grille d’évaluation était irrecevable faute de saisine préalable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510776(TA38-2510776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait au juge, par un recours gracieux, de l'informer sur l'état de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut statuer sur un recours gracieux ni se substituer à l'administration. À supposer que la requête visait l'annulation d'une décision implicite de rejet, elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600537(TA38-2600537)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une demande d’annulation d’une décision de France Travail refusant la révision de ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, au motif que ce litige relève de l’ordre judiciaire. En application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, le contentieux des prestations d’assurance chômage gérées pour le compte de l’organisme conventionnel est en effet dévolu au juge judiciaire.
N° TA38-2513003(TA38-2513003)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un logement adapté, assortie d'une demande d'aide juridictionnelle provisoire. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement, admis Mme B... à l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais a rejeté ses conclusions relatives aux frais d'instance. La solution retenue est un désistement d'instance, sans condamnation de l'Etat aux frais.
N° TA38-2600073(TA38-2600073)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du directeur du centre hospitalier Albertville Moutiers du 27 mai 2025. Cette décision reconnaissait l'imputabilité au service de sa maladie et le plaçait en congé pour invalidité temporaire imputable au service avec une date de guérison au 5 mai 2025. Le tribunal a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car M. B... ne justifiait pas de son intérêt à agir et n'exposait aucun moyen précis. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600644(TA38-2600644)
Recours contre un avis du comité médical refusant un congé de longue maladie. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, l’avis attaqué étant un acte préparatoire non susceptible de recours pour excès de pouvoir. À titre surabondant, la requête est également irrecevable faute de moyens suffisamment précis. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600861(TA38-2600861)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la CDAPH de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, l’affaire a été renvoyée au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits.
N° TA38-2600890(TA38-2600890)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’assignation à résidence de M. B... pour irrecevabilité. La requête n’était pas accompagnée de la copie de la requête au fond en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction préalable.
N° TA38-2600910(TA38-2600910)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le courrier déposé, bien qu'adressé au tribunal, constituait en réalité un recours gracieux destiné au département de l'Isère pour le réexamen d'une demande de carte mobilité inclusion (CMI) stationnement, et non une requête contentieuse. En l'absence de conclusions soumises au juge, ce document ne répondait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2600921(TA38-2600921)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait à se voir indiquer un lieu d’hébergement sous astreinte. Le juge constate qu’une précédente ordonnance du 25 novembre 2025 avait déjà enjoint à la préfète de l’Isère d’assurer cet hébergement, épuisant ainsi la compétence du tribunal pour statuer à nouveau sur la même demande. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2600070(TA38-2600070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait au tribunal de « revoir » une décision du 18 septembre 2025 et de lui accorder un agrément d'assistante maternelle, sans formuler de conclusions en annulation ni exposer de moyens de droit. Le juge a rappelé qu'il ne peut être saisi que d'un recours contre une décision administrative et qu'il ne lui appartient pas de se substituer à l'administration. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406807(TA38-2406807)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour "membre de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire" à Mme B..., ressortissante guinéenne. La décision est fondée sur l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B. justifie d'un mariage antérieur à la demande d'asile de son époux, d'une communauté de vie effective et de la naissance de deux enfants. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer la carte de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA38-2407047(TA38-2407047)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer à M. A..., ressortissant algérien, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de certificat de résidence en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de délivrer ce document en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le dossier de M. A... était complet, et que les circonstances invoquées par le préfet (antécédents judiciaires, mesures d'éloignement antérieures) ne pouvaient faire obstacle à cette obligation. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus implicite de délivrance du certificat de résidence, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA38-2408899(TA38-2408899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour étudiant et une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté que la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation rendait sans objet les conclusions relatives à ce refus, mais a rejeté l'exception de non-lieu à statuer pour le refus de titre de séjour. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, estimant qu'elle méconnaissait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B... justifiant suivre des études et disposer de moyens d'existence suffisants. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'aide juridictionnelle.