Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2600164(TA38-2600164)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 7 janvier 2026 par lequel la préfète de l'Isère avait assigné à résidence Mme B..., ressortissante gambienne, dans le département de l'Isère pour 45 jours. Le juge estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que son foyer et ses enfants scolarisés se trouvent à Bondy (Seine-Saint-Denis) et que la préfète n'établit pas qu'elle dispose encore d'un domicile à Grenoble. En conséquence, l'arrêté est annulé et l'État est condamné à verser 900 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2600172(TA38-2600172)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 22 décembre 2025 plaçant M. A... à l'isolement au centre pénitentiaire de Valence. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, le placement à l'isolement portant une atteinte grave et immédiate à la situation du détenu, et que le moyen tiré du défaut d'avis médical préalable, en méconnaissance de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507108(TA38-2507108)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Par ordonnance du 23 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné le Conseil national des activités privées de sécurité à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2508667(TA38-2508667)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un refus de délivrance d’une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire enregistré le 4 janvier 2026. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par le tribunal, qui en a donné acte par ordonnance du 23 janvier 2026. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2509804(TA38-2509804)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a délivré la carte professionnelle d’agent privé de sécurité sollicitée. Le requérant a néanmoins maintenu sa demande au titre des frais d’instance. Le tribunal a admis M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné le CNAPS à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511245(TA38-2511245)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance du 23 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2513724(TA38-2513724)

Le Tribunal administratif de Grenoble a radié des registres du greffe la requête n° 2513724 de M. B..., qui demandait la décharge d’un supplément d’impôt sur le revenu pour 2020. Cette radiation a été prononcée car la requête était identique à une autre introduite ultérieurement par le même requérant (n° 2600019), dans laquelle un conseil s’était constitué. La solution retenue est fondée sur la gestion des instances multiples et l’économie de la procédure, sans application de textes fiscaux spécifiques.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2600201(TA38-2600201)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... pour contester une décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Savoie lui infligeant une pénalité pour fraude, une majoration et un indu d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015, a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d'Annecy.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600275(TA38-2600275)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2025 interdisant à M. B..., éducateur sportif, d'exercer auprès de mineurs pour une durée de deux ans. Le juge a considéré que la nouvelle requête, bien que recevable en l'absence d'autorité de chose jugée, ne présentait aucun élément nouveau suffisant pour remettre en cause l'appréciation portée dans une précédente ordonnance du 8 janvier 2026, laquelle avait déjà écarté l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204576(TA38-2204576)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation du refus de permis de construire deux locaux agricoles en zone N. La juridiction a estimé que l'arrêté municipal était suffisamment motivé et que le règlement du PLU, qui interdit les constructions agricoles en zone N, avait été correctement appliqué. Les moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation et l'exception d'illégalité du PLU, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 424-3 du code de l'urbanisme et les articles N 1 et N 2 du règlement du PLU.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2205718(TA38-2205718)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association et des habitants demandant l'annulation de la délibération du 11 juillet 2022 approuvant la modification n°1 du PLU de Veyrins-Thuellin. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure, une information insuffisante des conseillers et de l'autorité environnementale, ainsi qu'une incohérence avec le SCoT et le PADD. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, faute d'éléments suffisamment sérieux apportés par les requérants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait application des textes spécifiques au-delà des articles du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme cités.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307676(TA38-2307676)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 28 septembre 2023 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par Mme D..., ressortissante algérienne, au profit de son époux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée et en n'examinant pas l'évolution favorable des ressources de la requérante après le dépôt de sa demande. Il a appliqué les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions des articles R. 411-4 et R. 421-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300656(TA38-2300656)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du 21 novembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Valence a approuvé la révision du plan local d'urbanisme (PLU). Le requérant contestait notamment le classement partiel de sa parcelle en zone Nc et l'insuffisance de l'enquête publique. Le tribunal a jugé que les observations de M. B... avaient bien été prises en compte par la commission d'enquête et que le rapport de présentation était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., sur le fondement des articles L. 153-19 et R. 123-19 du code de l'environnement, ainsi que des articles L. 151-4 et R. 151-2 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403002(TA38-2403002)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV La Frette développement, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le maire de La Frette a refusé un permis de construire pour un immeuble de 10 logements. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur le dépassement du coefficient d’emprise au sol maximal de 0,3 fixé par l’article II.1.4 du règlement du PLUi de Bièvre Isère communauté, les rampes d’accès au sous-sol n’ayant pas été incluses dans le calcul de l’emprise. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation et celui fondé sur l’article R. 423-38 du code de l’urbanisme, qui n’impose pas à l’administration d’inviter le pétitionnaire à régulariser son projet. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107148(TA38-2107148)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné plusieurs requêtes liées à un projet de construction sur la commune de Yenne. Il a annulé l'arrêté du 10 mars 2022 retirant la décision de non-opposition à déclaration préalable du 22 mai 2019, au motif que ce retrait était intervenu après l'expiration du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a également annulé l'arrêté du 23 mars 2022 retirant le permis de construire tacite de Mme E..., ainsi que l'arrêté du 18 juin 2020 refusant ce permis. Il a enjoint à la commune de délivrer un certificat de permis de construire tacite et a mis à sa charge les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2510910(TA38-2510910)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour de six mois était légale au regard des articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510926(TA38-2510926)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'avait pas été méconnu, faute pour le requérant d'établir avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510928(TA38-2510928)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté étant signé par un sous-préfet dûment habilité, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, dès lors qu'il avait déjà pu présenter ses observations lors de sa demande d'asile. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2510930(TA38-2510930)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. D... et Mme E... contestant les arrêtés du 25 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La préfète de la Drôme a retiré ces arrêtés le 18 novembre 2025, rendant sans objet les demandes d'annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, les requérants n'étant pas la partie perdante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510945(TA38-2510945)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension, s'est déclaré incompétent pour connaître de la contestation du trop-perçu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 5 699,91 euros, relevant de la compétence de la juridiction judiciaire. En revanche, il a examiné la demande de suspension de la décision de radiation de la liste des demandeurs d'emploi et de suppression des allocations, prise par France Travail. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code du travail relatives à la compétence juridictionnelle.

Résumé IA