Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2513788(TA38-2513788)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de liquidation d'astreintes présentée par M. A..., visant à obtenir l'exécution d'injonctions liées à sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'astreinte prononcée par l'ordonnance du 19 décembre 2024 avait déjà été liquidée définitivement, rendant cette demande sans objet. En revanche, pour l'ordonnance du 27 février 2025, la préfète de l'Isère n'avait pas réexaminé la demande de titre de séjour dans le délai imparti, malgré la délivrance de récépissés. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a donc liquidé provisoirement l'astreinte à 10 000 euros pour la période du 25 avril 2025 au 15 janvier 2026, au bénéfice de M. A....
N° TA38-2302845(TA38-2302845)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., maître de conférences, qui contestait le refus de l'université Grenoble Alpes de lui accorder une mutation prioritaire pour rapprochement de conjoint. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou de procédure en examinant sa candidature selon la procédure de droit commun, dès lors que la mutation sollicitée ne mettait pas fin à la séparation avec son conjoint. Il a également estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, d'incohérence, d'arbitraire ou de méconnaissance du principe d'égalité. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 512-19 et L. 512-21 du code général de la fonction publique et sur l'article 9-3 du décret du 6 juin 1984.
N° TA38-2512445(TA38-2512445)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une requête en exécution d’un jugement, a constaté que la caisse d’allocations familiales de l’Isère n’avait pas versé à Mme B... la somme de 1 500 euros mise à sa charge par un jugement du 4 novembre 2024. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre de la caisse si elle ne justifie pas du versement dans un délai d’un mois. Il a également condamné la caisse à verser 500 euros à Mme B... au titre des frais de l’instance d’exécution.
N° TA38-2512982(TA38-2512982)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d’hébergement de Mme C... B..., ressortissante angolaise en situation irrégulière. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas d’une situation d’urgence particulière au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également considéré qu’aucun moyen sérieux n’était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte.
N° TA38-2513162(TA38-2513162)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 4 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d'hébergement de Mme D..., mère de cinq enfants gravement malades. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque imminent d'expulsion et de l'incompatibilité de l'état de santé des enfants avec une vie à la rue. Il a également retenu que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 441-2-3 III° du code de la construction et de l'habitation et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande dans un délai de deux mois.
N° TA38-2513305(TA38-2513305)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'un ressortissant bangladais occupant indûment un logement destiné aux demandeurs d'asile. La demande d'asile de l'intéressé ayant été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile, son maintien dans les lieux, malgré une mise en demeure, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été reconnues en raison de la saturation du dispositif d'hébergement, qui empêchait la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2513765(TA38-2513765)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête en annulation de la décision de fermeture administrative du commerce « Jum’s Shop » avait déjà été rejetée par une ordonnance du 12 janvier 2026. Par conséquent, la demande de suspension de cette même décision est devenue sans objet. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600027(TA38-2600027)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Grenoble mettant fin au versement des allocations d’aide au retour à l’emploi de Mme A... à compter du 1er janvier 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, faute pour la requérante de justifier de l’impossibilité de faire face à ses charges courantes ou de l’absence de ressources du foyer. Il a également considéré qu’aucun doute sérieux n’existait sur la légalité de la décision, la commune ayant appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du décret n°2019-797 du 26 juillet 2019 en estimant que Mme A... remplissait les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
N° TA38-2302452(TA38-2302452)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la fédération nationale de l'enseignement et de la culture contestant les opérations électorales du comité social d'administration spécial académique de Grenoble. La requérante n'a pas justifié avoir adressé sa contestation préalable à l'autorité administrative dans le délai de cinq jours suivant la proclamation des résultats, comme l'exige l'article 43 du décret n° 2020-1427 du 20 novembre 2020. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA38-2600569(TA38-2600569)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Glières-Val-de-Borne visant à désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. La solution retenue est la nomination d’un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de sécurité. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 531-1 du code de justice administrative. L’expert devra rendre son rapport sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.
N° TA38-2106411(TA38-2106411)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du département de la Drôme de sa requête en plein contentieux, qui visait à obtenir une indemnité provisionnelle de 850 000 euros des sociétés Eiffage TP et CNR. La CNR ayant également accepté ce désistement et retiré ses propres conclusions, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus de litige à juger. En conséquence, il a donné acte de ces désistements et rejeté les conclusions subsidiaires ainsi que la demande de frais de justice présentée par la société Eiffage Génie Civil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302965(TA38-2302965)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre des décisions et contrats relatifs à un projet d’aménagement de la SAGES. Le juge a constaté que le requérant, en sa qualité de tiers aux contrats contestés, ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes entachées d’une irrecevabilité manifeste non régularisable.
N° TA38-2305207(TA38-2305207)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire de 4 258,29 euros émis pour un trop-perçu de salaire. La requérante invoquait l'absence de préavis, une erreur de mention (AED au lieu d'AESH) et sa situation financière difficile. Le tribunal a considéré que ces moyens n'étaient pas suffisamment précis ou étaient manifestement insusceptibles de justifier l'annulation. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA38-2305803(TA38-2305803)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui contestait l'organisation du temps de travail des personnels de la police nationale exerçant de nuit. La requête n'était pas dirigée contre une décision administrative et se bornait à des conclusions à fin d'injonction, en méconnaissance des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405701(TA38-2405701)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de Mme C... épouse A..., qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s'est désistée de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais de procès. Le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros à Mme C... au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407957(TA38-2407957)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de prime d'activité de 28,56 € notifié par la CAF de la Savoie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas, préalablement à sa saisine, exercé le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa procédure.
N° TA38-2409831(TA38-2409831)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le requérant a retiré sa contestation du refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements et de statuer sur les seules questions de frais.
N° TA38-2409918(TA38-2409918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requérante, assistée de son curateur, s’est désistée de sa requête après que la préfète a évoqué son entrée prochaine dans un établissement spécialisé. Par ordonnance du 21 janvier 2026, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, estimé pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement.
N° TA38-2504664(TA38-2504664)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de titre de séjour de la préfète de l’Isère. La requérante maintenait uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre ces frais à la charge de l’État. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte du désistement et statuer sur les frais.
N° TA38-2600588(TA38-2600588)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., parent d'enfant français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la copie de sa requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.