Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 125/1714
N° TA38-2600013(TA38-2600013)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de communication de documents administratifs formée par M. B... à l’encontre du maire de Tain L’Hermitage. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de recours en annulation distinct, comme l’exigent les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative pour qu’une requête en suspension soit recevable. En l’absence de cette requête au fond, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2512830(TA38-2512830)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération n°2025-116 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption plusieurs parcelles. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, notamment en raison de l'irrégularité de la convocation du conseil municipal et du défaut d'avis du service des domaines, en méconnaissance des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2401538(TA38-2401538)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision orale du 8 novembre 2023 par laquelle un agent de la préfecture de l’Isère a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier, constituait une décision faisant grief et était illégal, dès lors que l’absence de présentation du titre de séjour ne figurait pas parmi les pièces obligatoires de l’article R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à la préfète de l’Isère de délivrer un rendez-vous sous huit jours et d’enregistrer la demande, sous astreinte de 80 euros par jour de retard.
N° TA38-2402799(TA38-2402799)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme du 29 février 2024 refusant le regroupement familial pour son épouse. En cours d’instance, la préfète a pris une décision favorable le 18 décembre 2025, abrogeant l’arrêté contesté. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A... au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409553(TA38-2409553)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B... A... pour ses deux filles. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC, et d'une situation professionnelle pérenne, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été prise en application des articles L. 434-2, L. 434-7 et L. 434-8 du même code.
N° TA38-2500840(TA38-2500840)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a annulé la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de délivrer une carte de résident de 10 ans à M. A..., ressortissant camerounais. Le tribunal a jugé que la préfète ne pouvait opposer l’absence de preuve d’une intention de s’établir durablement, cette condition n’étant plus en vigueur, et que le parcours scolaire et professionnel du requérant démontrait une telle intention. La solution retenue s’appuie sur l’article 12 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994 et l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2511364(TA38-2511364)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., enseignante. Celle-ci sollicitait diverses mesures provisoires et indemnitaires (indemnités forfaitaires, remboursement de soins, provision) liées à un accident de service et à la gestion de son congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le juge a estimé que les demandes indemnitaires, visant à obtenir le versement définitif de sommes, ne présentaient pas un caractère conservatoire ou provisoire et que l'urgence n'était pas établie. Concernant la demande de prolongation du temps partiel thérapeutique, une décision administrative était déjà intervenue, rendant l'injonction sans objet.
N° TA38-2511593(TA38-2511593)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé ce rendez-vous après l'introduction de la requête, le juge a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2511597(TA38-2511597)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé à la requérante un rendez-vous et délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 février 2026. Le juge a constaté que la requête avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, rejetant également la demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2511613(TA38-2511613)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour compléter sa demande de titre de séjour. La juridiction a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’administration avait déjà délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale », le plaçant ainsi en situation régulière. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2511646(TA38-2511646)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour ou une décision sur sa demande. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l’administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la condition de l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA38-2511748(TA38-2511748)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A... tendant à obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de son titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète de l'Isère pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui fait obstacle à l’application de l’article L. 521-3. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires, seule l’aide juridictionnelle provisoire étant accordée.
N° TA38-2512846(TA38-2512846)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la délibération n° 2025/124 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption une parcelle. La condition d'urgence a été présumée remplie au bénéfice de la SCCV Villaroger, acquéreur évincé. Le juge a retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la délibération, en raison notamment de l'irrégularité de la convocation du conseil municipal et du défaut de saisine préalable du service des domaines, en méconnaissance des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2512847(TA38-2512847)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la délibération n° 2025/117 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé de préempter une parcelle. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé, la SCCV Villaroger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, notamment en raison de l'irrégularité de la convocation du conseil municipal et du défaut d'avis préalable du service des domaines, en méconnaissance des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2512848(TA38-2512848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération n° 2025/126 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption la parcelle B n°744. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé, la SCCV Villaroger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, en raison de l'irrégularité de la convocation du conseil municipal, faute pour le maire d'avoir procédé lui-même à la convocation et d'avoir respecté le délai de trois jours francs, en méconnaissance des articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales. La suspension a été prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
N° TA38-2512849(TA38-2512849)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération n°2025/129 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption trois parcelles. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé, la SCCV Villaroger. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence d'avis du service des domaines sur le prix de l'immeuble, en méconnaissance de l'article R. 213-21 du code de l'urbanisme, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. Par conséquent, la suspension a été ordonnée, et la demande de la commune tendant à la condamnation de la requérante pour procédure abusive a été rejetée comme irrecevable.
N° TA38-2512851(TA38-2512851)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par la SCCV Villaroger, acquéreur évincé, contre une délibération du conseil municipal de Villaroger du 6 novembre 2025 décidant d’exercer le droit de préemption sur trois parcelles. Le juge des référés a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie pour l’acquéreur évincé. Cependant, il a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la convocation du conseil municipal, de l’absence d’avis du service des domaines ou de l’absence de projet réel d’intérêt général, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, de même que les conclusions de la commune tendant à une amende pour recours abusif, cette demande relevant du pouvoir propre du juge.
N° TA38-2512123(TA38-2512123)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de séjour « retraité ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas avoir accompli les diligences nécessaires pour utiliser le téléservice de l’ANEF avant le 24 mai 2025, et s’étant ainsi placé lui-même dans la situation précaire qu’il invoquait. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-2, et sur la jurisprudence relative à l’appréciation de l’urgence en matière de renouvellement de titre de séjour.
N° TA38-2512835(TA38-2512835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la délibération n° 2025/132 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption une parcelle. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé, la SCCV Villaroger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, en raison notamment de l'irrégularité de la convocation du conseil municipal et du défaut de saisine du service des domaines par le maire, en méconnaissance des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l'urbanisme. La demande de la commune tendant à la condamnation de la requérante pour procédure abusive a été déclarée irrecevable.
N° TA38-2512839(TA38-2512839)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la délibération n°2025/130 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d’acquérir par préemption deux parcelles. La condition d’urgence a été présumée remplie au bénéfice de la SCCV Villaroger, acquéreur évincé. Le juge a retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, en raison notamment de l’irrégularité de la procédure de convocation du conseil municipal et du défaut de saisine préalable du service des domaines par le maire, en méconnaissance des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l’urbanisme.