Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2513741(TA38-2513741)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation de précarité de la requérante, mère de six enfants français, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'affaire est renvoyée au fond pour examen de la légalité du refus.
N° TA38-2600389(TA38-2600389)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de lui proposer un logement social autonome. Le juge a estimé que le droit au logement ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cet article et que les éléments fournis ne démontraient ni une situation d’urgence caractérisée, ni une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2600397(TA38-2600397)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'Union française de lethwei et bando (UFLB). Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral interdisant une manifestation de sports de combat, prévue le 24 janvier 2026, faute de déclaration et d'organisation par une fédération agréée. Le juge a estimé que l'association n'établissait pas en quoi l'arrêté porterait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard des obligations du code du sport. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2600400(TA38-2600400)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait des mesures urgentes pour obtenir la communication de son dossier médical et une prise en charge psychiatrique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’apportant pas d’éléments suffisants démontrant un risque d’altération grave et immédiate de son état de santé. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA38-2600011(TA38-2600011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Alpes Isère Habitat d’une demande de provision de 5 708,95 euros en réparation d’un préjudice subi entre mai 2023 et juin 2025. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête, reconnaissant qu’elle constituait un doublon avec une autre procédure enregistrée sous le n°2511627. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 janvier 2026, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA38-2505742(TA38-2505742)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Carrefour Hypermarchés d’une demande de décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2024. La requérante a également soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contre l’article 63 de la loi de finances pour 2025. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions de la requête excédant le montant de 9 366 euros, correspondant au recalcul du plafonnement tenant compte du coefficient de localisation. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la QPC, le Conseil d’État ayant déjà jugé cette question sans objet, et sur le surplus des conclusions, un dégrèvement partiel ayant été accordé par l’administration.
N° TA38-2512069(TA38-2512069)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de la préfète de l’Isère visant à liquider définitivement l’astreinte prononcée le 29 novembre 2024 à l’encontre de l’État pour le logement de M. B.... Le tribunal a jugé que le refus par M. B. d’un logement proposé le 28 novembre 2024 à Eybens n’était pas légitime, car le logement était adapté à ses besoins et aucune circonstance particulière ne justifiait ce refus. En conséquence, l’État était délié de son obligation de relogement avant le début de l’astreinte, rendant la demande de liquidation sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2512115(TA38-2512115)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 janvier 2026, a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 13 mars 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère, qui devait assurer le logement de M. A... avant le 31 mai 2025. La préfète sollicitait cette liquidation en soutenant que l’intéressé avait refusé un logement proposé en avril 2025, mais le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas démontré un refus légitime et que M. A... n’était logé que depuis le 19 septembre 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, l’astreinte a été fixée à 500 euros, somme due par l’État au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2512954(TA38-2512954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en décharge de la taxe d’habitation pour l’année 2023. L’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité avant le jugement. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête devenue sans objet.
N° TA38-2513647(TA38-2513647)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant sa note de 9,25/20 à l'UE10 du DCG, session 2025. Le juge a estimé que les notes d'épreuves ne sont pas détachables de la décision finale du jury et ne peuvent faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au tribunal de contrôler l'appréciation souveraine du jury sur les mérites d'un candidat. Enfin, les conclusions relatives à la communication de documents ont été jugées irrecevables faute de saisine préalable obligatoire de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), en application des articles L. 342-1 et R. 311-15 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2600343(TA38-2600343)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d’une décision du maire d’Arandon-Passins relative au déplacement d’un arrêt de bus. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle n’est pas accompagnée d’une copie d’une requête en annulation distincte, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. En l’absence de requête au fond, la condition de recevabilité n’est pas remplie, ce qui conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux dépens.
N° TA38-2600168(TA38-2600168)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de regroupement familial formée par M. A... pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de justificatifs médicaux suffisamment circonstanciés pour démontrer un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2600216(TA38-2600216)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension présentée par une agente territoriale, Mme A..., contestant son placement en congé de maladie ordinaire puis son admission à la retraite pour invalidité par le maire de Châteauneuf de Galaure. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'apportant aucune précision concrète sur sa situation personnelle pour établir une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la demande est rejetée sans examen des moyens relatifs à la légalité des arrêtés, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2600231(TA38-2600231)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement en fin de période d’essai de M. B..., agent contractuel du département de la Savoie. La requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie d’une requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. Le juge a donc appliqué l’article L. 522-3 pour rejeter la demande sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2600360(TA38-2600360)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris à l'encontre de M. A... par la préfète de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une mesure d'éloignement. Cependant, il a considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision d'expulsion. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2513229(TA38-2513229)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant d’admettre au séjour M. A..., un ressortissant étranger. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, s’agissant d’une première demande de titre de séjour pour laquelle l’urgence ne peut être présumée, et que les seuls éléments invoqués (situation irrégulière et angoisse) ne constituaient pas des circonstances particulières justifiant une urgence. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.
N° TA38-2600364(TA38-2600364)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. A... qui sollicitait le versement d'une somme de 38 785,79 euros de la part de banques pour un prêt immobilier. Le juge des référés constate que le litige, opposant un particulier à des établissements bancaires pour un refus de prêt, relève du droit privé et non de la compétence du juge administratif. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2600418(TA38-2600418)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par la juge des référés, rejette la requête de Mme C... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la reprise immédiate de la scolarisation de son fils. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation, son enfant étant déscolarisé depuis plusieurs semaines suite à une mesure conservatoire. Le juge estime que la condition d'urgence particulière exigée par ce texte n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier que la mesure conservatoire, qui devait prendre fin le 16 janvier 2026, ne serait pas effectivement levée. La requête est donc rejetée.
N° TA38-2509567(TA38-2509567)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 215 000 euros présentée par M. E... contre l'ONIAM. Le requérant, victime d'un syndrome de Lyell, imputait cette affection iatrogène à la prise de Lamictal. Le juge a estimé que l'imputabilité de ce syndrome au médicament n'était pas sérieusement contestable, en raison d'un test d'allergie négatif et d'une possible infection concomitante à Mycoplasma pneumoniae. Par ailleurs, même si cette imputabilité était retenue, la prescription par un praticien libéral relèverait de la compétence de la juridiction judiciaire en vertu de l'article L. 1142-20 du code de la santé publique.
N° TA38-2509848(TA38-2509848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 25 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.