Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 135/1714
N° TA38-2600023(TA38-2600023)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B..., professeur, contestant le refus du recteur de l’académie de Grenoble de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Lyon, lieu d’affectation de l’agent (Ardèche). Par ordonnance, le tribunal renvoie le dossier au tribunal administratif de Lyon pour qu’il statue en premier ressort.
N° TA38-2600033(TA38-2600033)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte pour inexécution d’une ordonnance du 9 décembre 2025, a constaté que la préfète de l’Isère n’avait pas délivré à Mme A. l’autorisation provisoire de séjour ordonnée. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, il a liquidé provisoirement l’astreinte à 2 900 euros pour la période de retard (29 jours à 100 euros). Il a également augmenté l’astreinte à 200 euros par jour pour l’avenir, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, et condamné l’État à verser 500 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1).
N° TA38-2600099(TA38-2600099)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du syndicat CGT des territoriaux de Villefontaine visant à suspendre la délibération du 8 décembre 2025 supprimant la prime de fin d'année. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les agents ayant perçu une compensation via l'intégration de la prime dans l'Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d'Expertise (IFSE), ce qui neutralise l'atteinte financière alléguée. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la délibération.
N° TA38-2600353(TA38-2600353)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que la requérante ne démontre ni une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni l'urgence particulière requise par la procédure de référé-liberté. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2600355(TA38-2600355)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, requise pour ce type de référé-liberté, n'est pas remplie, car le requérant a saisi le tribunal plusieurs mois après la naissance d'une décision implicite de rejet et ne justifie pas de circonstances imposant une intervention sous 48 heures. La solution retenue est le rejet de la requête, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2600298(TA38-2600298)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer une « attestation de décision ». Le juge a constaté que la demande d'injonction était présentée à titre principal, sans être accompagnée de conclusions en annulation d'une décision administrative, ce qui la rend manifestement irrecevable. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600299(TA38-2600299)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou de décision favorable. Le juge a constaté que la requête au fond de l'intéressé avait déjà été rejetée par une ordonnance du 15 janvier 2026 et que, de surcroît, la demande en référé ne comportait pas de conclusions à fin de suspension, mais uniquement des conclusions à fin d'injonction, la rendant manifestement irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2600310(TA38-2600310)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de la part de la préfète de l'Isère. La requérante, qui avait sollicité l'aide juridictionnelle provisoire pour faire valoir une atteinte grave à une liberté fondamentale, a été admise à ce titre. En l'absence d'objet du litige, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son conseil au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600324(TA38-2600324)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... contestant l'enlèvement de son camping-car par la police municipale d'Aix-les-Bains. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait ni d'une situation d'urgence ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, faute d'éléments probants suffisants. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2513454(TA38-2513454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 décembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et compromettant son contrat d'apprentissage. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la préfecture ayant exigé un acte de naissance de moins de trois mois sans base légale, en méconnaissance des articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2511605(TA38-2511605)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus partiel de remise de dette de la CAF de l'Isère. La requérante s'était bornée à invoquer sa situation financière fragile sans fournir les précisions ou justificatifs demandés. Malgré une invitation à régulariser sa requête, elle n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que le moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA38-2513002(TA38-2513002)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A... dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins, sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé un délai de six semaines. Le requérant avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 4 septembre 2025, sans qu'aucune offre d'hébergement ne lui ait été proposée. Le tribunal a également admis M. A... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2600330(TA38-2600330)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction pour séjourner et travailler. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée) en raison de l'expiration de son document de séjour depuis le 24 décembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par l'article L. 521-2 n'était pas remplie, compte tenu du délai écoulé avant la saisine et de l'existence d'autres voies de droit (référé suspension ou référé mesures utiles). La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2600311(TA38-2600311)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par ce texte n'était pas remplie, notamment en raison du délai de plus d'un an écoulé entre la naissance de la décision implicite et la saisine du tribunal. Il a relevé que le requérant pouvait saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1, moins exigeant en matière d'urgence. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience.
N° TA38-2511794(TA38-2511794)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien marié à une Française, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un document provisoire de séjour et de le convoquer pour instruire sa demande de titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le délai de convocation fixé par la préfecture s'inscrivait dans les délais normaux d'instruction prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La requête a donc été rejetée, sans frais mis à la charge de l'État.
N° TA38-2511982(TA38-2511982)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... épouse D... de ses conclusions principales visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante, qui avait été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, a vu sa demande de frais irrépétibles rejetée. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur l'injonction sollicitée, l'administration ayant fait droit à la demande de rendez-vous en cours d'instance.
N° TA38-2512611(TA38-2512611)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de médiation refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d'hébergement de Mme B... et de sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant quitté volontairement et sans motif légitime l'hébergement d'urgence qui lui avait été proposé, ce qui a contribué à sa situation de rue. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2512723(TA38-2512723)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B... du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) qu'il occupait sans droit. La juridiction a fait droit à la demande de la préfète de la Haute-Savoie, en application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé dans les lieux après l'échéance de son autorisation d'occupation et sur des manquements graves au règlement intérieur du centre, caractérisés par des agissements à caractère sexuel et une bagarre. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée si nécessaire.
N° TA38-2512745(TA38-2512745)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 2 décembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante nigériane. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision privant la requérante de toute possibilité de régularisation et d'examen de sa situation, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté du dernier refus et de son activité professionnelle récente. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2512761(TA38-2512761)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien marié à une Française et père de trois enfants français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ne s'étant pas placé volontairement dans cette situation en raison de son incarcération, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire à M. A... sous un mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.