Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510101(TA38-2510101)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté du 18 août 2025 de la préfète de la Haute-Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par délégation et suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, il a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de la situation personnelle et familiale de la requérante.
N° TA38-2509017(TA38-2509017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur d'appréciation concernant l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que, compte tenu de la très courte durée de son séjour (moins d'un an) et de l'absence de preuves de risques en cas de retour, la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles 8 de la CEDH et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2108237(TA38-2108237)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Tresserve à la SCI MCM Gestion pour une villa et un garage. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'incohérence du dossier de permis de construire, la méconnaissance du plan d'implantation du lotissement (devenu caduc), et les violations alléguées du règlement du PLUi et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 442-9, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2202017(TA38-2202017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mmes B... et C... E... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral, fondée sur la communication incomplète du dossier médical de leur mère décédée, en application des articles L. 1110-4 et L. 1111-7 du code de la santé publique. Les requérantes estimaient que cette absence de pièces les privait d’une chance de démontrer une faute médicale lors d’une ponction lombaire. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que le caractère incomplet du dossier médical n’est pas en soi constitutif d’un manquement fautif engageant la responsabilité de l’hôpital. Il a également relevé que les expertises médicales antérieures avaient déjà établi l’absence de lien de causalité entre la ponction et le décès, et que la transmission partielle permettait de retracer la chronologie des soins. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2404131(TA38-2404131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCCV Mérifraisse d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune des Allues de lui délivrer un certificat de prorogation tacite de validité d’un permis de construire. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 27 novembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement, considérant que rien ne s’opposait à cette demande. La décision a été rendue sur le fondement du code de justice administrative.
N° TA38-2406315(TA38-2406315)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. G... et autres demandant l’annulation d’un permis d’aménager un lotissement de quatre lots délivré par le maire de Saint-Nicolas-La-Chapelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’insuffisance du dossier de demande, estimant que les plans fournis représentaient la voie de desserte interne et que l’absence de précision sur le raccordement de chaque lot n’était pas de nature à fausser l’appréciation de l’administration. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment l’article R. 441-3.
N° TA38-2408503(TA38-2408503)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les SCI Tovats, Allobroges et Cogeco d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 16 mai 2024 du maire de Crest-Voland accordant un permis de construire à la société MGM pour treize logements. Après avoir donné acte du désistement de la SCI Cogeco, le tribunal a examiné la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir des requérantes au regard de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2409333(TA38-2409333)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI La Bergerie. Celle-ci demandait l’annulation d’un arrêté du maire de La Plagne Tarentaise refusant un permis de construire, ou à défaut, une indemnisation. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, la SCI n’étant pas le pétitionnaire et ne justifiant pas d’un intérêt suffisant en sa seule qualité de propriétaire du terrain. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA38-2409810(TA38-2409810)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en 2030. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, prononçant un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de M. B... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2510748(TA38-2510748)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant gambien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que, malgré une présence de six ans en France, M. B... ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable ni de liens personnels suffisamment intenses pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a donc été jugée légale.
N° TA38-2508056(TA38-2508056)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 13 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les craintes de l'intéressé en cas de retour en Russie, liées à la mobilisation de son fils ou à ses opinions politiques, n'étaient pas établies. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, des articles L. 513-2 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
N° TA38-2508058(TA38-2508058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant russe, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les craintes de l'intéressé en cas de retour en Russie (mobilisation, origine arménienne, participation à une manifestation) n'étaient pas établies. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des articles L. 513-2 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés.
N° TA38-2510729(TA38-2510729)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 lui retirant sa carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la décision de retrait était fondée sur l'article L. 432-5-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une fraude commise par le requérant pour obtenir son titre. Il a également jugé que les autres décisions étaient légales et proportionnées, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou d'une erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
N° TA38-2513541(TA38-2513541)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de regroupement familial. La préfète n'ayant pas exécuté cette injonction, le tribunal a assorti celle-ci d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA38-2513594(TA38-2513594)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses demandes de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante a maintenu sa demande au titre des frais d'instance. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B... la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513721(TA38-2513721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 septembre 2025 par lequel la maire de Génissieux avait retiré sa décision de non-opposition et s'était opposée à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'un relais de télécommunication. La condition d'urgence a été présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision de retrait, notamment en raison d'un vice de procédure. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de l'arrêté contesté.
N° TA38-2301792(TA38-2301792)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la remise en état de son terrain, après l’ouverture d’un chemin public par la commune de Queige. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti, malgré la transmission d’une attestation notariale non datée. Par ordonnance du 13 janvier 2026, la présidente de la 4ème chambre a constaté le désistement d’office de Mme B... et en a donné acte.
N° TA38-2500987(TA38-2500987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction concernant sa demande de regroupement familial pour son épouse, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a prononcé une ordonnance en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code. En conséquence, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice, sans qu'il soit statué sur le fond du litige relatif au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506307(TA38-2506307)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le département de l'Isère d'une demande d'éclaircissement sur l'exécution d'un jugement du 18 mars 2025, fondée sur l'article R. 921-1 du code de justice administrative. Cette demande, enregistrée par erreur comme un recours en interprétation, a été rayée du registre du greffe. La juridiction a ainsi requalifié la procédure, considérant qu'il ne s'agissait pas d'un nouveau contentieux mais d'une simple demande d'éclaircissement adressée au président.
N° TA38-2510239(TA38-2510239)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement de M. A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s’être désisté. L’ordonnance admet toutefois provisoirement M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.