Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405376(TA38-2405376)
Le tribunal administratif de Grenoble a examiné les recours de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus de délivrance d’un certificat de résidence et l’arrêté préfectoral du 21 juillet 2025 portant refus de titre, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Statuant sur le fondement de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, le tribunal a annulé l’arrêté attaqué, enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence d’un an et supprimé le signalement aux fins de non-admission dans le système Schengen. Il a également mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2508710(TA38-2508710)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante angolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et la violation des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2512379(TA38-2512379)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme A... D... qui sollicitaient le remboursement anticipé de 9 165 euros d'acomptes de prélèvement à la source versés en 2025, suite à la cessation d'activité professionnelle de Mme A... D.... Le juge a estimé que l'obligation de restitution n'était pas sérieusement contestable, car les articles 204 A et 204 L du code général des impôts ne prévoient un remboursement qu'après le 31 décembre de l'année concernée, et permettent seulement l'arrêt des versements futurs, sans restitution anticipée. La demande d'indemnité pour résistance abusive et celle au titre des frais d'instance ont également été rejetées.
N° TA38-2513143(TA38-2513143)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rétrogradation de Mme A..., aide-soignante au sein du groupement hospitalier Portes de Provence. La requérante contestait sa rétrogradation au grade d'adjoint administratif, intervenue suite à une inaptitude médicale et à une suspension pour non-respect de l'obligation vaccinale, invoquant notamment l'urgence et plusieurs moyens de légalité. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, la perte de revenus et les difficultés financières invoquées ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La requête a été rejetée, et les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA38-2513392(TA38-2513392)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension d’un arrêté préfectoral du 11 mars 2025 autorisant le défrichement de 500 m² de bois sur la commune de Villard-sur-Doron. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment au regard des articles L. 341-5 et R. 341-1 du code forestier. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2600002(TA38-2600002)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 28 décembre 2025 prolongeant de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français. La décision, fondée sur les articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée légale car elle tient compte de la menace pour l'ordre public, de l'absence d'attaches familiales en France et de l'inexécution de la mesure d'éloignement initiale. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant la prolongation proportionnée.
N° TA38-2600012(TA38-2600012)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé. Les décisions attaquées ont été validées sur le fondement des articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2306487(TA38-2306487)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A... et Mme B... de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du maire de Manigod du 26 juin 2023 portant opposition à leur déclaration préalable. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête ne présentait plus à juger. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2408357(TA38-2408357)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 12 janvier 2026, a donné acte du désistement pur et simple de Mme A... et de la SCI les Cimes de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gervais-les-Bains à la SAS Dômes de Miages. Ce désistement a été accepté sans opposition, mettant fin à l'instance. La commune, qui demandait la condamnation des requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a vu sa demande rejetée. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408358(TA38-2408358)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SCI les Cimes de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire accordé par le maire de Saint Gervais les Bains. La requête visait l’annulation de l’arrêté du 29 avril 2024 et du rejet du recours gracieux. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte de ce désistement. Les conclusions de la commune tendant à la condamnation de la SCI requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA38-2500738(TA38-2500738)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné l'extension des opérations d'expertise déjà prescrites concernant les désordres affectant le gymnase et le pôle culturel du pays d'Alby. Cette extension vise à inclure de nouvelles parties (sociétés Arborescence, Viatech/TECTA, APAVE, Abeille Iard, Métallerie du Forez, BMRA et Guard industrie) et à compléter la mission de l'expert sur les fissures de la dalle et les infiltrations, conformément à l'article R. 532-3 du code de justice administrative. La demande de mise hors de cause de M. D... a été rejetée, son intervention en tant que conseil en ergonomie étant jugée insuffisante pour l'exclure de la procédure. La mission de l'expert a été précisée pour inclure l'évaluation de la vétusté et de l'éventuelle plus-value des travaux, comme demandé par les assureurs.
N° TA38-2504302(TA38-2504302)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour. La requérante, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2511886(TA38-2511886)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 12 janvier 2026, a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A... contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Drôme de lui octroyer l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a constaté que, en application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015, a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Valence.
N° TA38-2512710(TA38-2512710)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 18 mars 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour sous astreinte et condamnait l'État à lui verser 800 euros. La préfète ayant délivré un titre de séjour à M. A... le 7 avril 2025, soit avant l'expiration du délai imparti, le tribunal a constaté que l'injonction était entièrement exécutée et a rejeté la demande de liquidation de l'astreinte. S'agissant de la somme de 800 euros, le tribunal a rappelé que les dispositions de l'article L. 911-9 du code de justice administrative permettent au créancier de s'adresser directement au comptable public en cas de non-paiement, rendant la demande d'injonction sans objet. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2512724(TA38-2512724)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise de dette de la caisse d'allocations familiales. Le requérant s'était borné à invoquer sa situation financière fragile sans fournir de précisions ni de justificatifs, malgré une invitation à régulariser sa requête. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2506473(TA38-2506473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Loisin ne s’opposant pas à une déclaration préalable de M. B.... M. A... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, M. A... a été condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de procès.
N° TA38-2506982(TA38-2506982)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la société David Curie Immo et de M. A... de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté du maire de Margencel refusant un permis d’aménager. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’affaire a été close sans examen au fond. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2513766(TA38-2513766)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre une lettre du 9 décembre 2025 de la préfète de l’Isère. Cette lettre, qui invitait le requérant à présenter ses observations préalablement à une éventuelle fermeture administrative de son établissement sur le fondement de l’article L. 332-1 du code de la sécurité intérieure, a été qualifiée de simple mesure préparatoire ne faisant pas grief. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, une telle requête, non régularisable, ne peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir.
N° TA38-2511338(TA38-2511338)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la CDAPH de la Haute-Savoie rejetant sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH), s’est déclaré incompétent. Il a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 821-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2511357(TA38-2511357)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... dans le cadre de son recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour. Le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, malgré un avis de réception non réclamé. En application de cet article, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions, ce dont le tribunal donne acte par ordonnance.