Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600169(TA38-2600169)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... demandant la reprise immédiate de la scolarisation de son enfant B... A.... La requérante soutenait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation en raison d'une mesure conservatoire d'exclusion prise le 6 janvier 2026 par le principal du collège. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la mesure, fondée sur l'article D. 511-33 du code de l'éducation pour un acte de violence, présentait un caractère conservatoire et ne justifiait pas une intervention dans les quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience publique, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510713(TA38-2510713)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait son licenciement. Le juge a requalifié la demande en recours contre l'autorisation administrative de licenciement délivrée par l'inspectrice du travail, seul acte relevant de sa compétence. Les moyens soulevés par le requérant, tirés du caractère infondé des motifs et de l'existence d'un harcèlement, ont été jugés insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou non assorties de précisions suffisantes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509232(TA38-2509232)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. et Mme D..., ressortissants turcs, contre un arrêté préfectoral du 18 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la motivation des décisions, la violation de leur droit d'être entendus, et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ainsi qu'à l'intérêt supérieur de leurs enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la préfète de l'Isère n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2513310(TA38-2513310)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 29 novembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en matière de renouvellement de titre de séjour et que le requérant justifiait d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, son dossier devant être regardé comme complet. En conséquence, il a enjoint à la préfète de rouvrir l'examen de la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail, sous astreinte. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513559(TA38-2513559)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère a indiqué avoir pris une décision favorable de renouvellement de sa carte de résident algérien. La requérante, qui avait contesté un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a ainsi obtenu satisfaction sur le fond du litige. Le tribunal a rejeté sa demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2511214(TA38-2511214)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un litige l’opposant à l’Agence de recouvrement des impayés de pension alimentaire (ARIPA) concernant une dette de pension due pour ses enfants. Par ordonnance du 9 janvier 2026, la magistrate désignée a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Elle a rappelé que, en application des articles 373-2-2 du code civil et L. 582-1 du code de la sécurité sociale, seules les juridictions judiciaires (juge aux affaires familiales) sont compétentes pour connaître des litiges relatifs aux pensions alimentaires. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511220(TA38-2511220)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait uniquement la méconnaissance de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispositions abrogées depuis le 1er mai 2021 par l'ordonnance n° 2020-1733. Ce moyen a été jugé inopérant, car fondé sur des textes plus en vigueur. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600084(TA38-2600084)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... qui demandait à la préfète de l'Isère d'examiner sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document de séjour et de travail. Le juge estime que la requérante n'a pas précisé les libertés fondamentales auxquelles il aurait été porté une atteinte grave et manifestement illégale. Il relève également que l'urgence particulière requise par cette procédure n'est pas caractérisée, notamment en raison du délai de saisine (plus de deux semaines après l'expiration de son attestation). La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2205084(TA38-2205084)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l'annulation du refus implicite du maire de La Morte d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leur parcelle en zone d'inconstructibilité pour risques naturels (chutes de blocs et crue torrentielle). Le tribunal a jugé que, malgré l'autorité de la chose jugée d'un précédent jugement, les nouvelles études produites constituaient des circonstances de fait nouvelles permettant un réexamen. Sur le fond, le tribunal a estimé que le classement litigieux n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 151-31 du code de l'urbanisme, compte tenu de la persistance des risques naturels sur le secteur.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205483(TA38-2205483)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant la délibération du conseil municipal de Valence autorisant la cession de parcelles à la mutuelle Samir pour un projet de résidence senior. Le tribunal a jugé que l'information des conseillers municipaux était suffisante, la délibération et les documents joints (plan, avis des domaines, offre d'achat) permettant un vote éclairé, et que le groupement de trois délibérations similaires n'avait pas entravé ce droit. Il a également estimé que le moyen tiré de l'insuffisance du prix de vente, inférieur à l'évaluation domaniale, n'était pas fondé, la commune pouvant consentir une décote pour un motif d'intérêt général lié au projet d'aménagement urbain. Enfin, l'absence de publicité préalable auprès des riverains n'a pas été retenue comme un vice de procédure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203538(TA38-2203538)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune de Beaurepaire. Celle-ci demandait l'annulation du refus du recteur de l'académie de Grenoble de lui accorder un accompagnement financier pour compenser l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à trois ans, prévu par la loi du 26 juillet 2019. Le tribunal a estimé que le recteur n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en se fondant sur les dispositions de l'article 17 de cette loi et de l'arrêté du 30 décembre 2019, car la commune n'avait pas justifié de dépenses supplémentaires éligibles pour les années scolaires concernées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la commune.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204166(TA38-2204166)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Meylan du 6 avril 2022 lui refusant le raccordement au réseau d’eau potable de sa parcelle, fondée sur l’article L. 111-12 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que le maire ne peut s’opposer à un raccordement sur le seul fondement d’une non-conformité aux règles d’urbanisme, mais uniquement en l’absence d’autorisation de construire ou d’agrément pour un bâtiment ou une installation. En l’espèce, les infractions constatées (déboisement et remblais) ne constituent pas des constructions, locaux ou installations soumis à autorisation, rendant le motif de refus illégal. Par conséquent, le tribunal a annulé les décisions attaquées et enjoint à la commune de faire droit à la demande de raccordement, sans astreinte, en application des articles L. 111-12 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205484(TA38-2205484)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Valence autorisant la cession d'une parcelle à la société Giammatteo pour un projet immobilier. Le requérant soutenait notamment que le prix de vente était sous-évalué et que l'information des élus avait été insuffisante. Le tribunal a jugé que l'information fournie aux conseillers municipaux, comprenant le projet de délibération, un plan et l'avis des domaines, était suffisante au regard de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que la présentation groupée de plusieurs cessions n'avait pas nui à la qualité du vote. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2104048(TA38-2104048)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions de refus d'octroi du fonds de solidarité pour les mois d'octobre 2020 à mars 2021 opposées à la société Be your boss. La juridiction a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées, car elles ne comportaient pas l'énoncé des considérations de droit requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer les demandes de la société.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508931(TA38-2508931)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du 7 août 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation professionnelle de l'intéressé, qui occupait depuis plus de douze mois un emploi d'ouvrier non qualifié dans un métier en tension, conformément à l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508946(TA38-2508946)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjoint de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la communauté de vie avec son épouse française ayant pris fin. Il a également écarté les moyens relatifs à l'erreur de fait et à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de liens familiaux suffisamment établis en France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-1) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106605(TA38-2106605)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société G & C France d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la direction générale des finances publiques de lui accorder une subvention du fonds de solidarité pour le mois de mai 2021. La société soutenait remplir les conditions, notamment en retenant le chiffre d’affaires mensuel moyen de 2019 comme référence pour démontrer une baisse d’au moins 50 %. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°2020-371 du 30 mars 2020, qui fixent les modalités de calcul de la perte de chiffre d’affaires et les options de référence. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête, confirmant ainsi la décision de refus de l’administration.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2106769(TA38-2106769)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le refus de la direction générale des finances publiques d’accorder à la société Clem une subvention du fonds de solidarité pour mars 2021. La société contestait ce refus en soutenant que son chiffre d’affaires de référence pour mars 2019 était justifié, incluant des factures émises en 2018 pour des prestations réalisées en 2019. Le tribunal a annulé la décision du 9 août 2021, jugeant que, pour une entreprise à comptabilité commerciale, le chiffre d’affaires doit être rattaché à l’exercice d’achèvement de la prestation, et non à la date d’émission de la facture. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n°2020-371 du 30 mars 2020 et de l’ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201587(TA38-2201587)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 15 octobre 2021 par lequel le maire de Murianette avait refusé à la société Gilles Trignat Résidences un permis de construire pour deux bâtiments de 51 logements. Le tribunal a jugé que le maire avait appliqué à tort les règles d'urbanisme en vigueur à la date de sa décision, alors que le projet bénéficiait du droit à permis de construire acquis en application de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, en raison d'une déclaration préalable de lotissement obtenue le 22 décembre 2020. Par conséquent, les motifs de refus fondés sur les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal de Grenoble Alpes Métropole dans sa version postérieure à cette date étaient illégaux. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de refus et de la décision de rejet du recours gracieux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507228(TA38-2507228)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie obligeait M. B., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entachée d'erreurs de fait, M. B. justifiant d'une entrée récente et d'un titre de séjour italien en cours de validité. Par voie de conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour ont également été annulées.

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