Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2513624(TA38-2513624)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante iranienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité disposant d'une délégation régulière et qu'elle était suffisamment motivée au regard des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'information prévue par les articles L. 551-9, L. 551-10, D. 551-16 et R. 551-23 du CESEDA avait été correctement délivrée à la requérante, qui en avait attesté. Enfin, le tribunal a considéré que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, Mme C. n'ayant pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, justifiant ainsi l'application de l'article L. 551-15 du CESEDA.
N° TA38-2511240(TA38-2511240)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de sa demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. La requête, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, est devenue sans objet en raison de ce désistement pur et simple. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2513096(TA38-2513096)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié une précédente ordonnance du 28 octobre 2025 qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de Mme B... et de statuer sur son droit au séjour. Constatant l'inexécution de cette injonction sans justification, le juge a assorti la nouvelle injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard et a ordonné la délivrance d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 48 heures. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative, L. 761-1 du même code, et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2513177(TA38-2513177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution des décisions de la préfète de l’Isère refusant d’enregistrer les demandes de titre de séjour de M. et Mme A..., ressortissants kosovars. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle des requérants, parents de trois enfants et exerçant des activités professionnelles. Il a également considéré que le moyen tiré du caractère complet de leur dossier était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des refus, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2513300(TA38-2513300)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, modifie une précédente ordonnance du 23 septembre 2025 qui avait enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant l'inexécution de ces injonctions, le juge des référés assortit ces mesures d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la nouvelle ordonnance. Il met également à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2513348(TA38-2513348)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution du refus implicite de renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. A..., ressortissant britannique marié à une Française. Le juge a retenu l’urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2513351(TA38-2513351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête de M. A... tendant à la suspension de la décision de clôture de sa demande de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée et rouvert l’instruction de sa demande. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2513616(TA38-2513616)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 décembre 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. A... C..., ressortissant tunisien confié à l'aide sociale à l'enfance (ASE) avant ses 16 ans, à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas le droit au séjour de plein droit du requérant sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son placement à l'ASE et de son suivi en contrat jeune majeur. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour ont été annulées.
N° TA38-2513652(TA38-2513652)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C..., ressortissante russe, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de la rétablir dans le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen réel de sa situation. Il a notamment jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les explications fournies par Mme C... sur son départ du logement étaient insuffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 551-10 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la directive 2013/33/UE.
N° TA38-2512787(TA38-2512787)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de Mme B... C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de l’Isère le 4 septembre 2025 pour un hébergement d’urgence. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a constaté qu’aucune offre d’hébergement adaptée n’avait été proposée à l’intéressée. Il a donc ordonné à la préfète de l’Isère de l’accueillir dans une structure adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante a également été admise provisoirement à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2513789(TA38-2513789)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension de retenues sur salaire opérées par la caisse d'allocations familiales au titre d'une pension alimentaire pour sa fille. Le juge a estimé que ce litige, relatif à la fixation et au recouvrement d'une pension alimentaire, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge aux affaires familiales) et non de l'ordre administratif. En application des articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA38-2600038(TA38-2600038)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours contestant le refus de la caisse d’allocations familiales de la Savoie de lui accorder la prestation partagée d’éducation de l’enfant. Le tribunal a constaté que ce litige, portant sur une prestation familiale relevant du code de la sécurité sociale, ressortit à la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du même code. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
N° TA38-2600039(TA38-2600039)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision de cessation de versement de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) présentée par Mme B... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté son incompétence matérielle, les litiges relatifs à l’AAH relevant, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans audience, en vertu de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2600058(TA38-2600058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante invoquait une atteinte à sa liberté fondamentale d’emploi et de séjour, mais le juge a estimé que les circonstances invoquées, notamment la perte de son autorisation de travail et de séjour, ne caractérisaient pas une situation d’urgence justifiant une intervention à très bref délai. En conséquence, la condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2513199(TA38-2513199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de renouveler le titre de séjour de Mme A... B..., ressortissante brésilienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour sous 48 heures, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 960 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2513148(TA38-2513148)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille, dont sa fille reconnue réfugiée. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures.
N° TA38-2512447(TA38-2512447)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... d’une requête en référé suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, visant à suspendre la décision 48 SI du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 7 janvier 2026. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du même jour, il a donné acte du désistement de Mme C... et a clos l’instance.
N° TA38-2510809(TA38-2510809)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 10 décembre 2024 ayant annulé une prolongation d'assignation à résidence et enjoint la restitution d'un passeport, ainsi que le versement de 900 euros au titre de l'aide juridique. La préfète de l'Isère a restitué le passeport, rendant cette partie de la demande sans objet. En revanche, le tribunal a enjoint à la préfète de verser la somme de 900 euros sur le compte CARPA de l'avocat du requérant, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et L. 911-9 du code de justice administrative.
N° TA38-2511235(TA38-2511235)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé à la requérante l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 3 mars 2026. Le juge des référés a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2513499(TA38-2513499)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par l’Établissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes (EPORA) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise préventive avant des travaux de démolition liés au projet de requalification « Espace Sauvage » à Saint-Sorlin-en-Valloire. La mission confiée à l’expert consiste à dresser un état descriptif et qualitatif des immeubles et ouvrages situés à proximité du chantier, à recenser les dégradations existantes et à évaluer les risques de dommages. Cette mesure utile vise à prévenir d’éventuels litiges en matière de travaux publics.