Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501836(TA38-2501836)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A... comme irrecevable pour tardiveté. La demande visait l'annulation de la décision implicite de rejet de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) concernant le retrait d'une prime de transition énergétique. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas contesté dans les délais la première décision implicite de rejet de leur recours administratif préalable obligatoire, rendant définitive cette décision. La seconde décision attaquée a été qualifiée de purement confirmative, ne rouvrant pas le délai de recours contentieux. La solution est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408482(TA38-2408482)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... tendant à l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "membre de famille d'un citoyen de l'Union". Cette solution a été retenue car, en cours d'instance, la préfète de l'Isère a pris une décision favorable sur sa demande et lui a délivré un document provisoire de séjour. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont ainsi perdu leur objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais d'instance présentée par le requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2403544(TA38-2403544)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement de M. B... de ses conclusions principales en annulation et injonction, dirigées contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Ce désistement a été considéré comme pur et simple, et le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions de M. B... tendant au remboursement des frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2401506(TA38-2401506)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre les délibérations du conseil municipal de La Côte-d’Arbroz autorisant la cession de parcelles à la société Care promotion Arc Alpin. Ce désistement est intervenu à la suite d’une demande de confirmation du maintien des conclusions adressée au requérant sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, restée sans réponse dans le délai d’un mois. En conséquence, l’ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2513499(TA38-2513499)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par l’Établissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes (EPORA) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise préventive avant des travaux de démolition liés au projet de requalification « Espace Sauvage » à Saint-Sorlin-en-Valloire. La mission confiée à l’expert consiste à dresser un état descriptif et qualitatif des immeubles et ouvrages situés à proximité du chantier, à recenser les dégradations existantes et à évaluer les risques de dommages. Cette mesure utile vise à prévenir d’éventuels litiges en matière de travaux publics.
N° TA38-2511235(TA38-2511235)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé à la requérante l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 3 mars 2026. Le juge des référés a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2510809(TA38-2510809)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 10 décembre 2024 ayant annulé une prolongation d'assignation à résidence et enjoint la restitution d'un passeport, ainsi que le versement de 900 euros au titre de l'aide juridique. La préfète de l'Isère a restitué le passeport, rendant cette partie de la demande sans objet. En revanche, le tribunal a enjoint à la préfète de verser la somme de 900 euros sur le compte CARPA de l'avocat du requérant, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et L. 911-9 du code de justice administrative.
N° TA38-2505435(TA38-2505435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions principales (annulation et injonction) dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. La requérante ayant abandonné ces demandes, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus de litige sur le fond. En revanche, ses conclusions accessoires relatives aux frais d'instance ont été rejetées, le juge estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. Cette décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA38-2511212(TA38-2511212)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant à obtenir le remboursement de soins médicaux par la caisse primaire d’assurance maladie. Le juge a constaté que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, lequel est de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512680(TA38-2512680)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B... dans une structure d'hébergement adaptée, conformément à la décision de la commission de médiation du 24 juillet 2025 qui l'avait reconnu prioritaire. Le juge a constaté qu'aucune offre d'hébergement n'avait été proposée à l'intéressé, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance. Par ailleurs, M. B... a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2200408(TA38-2200408)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamédis, agissant en qualité de tiers payeur pour des organismes complémentaires, d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par le centre hospitalier Albertville-Moûtiers, relatif à des frais de SMUR. La société soutenait que ces frais ne pouvaient être mis à la charge des tiers payeurs et que l’autre titre de recettes avait déjà été payé. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 162-23-15, D. 162-6, D. 162-8, L. 160-13 et R. 160-16 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les arrêtés des 28 juin 2016 et 4 mai 2017. Il a jugé que les frais de transport SMUR sont financés par la dotation nationale de financement des missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation (MIGAC), à l'exclusion de la part incombant à d'autres financeurs, et que la participation forfaitaire et la franchise laissées à la charge de l'assuré pour les transports sanitaires ne s'appliquent pas aux transports d'urgence. Par conséquent, le titre de recettes
N° TA38-2108606(TA38-2108606)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Chambéry pour l’extension d’une maison. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, l’adjoint à l’urbanisme bénéficiant d’une délégation régulière. Il a ensuite jugé inopérant le moyen contestant le classement en zone UGd du PLUi, les requérants n’ayant pas invoqué les dispositions du plan antérieur qui auraient été remises en vigueur. Enfin, il a estimé que le projet ne méconnaissait pas les articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et 5.3 du règlement du PLUi, ni l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) thématique.
N° TA38-2408232(TA38-2408232)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l’immeuble « Les rives du Lac » visant à l’annulation du permis de construire délivré le 24 avril 2024 par le maire d’Aix-Les-Bains à la société Nexity IR Programmes Alpes pour la construction de deux bâtiments de 68 logements et surfaces commerciales. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la complétude du dossier de demande de permis de construire, à la légalité de la zone d’aménagement concerté (ZAC) et du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), ainsi qu’à la méconnaissance de diverses dispositions du code de l’urbanisme et du code de l’environnement. Il a jugé que l’ensemble des moyens n’étaient pas fondés, en s’appuyant sur les articles R. 431-5, R. 431-8, R. 431-10 du code de l’urbanisme, l’article L. 121-13 du même code, et l’article R. 122-2-1 du code de l’environnement, entre autres.
N° TA38-2509244(TA38-2509244)
Le Tribunal administratif de Grenoble (5ème chambre) a annulé l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que la préfète s'était fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, mais que l'administration n'avait pas produit cet avis ni le dossier médical, malgré une demande du tribunal, privant ainsi le juge de la possibilité de contrôler la légalité de la décision au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus de titre de séjour a été jugé illégal, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.
N° TA38-2510953(TA38-2510953)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de provision de 100 000 euros présentée par Mme A... contre le centre hospitalier Métropole Savoie pour une faute médicale survenue en 1993. La requête est irrecevable faute pour la requérante d’avoir justifié d’une demande préalable d’indemnisation provisionnelle adressée à l’administration, conformément aux articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative. La circonstance qu’une demande préalable ait été formée dans une autre instance au fond ne supplée pas cette absence.
N° TA38-2508756(TA38-2508756)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Valence autorisant la cession d'un terrain à la société Rampa réalisations. Le juge a constaté que les huit premiers moyens soulevés par le requérant (notamment le non-respect de la mise en concurrence, du PLU ou du prix des Domaines) n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et que le neuvième moyen (détournement de pouvoir) était manifestement insusceptible d'être accueilli. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
N° TA38-2509372(TA38-2509372)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du conseil départemental de la Haute-Savoie de prendre en charge financièrement le transport scolaire de sa fille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante s'est bornée à évoquer les problèmes médicaux de son enfant sans préciser les textes ou principes juridiques qui auraient été méconnus. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande par ordonnance, faute pour les moyens invoqués d'être assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA38-2509880(TA38-2509880)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident. Le juge a rejeté sa demande de frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, clôt ainsi le litige sans condamnation de l’État.
N° TA38-2510263(TA38-2510263)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme C... demandant l’annulation d’une délibération du conseil municipal de Saint-Michel-de-Maurienne du 7 février 2020 accordant la protection fonctionnelle au maire, ainsi que des titres exécutoires de janvier 2021. Le tribunal a appliqué le principe de sécurité juridique, estimant que les requérants, ayant eu connaissance de la délibération au plus tard le 5 octobre 2021, disposaient d’un délai raisonnable d’un an pour agir, délai expiré lors de l’enregistrement de leur requête le 1er octobre 2025. Les conclusions contre les titres exécutoires ont été jugées également tardives pour les mêmes motifs. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2510457(TA38-2510457)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu d’aide au retour à l’emploi de 1 542,70 euros notifié par France Travail. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu’il relève de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui maintiennent le régime contentieux antérieur pour les prestations d’assurance chômage, et sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.