Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513011(TA38-2513011)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais mineur non accompagné, qui demandait l'annulation du refus implicite de la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande d'asile. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car un mineur non accompagné ne peut déposer une demande d'asile sans l'assistance d'un administrateur ad hoc, et qu'aucune décision de refus n'était établie en l'absence de cette désignation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 521-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2512631(TA38-2512631)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne la demande de Mme A... visant à obtenir l'exécution forcée d'une précédente injonction d'hébergement d'urgence, prononcée le 2 septembre 2025 sous astreinte de 500 euros par mois. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 17 avril 2025 sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, sollicitait la liquidation de l'astreinte et une nouvelle injonction. Le tribunal rejette la requête comme manifestement irrecevable, au motif que le législateur a instauré une procédure spécifique de liquidation de l'astreinte (article R. 778-8 du code de justice administrative), excluant le recours à la procédure de droit commun de l'article L. 911-4. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2600025(TA38-2600025)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles, compétent car le requérant était placé en centre de rétention à Plaisir (78) lors de l’introduction de sa requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2509231(TA38-2509231)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 30 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant angolais, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a estimé que M. A... justifiait à la fois de motifs exceptionnels et de considérations humanitaires, compte tenu de son parcours de sortie de la prostitution, de son intégration professionnelle et sociale, et de la présence de sa famille en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509230(TA38-2509230)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a jugé que la décision de refuser un délai de départ volontaire était fondée sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2512984(TA38-2512984)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A... Wa'a épouse B... d'une demande d'astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance du 28 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer un document provisoire de séjour et de travail. La préfète n'ayant pas prouvé avoir exécuté cette injonction, le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, il a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. L'Etat a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513494(TA38-2513494)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du 17 décembre 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités slovènes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été régulièrement mené. Il a également jugé que M. A... n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Slovénie et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513530(TA38-2513530)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 19 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit d'être entendu et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'attaches personnelles stables en France. Elle a également rejeté les arguments relatifs aux risques en cas de retour en Algérie, faute de preuves, et a jugé que l'assignation à résidence était suffisamment motivée et conforme aux articles L. 731-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513610(TA38-2513610)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 15 décembre 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, compte tenu de sa durée et de l'obligation de se présenter quotidiennement au commissariat. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et des demandes accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513619(TA38-2513619)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du 22 décembre 2025 par lequel la préfète du Rhône a ordonné sa remise aux autorités hongroises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Elle a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 3 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a validé le transfert vers la Hongrie, Etat responsable de l'examen de la demande d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407264(TA38-2407264)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre la délibération du conseil municipal d’Izeron du 29 avril 2024 approuvant la modification du périmètre d’une zone agricole protégée. Le juge a estimé que cette délibération constituait un simple acte préparatoire à l’arrêté préfectoral pris le 1er juillet 2024 sur le fondement de l’article L. 112-2 du code rural et de la pêche maritime, et non une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407265(TA38-2407265)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci visait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Cognin-les-Gorges approuvant la modification du périmètre d'une zone agricole protégée. Le tribunal a jugé que cette délibération constituait un simple acte préparatoire à l'arrêté préfectoral pris sur le fondement de l'article L. 112-2 du code rural et de la pêche maritime, et non une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2407815(TA38-2407815)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., qui sollicitait un « geste commercial » après un incident lié à la présence de guêpes lors de la location d’une salle des fêtes communale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne demandait ni l’annulation d’une décision administrative, ni la condamnation de la commune à une indemnité, et était dépourvue de moyens au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans régularisation. Les conclusions de la commune au titre des frais d’instance ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501815(TA38-2501815)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l’ASL « Les Terrasses de la Brua » contre une décision tacite de non-opposition à un permis de construire délivré par le maire de Villard-de-Lans. Le juge a constaté que les statuts de l’association ne lui donnaient pas pour objet la défense des intérêts collectifs de ses membres et que le projet litigieux n'affectait pas les parties communes du lotissement. La simple proximité des constructions ou l'augmentation des flux de circulation n'ont pas été jugées suffisantes pour lui conférer un intérêt à agir. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501916(TA38-2501916)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante maintenait sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. L’ordonnance a été rendue sur la base de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501983(TA38-2501983)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. A... et de la société Drapo. Celle-ci contestait le rejet implicite de leur recours préalable obligatoire contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) retirant une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Anah a agréé ce recours, retirant implicitement la décision attaquée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, l’Anah n’étant pas la partie perdante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501997(TA38-2501997)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de la société Drapo et de M. B... contestant le rejet implicite de leur recours administratif préalable obligatoire. La décision initiale de retrait de la prime de transition énergétique du 14 novembre 2022, devenue définitive faute de contestation, ainsi que la première décision implicite de rejet du recours du 28 juillet 2024, non attaquée dans les délais, ont rendu les décisions ultérieures purement confirmatives. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501999(TA38-2501999)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours préalable obligatoire relatif au retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a accordé à Mme B... une prime de 2 000 euros, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées, l’administration n’étant pas la partie perdante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502122(TA38-2502122)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. B... comme manifestement irrecevable. La demande visait l'annulation du rejet implicite d'un recours administratif préalable obligatoire concernant le retrait d'une prime de transition énergétique. Le tribunal a jugé que la décision initiale de retrait du 6 février 2023, devenue définitive faute de contestation, et le courrier gracieux du 29 février 2024 autorisant un nouveau recours ne faisaient pas grief. En conséquence, la décision implicite attaquée, revêtant un caractère purement gracieux, n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502123(TA38-2502123)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... et la société Drapo d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours préalable obligatoire, contestant le retrait d’une subvention au titre de la prime de transition énergétique. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a accordé à M. A... une prime de 4 000 euros par une décision du 1er décembre 2025. Le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées, l’administration n’étant pas considérée comme partie perdante.

Résumé IA