Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 146/1714

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513480(TA38-2513480)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société SIBR Nettoyage. Celle-ci demandait la suspension de la procédure de passation du marché de nettoyage de vitres de la commune de Meylan et l'annulation du rejet de son offre. Le juge a constaté que le contrat litigieux avait été signé et notifié le 19 décembre 2025, soit avant l'introduction de la requête le même jour. En application de l'article L. 551-1, le juge ne peut être saisi qu'avant la conclusion du contrat ; la requête, présentée après la conclusion, a donc été déclarée irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513673(TA38-2513673)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... qui sollicitait la suspension d'une autorisation provisoire de séjour en tant qu'elle ne l'autorisait pas à travailler. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie d'une requête en annulation distincte, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a donc rejeté l'ensemble des conclusions sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2513696(TA38-2513696)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 3 novembre 2025. Cet arrêté imposait des restrictions horaires et une interdiction de vente de boissons alcoolisées à emporter dans les commerces de nuit du quartier Nord d'Eybens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour les sociétés requérantes (le preneur et le bailleur du local) de justifier par des pièces comptables l'atteinte grave et immédiate à leurs intérêts. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513793(TA38-2513793)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions de la CDAPH refusant de modifier l’attribution d’une aide humaine (AESH) et de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), a rejeté sa requête pour incompétence. Il a estimé que le litige relatif à l’AEEH relève du contentieux général de la sécurité sociale, et donc de la compétence du tribunal judiciaire, en application des articles L. 82-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, l’ordonnance a transmis l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, territorialement compétent.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513797(TA38-2513797)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... C..., contestant le refus du président du département de l’Isère d’attribuer une carte mobilité inclusion mention « stationnement » pour son fils. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, car le document déposé était en réalité un recours gracieux adressé au président du département, sans mention du tribunal administratif, et ne pouvait être régularisé. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600081(TA38-2600081)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’interdiction d’accès au collège Barnave de Saint-Egrève prononcée à l’encontre de M. B... pour la période du 15 décembre 2025 au 4 juillet 2026. Le requérant invoquait l’urgence liée à l’asthme sévère de son fils et un doute sérieux sur la légalité de la décision, jugée disproportionnée. Cependant, le juge a constaté que M. B... n’avait pas produit, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie de sa requête en annulation, rendant sa demande irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2509039(TA38-2509039)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. En défense, la préfète a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal, constatant que le requérant n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputé s’être désisté. Par ordonnance, il a donné acte de ce désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201813(TA38-2201813)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France contestant l'arrêté du 2 février 2022 par lequel le maire de Claix s'est opposé à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les motifs d'opposition, tirés de la situation du projet en zone naturelle soumise à des risques de chutes de pierres et de glissements de terrain, ainsi que de l'atteinte au caractère des lieux avoisinants en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'étaient entachés ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'opposition municipale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205485(TA38-2205485)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Valence autorisant la cession de parcelles à la société CG. Le requérant soutenait que l'information des élus était insuffisante, mais le tribunal a jugé que la note de synthèse, accompagnée des documents techniques et des débats en commission, avait permis un vote éclairé. Il a également estimé que la présentation groupée de plusieurs délibérations n'avait pas entravé l'expression des conseillers municipaux. La décision s'appuie sur l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales relatif au droit à l'information des élus.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2400488(TA38-2400488)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision orale du 12 décembre 2023 par laquelle le préfet de l’Isère a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le refus d’enregistrement, motivé par l’absence de pièces, constituait une décision faisant grief et que la préfecture n’avait pas démontré que le dossier était incomplet au sens des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction à la préfète de l’Isère d’enregistrer la demande et de délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506537(TA38-2506537)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 23 mars 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait obligé M. A..., ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que le droit d'être entendu du requérant, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été méconnu, car il n'avait pas pu présenter utilement ses observations sur la mesure d'éloignement, notamment en raison d'un refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour ultérieurement annulé par un jugement du 8 janvier 2026. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (OQTF, pays de renvoi, interdiction de retour) ont été annulées. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508904(TA38-2508904)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 31 juillet 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a jugé que, malgré leur présence en France depuis sept ans et la scolarisation de leurs enfants, les intéressés ne justifiaient pas d'une vie privée et familiale suffisamment ancrée pour méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la cellule familiale pouvant se reconstituer au Kosovo. Enfin, le moyen tiré de l'article 3 de la Convention a été écarté, les requérants n'apportant pas d'élément établissant un risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans leur pays d'origine.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508905(TA38-2508905)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, car il avait pu présenter ses observations lors de sa garde à vue. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508926(TA38-2508926)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), compte tenu de l'absence de liens familiaux stables et anciens en France. Les autres moyens, notamment ceux tirés d'erreurs de fait ou de droit concernant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, ont également été écartés comme infondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508932(TA38-2508932)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. B... ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les services de gendarmerie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508948(TA38-2508948)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, puis a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment relevé que la durée de séjour de l'intéressé était liée à des études sans diplôme et que sa situation professionnelle ne démontrait pas une insertion suffisante. La décision confirme ainsi le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508949(TA38-2508949)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, faute pour le requérant de justifier d'une durée de présence en France suffisante et d'une vie familiale ne pouvant se reconstituer dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2511262(TA38-2511262)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, concerne l'exécution d'un précédent jugement du 28 juillet 2025 qui avait annulé une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d'un an, et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C.... Saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le juge constate que l'administration n'a pas exécuté le jugement en se bornant à délivrer une attestation de prolongation d'instruction sans réexaminer la demande de titre de séjour. En conséquence, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète de l'Isère, à défaut pour elle de justifier avoir procédé à ce réexamen dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2512485(TA38-2512485)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la préfète de la Savoie. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. A..., un ressortissant afghan, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) qu'il occupait indûment à Chambéry. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le droit au maintien de l'intéressé avait pris fin suite au rejet définitif de ses demandes d'asile. Le tribunal a jugé la condition d'urgence satisfaite, le maintien de M. A... faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des places d'hébergement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512489(TA38-2512489)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme D... du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (Cada) qu'ils occupaient sans titre. La juridiction a constaté que leurs demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qu'ils s'étaient maintenus dans les lieux malgré une mise en demeure, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. La solution retenue applique les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet de la demande d'asile et la possibilité d'une expulsion judiciaire. Le tribunal a toutefois accordé un délai de trois mois aux occupants pour quitter les lieux, prenant en compte leur situation familiale et leur état de santé.

Résumé IA