Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507911(TA38-2507911)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant algérien, contestant deux arrêtés préfectoraux (7 juillet et 28 août 2025) rejetant sa demande de titre de séjour pour raisons de santé, assortis d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, une méconnaissance de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien de 1968 relatif au séjour pour soins, et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la procédure suivie par l'OFII était régulière et que la préfète avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur la possibilité pour l'intéressé de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien
N° TA38-2508445(TA38-2508445)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par la société AXA France IARD. Celle-ci, subrogée dans les droits des victimes d’un accident mortel de la circulation survenu le 17 juillet 2023 sur la RD 926, souhaite déterminer les causes de l’accident, en lien avec un éboulement, afin d’engager la responsabilité du département de la Savoie pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal estime que la demande est utile et ne se heurte pas à une absence manifeste de lien de causalité, les éléments produits (rapport d’expertise pénale, procès-verbaux) étant suffisants à ce stade. Il ordonne donc une expertise et rejette les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511490(TA38-2511490)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... C..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de l'Isère le 16 janvier 2025, pour obtenir un logement adapté sous astreinte. En défense, la préfète a fait valoir que l'intéressé avait signé un bail le 26 novembre 2025, ce qui a conduit M. B... C... à se désister de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte lors de l'audience. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, rejeté les conclusions au titre des frais d'instance, et prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La décision est fondée sur le code de la construction et de l'habitation et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2512486(TA38-2512486)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 mai 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de M. B..., un ressortissant guinéen demandeur d’asile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu de la situation du requérant, qui avait été déclaré en fuite et ne bénéficiait plus des conditions matérielles d’accueil. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 441-2-3 III et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2512025(TA38-2512025)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme B... d’une demande d’injonction visant à obtenir son relogement en exécution d’une décision de la commission de médiation de l’Isère du 16 janvier 2025, qui l’a reconnue prioritaire. La requérante soutient que l’offre de logement reçue à Seyssins n’était pas adaptée au handicap de ses enfants. Le tribunal a fait droit à sa demande, ordonnant à la préfète de l’Isère de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2513179(TA38-2513179)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant étranger. La condition d'urgence a été reconnue malgré la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conjoint de ressortissant européen) a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2513244(TA38-2513244)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 octobre 2025 par lequel le président de la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo a placé Mme C... en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision attaquée n'emportant pas d'effet substantiel sur les ressources de la requérante, qui percevait une indemnité équivalente à son demi-traitement antérieur, et faute de justifications suffisantes sur les autres préjudices allégués. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513322(TA38-2513322)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un certificat d'urbanisme délivré par le maire de Solérieux le 10 juillet 2025, autorisant un projet de lotissement sur une parcelle située hors des parties actuellement urbanisées de la commune. La préfète de la Drôme avait saisi le juge en excès de pouvoir, invoquant une méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé que ce moyen était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiant la suspension jusqu'à ce qu'il soit statué au fond. La délibération municipale postérieure du 8 octobre 2025, censée déroger à cette règle, n'a pas été retenue comme régularisante.
N° TA38-2513450(TA38-2513450)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un arrêté préfectoral interdisant à M. B..., éducateur sportif, d’exercer auprès de mineurs pour une durée de deux ans. Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie, l’interdiction impactant 90 % de son activité et menaçant son emploi ainsi que ses revenus. Sur la légalité, il a estimé que le moyen tiré de la disproportion de la sanction était de nature à créer un doute sérieux, la préfète n’ayant pas envisagé de mesures alternatives. La suspension de l’exécution de l’arrêté a donc été ordonnée, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code du sport.
N° TA38-2513585(TA38-2513585)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution d'une précédente ordonnance du 18 décembre 2025 enjoignant à la préfète de l'Isère de lui fournir un hébergement d'urgence. Pour assurer l'exécution de cette injonction, le juge des référés a assorti la mesure d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, courant à l'expiration d'un délai de quarante-huit heures suivant la notification de la nouvelle ordonnance. La solution retenue vise à contraindre l'administration à respecter son obligation d'hébergement d'urgence, sans faire droit à la demande de frais de justice présentée par le requérant.
N° TA38-2301466(TA38-2301466)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCCV Le Goyet d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de sursis à statuer du maire de Charavines. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 8 janvier 2026, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2409851(TA38-2409851)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de regroupement familial pour son épouse. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA38-2400719(TA38-2400719)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire de 5 000 euros émis par la communauté de communes Usses et Rhône pour une participation à l’assainissement collectif. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 8 janvier 2026, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA38-2507602(TA38-2507602)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 janvier 2026, a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme B... de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Clair-du-Rhône pour un immeuble de 41 logements. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune et du pétitionnaire tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2511879(TA38-2511879)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette d’APL. La requérante s’était bornée à invoquer sa situation financière précaire sans fournir de précisions ni de justificatifs, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, le tribunal a considéré que le moyen n’était pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2512341(TA38-2512341)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Cette requête visait à contester un rejet de la CAF de l'Isère concernant un trop-perçu de prime d'activité. Le tribunal a constaté que, malgré une demande de régularisation, le requérant n'avait pas produit une requête signée comme l'exige l'article R. 431-4 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée.
N° TA38-2512343(TA38-2512343)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... qui contestait un refus de remise de dette de la CAF de l'Isère. Le juge constate que le requérant n'a pas fourni de précisions suffisantes sur sa situation financière pour étayer son moyen, et qu'il n'a pas justifié de son intérêt à agir pour le compte de son épouse malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, faute de moyens assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA38-2512394(TA38-2512394)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. A... n'a pas produit une requête signée ni la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative, la requête a été rejetée.
N° TA38-2512765(TA38-2512765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 16 décembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 8 janvier 2026. La solution retenue est donc le constat du désistement d’instance, sans examen au fond.
N° TA38-2512969(TA38-2512969)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme C... épouse B... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence algérien « vie privée et familiale ». La requérante a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.