Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510472(TA38-2510472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la prise en charge rétroactive des frais d'hébergement de sa mère en EHPAD. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B... n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511857(TA38-2511857)

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de M. A... B..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète de l'Isère. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, est réputé s'être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2512608(TA38-2512608)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné l'exécution de ses précédentes ordonnances enjoignant à la commune de Pierrelatte de réintégrer provisoirement un agent et de lui verser des sommes sous astreinte. Constatant que la commune a réintégré l'agent avec un retard d'un seul jour et a mandaté les sommes dues, le juge a estimé que la mesure prescrite était entièrement exécutée. En application des articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider la nouvelle astreinte et a liquidé définitivement l'astreinte totale à 3 500 euros, somme déjà versée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513044(TA38-2513044)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de la commission de médiation de reconnaître le caractère urgent et prioritaire de sa demande d’hébergement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas produit la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513596(TA38-2513596)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de la Haute-Savoie pour inexécution partielle d'une précédente ordonnance. Celle-ci enjoignait à l'administration de statuer sur la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai d'un mois, ce qui a été fait avec un retard de 48 jours. Le juge a fixé le montant définitif de l'astreinte à 2 400 euros, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, compte tenu du retard et des diligences accomplies. Le surplus des conclusions de M. B... a été rejeté.

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OrdonnanceExcès de pouvoirRENVOYE

TA38-2513734(TA38-2513734)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une requête en excès de pouvoir de M. B... contre un arrêté d’obligation de quitter le territoire français. En cours d’instance, l’intéressé a été placé au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a constaté que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Lyon. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600079(TA38-2600079)

Cette requête, présentée par la SASU Le H devant le Tribunal Administratif de Grenoble, demande la suspension d’un arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement « H Burger » pour deux mois. Le juge des référés rejette la requête comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Il estime que la société, qui avait déjà vu un précédent référé-liberté rejeté, ne démontre pas l’urgence ni ne soulève de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, se bornant à invoquer sans développement l’article L. 3332-15 du code de la santé publique, inapplicable en l’espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509731(TA38-2509731)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile après le rejet définitif de sa demande d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas son droit d'être entendu. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour d'un an.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-1901546(TA38-1901546)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Assurances du crédit mutuel (ACM), subrogée dans les droits de la victime d’un accident de la circulation, afin d’obtenir la condamnation du centre hospitalier Annecy Genevois pour des fautes médicales (retard d’intervention, prise en charge inadaptée, suivi défaillant) ayant causé une perte de chance pour Mme D... d’éviter une embolie graisseuse et ses lourdes séquelles neurologiques. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’hôpital pour ces fautes, mais a également retenu une faute de la victime, conduisant à un partage de responsabilité à parts égales (50/50) entre l’établissement et l’assureur du conducteur responsable de l’accident initial. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser à l’ACM la somme de 949 560,71 euros, correspondant aux indemnités déjà versées par l’assureur à la victime et à ses proches, après application du taux de perte de chance de 50 %. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute (code de la santé publique) et sur les règles de

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2104042(TA38-2104042)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Merova qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire des Allues à la SCI ARA. Le tribunal a jugé que le pétitionnaire qui atteste de sa qualité pour déposer une demande de permis est réputé remplir les conditions légales, sous réserve de fraude. Il a précisé que le défaut d'autorisation des travaux par l'assemblée générale d'une copropriété relève du droit privé et non du droit de l'urbanisme, et ne constitue pas une fraude. Par conséquent, le moyen tiré de l'absence d'autorisation de la copropriété a été écarté comme inopérant.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2108239(TA38-2108239)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de complications post-opératoires (reflux, hernie hiatale, sténose) survenues après une sleeve gastrectomie réalisée en juin 2015 au centre hospitalier Alpes Léman. La requérante recherchait la responsabilité de l’hôpital pour défaut de suivi pluridisciplinaire et, subsidiairement, la solidarité nationale via l’ONIAM pour accident médical non fautif. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses demandes, estimant que la responsabilité du centre hospitalier n’était pas engagée et que les conditions d’anormalité et de gravité du dommage n’étaient pas réunies pour ouvrir droit à l’indemnisation par l’ONIAM. Cette solution s’appuie sur les dispositions des articles L. 1142-1 du code de la santé publique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2307044(TA38-2307044)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant les refus de regroupement familial pour son épouse et ses enfants. Concernant la décision du 1er août 2019, le tribunal a relevé d'office que les conclusions étaient tardives, le requérant n'ayant introduit son recours qu'en novembre 2023, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Sur la décision du 24 janvier 2024, le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance des articles L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2307078(TA38-2307078)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 6 février 2023 par lequel la préfète de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne. Le tribunal estime que, dans les circonstances très particulières de l'espèce (arrivée à Mayotte à 11 ans, délégation d'autorité parentale, poursuite d'études en métropole interrompue par le refus), la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir de régularisation. Il enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour temporaire à Mme C... dans un délai de deux mois. La décision se fonde sur le pouvoir général de régularisation du préfet, sans application spécifique d'un texte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2307735(TA38-2307735)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 2 octobre 2023 par laquelle l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C... A..., un demandeur d'asile congolais. Le tribunal retient que l'OFII, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits du requérant, notamment que son absence à deux convocations était justifiée par son état de santé. Dès lors, la décision méconnaît les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. C... A... dans ses droits dans un délai de huit jours, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2307772(TA38-2307772)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre le refus implicite de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car le requérant n'avait pas démontré sa vulnérabilité à la date de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et R. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408319(TA38-2408319)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. G... et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 6 juin 2024 du maire de Saint-Nicolas-La-Chapelle. Cet arrêté délivrait à la SCI les marronniers de Poncet un permis de construire pour le changement de destination d'une grange en habitation. Le tribunal a jugé que le dossier de demande était suffisant, notamment en ce qui concerne le plan de masse, les places de stationnement et l'assainissement, et que les requérants ne pouvaient pas utilement contester le classement de la parcelle par le plan local d'urbanisme dans le cadre d'un recours contre le permis. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles R. 431-9 du code de l'urbanisme et les dispositions du plan local d'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2409618(TA38-2409618)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant albanais. Le tribunal a jugé que le dossier de demande, déposé le 23 février 2024, était complet, faisant naître une décision implicite de rejet après quatre mois. La décision a été annulée pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie privée et familiale du requérant n'ayant pas été suffisamment prise en compte. L'administration a été enjoint de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2409816(TA38-2409816)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour étudiant. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur les frais d’instance, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de M. A... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508057(TA38-2508057)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, et les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 513-2 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Le tribunal a estimé que les risques allégués en cas de retour en Russie n'étaient pas établis, faute de preuves suffisantes, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508922(TA38-2508922)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel la préfète de l’Isère refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante sénégalaise, et l’obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté et de la stabilité du séjour de l’intéressée en France, de son parcours universitaire et professionnel, et de son mariage récent avec un compatriote titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a donc annulé la décision de refus de séjour, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.

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