Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511771(TA38-2511771)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant un trop-perçu de prime d'activité de 1 500 euros réclamé par la CAF de l'Isère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire préalablement à tout recours contentieux. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513536(TA38-2513536)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial présentée par M. D... au profit de son épouse. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du caractère très récent du mariage (15 août 2024) et de l’absence d’éléments établissant l’ancienneté de la relation. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n’est appliqué dans cette ordonnance de rejet pour défaut d’urgence.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513572(TA38-2513572)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d'un titre de voyage présentée par M. C... B.... Le requérant invoquait l'urgence à rejoindre son épouse et son nouveau-né au Brésil. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute de preuves suffisantes de la présence continue de sa famille au Brésil ou de leur impossibilité de revenir en France. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513648(TA38-2513648)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en référé suspension de M. B... contestant sa note de 9,25/20 à l'UE10 du DCG, assortie d'une mention « doute sur l'origine des écrits ». Le juge des référés rappelle que les notes obtenues à des épreuves d'examen ne sont pas détachables de la décision finale du jury refusant la délivrance du diplôme et ne peuvent donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative est irrecevable. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513701(TA38-2513701)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de l’EARL Les Brosses qui demandait la suspension de huit décisions du préfet de Vaucluse refusant des autorisations de travail pour des saisonniers étrangers. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l’absence de preuves financières ou comptables et de la possibilité de recourir à d’autres solutions de main-d’œuvre. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600100(TA38-2600100)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait la suspension d’une décision implicite de refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître son caractère prioritaire pour un logement. Le juge constate que la commission disposait d’un délai de trois mois à compter du dépôt complet du dossier (17 décembre 2025) pour statuer, en application de l’article R. 441-15 du code de la construction et de l’habitation. La requête, enregistrée le 6 janvier 2026, était prématurée car introduite avant l’expiration de ce délai.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600150(TA38-2600150)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d’une décision du maire de Samoëns autorisant Enedis à implanter un poste électrique près de sa propriété. Le juge a constaté que la requête en suspension n’était pas accompagnée de la copie de la requête au fond en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, et qu’aucune requête au fond n’avait été enregistrée. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600211(TA38-2600211)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., une personne vulnérable et malade, risquant d'être remise à la rue après la fin de son hébergement d'urgence. La préfète de l'Isère soutenait que l'État avait rempli son obligation de moyens et que la requête était irrecevable en raison d'une précédente ordonnance. Le juge des référés a admis Mme C... à l'aide juridictionnelle provisoire et, après avoir rappelé les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles garantissant le droit à un hébergement d'urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, a considéré que la carence de l'État caractérisait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint à la préfète de proposer un hébergement stable et adapté à son état de santé, sous astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600225(TA38-2600225)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui avait adressé un courrier à la juridiction. Ce courrier ne constituait pas une requête au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, car il ne contenait pas de conclusions soumises au juge, mais visait à former un recours auprès de la MDPH/CDAPH pour un réexamen de sa demande de carte mobilité inclusion. Le tribunal a estimé qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur un recours destiné à une autorité administrative et que cette irrecevabilité ne pouvait être régularisée. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600251(TA38-2600251)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de toute mesure d'éloignement. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie et à l'interdiction des traitements inhumains et dégradants (articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le juge a estimé que M. A... ne justifiait ni de l'urgence ni d'une telle atteinte, faute d'éléments probants à l'appui de ses allégations. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2512118(TA38-2512118)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation définitive d’une astreinte prononcée le 22 avril 2025, a rejeté cette requête. L’astreinte de 500 euros par mois avait été fixée pour contraindre l’administration à loger Mme C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que Mme C... avait refusé sans motif légitime une proposition de logement adapté le 19 mai 2025, ce qui dégageait l’État de ses obligations. Toutefois, ce refus étant antérieur au 1er juillet 2025, date à laquelle l’astreinte devait commencer à courir, la demande de liquidation était sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512744(TA38-2512744)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et à l'injonction de délivrance d'un certificat de résidence. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de procès, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfète après l'introduction du recours justifiait cette mesure. La décision applique les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2512762(TA38-2512762)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A..., père d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous 30 jours, sous astreinte, et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2512957(TA38-2512957)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer à titre provisoire le titre de séjour sollicité sous un mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512962(TA38-2512962)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C... de ses conclusions en suspension et injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré le titre de séjour sollicité suite à l’introduction de son recours. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Constatant que l’administration n’a régularisé la situation qu’après l’engagement de la procédure, il a condamné l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de procès, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2513743(TA38-2513743)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 10 décembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d'instruction, ce qui n'avait pas été fait. Constatant l'inexécution non justifiée de cette injonction, le juge des référés a ordonné à la préfète de délivrer à Mme A... une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Les conclusions de Mme A... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511763(TA38-2511763)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 janvier 2026, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D... et Mme B... contestant un indu de prime d'activité de 580,77 euros réclamé par la CAF de l'Isère. Les requérants n'ont pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire préalablement à leur recours contentieux. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, combinés avec l'article L. 845-2 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509802(TA38-2509802)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2305948(TA38-2305948)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du préfet de la Haute-Savoie d'accorder le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les ressources de la requérante, sur la période de référence, n'étaient pas suffisantes pour une famille de quatre personnes, conformément aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la longue séparation du couple et de l'âge des enfants.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2400007(TA38-2400007)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour "salarié" de M. A..., née du silence gardé par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car l'administration n'avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais d'instance.

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