Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509867(TA38-2509867)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a donné acte du désistement de Mme C... qui demandait réparation des préjudices subis suite à la pose d’un implant contraceptif au centre de planification familiale de Hauterives (Drôme). La responsabilité du département de la Drôme a été retenue comme non sérieusement contestable en raison d’un geste médical non conforme aux règles de l’art, ayant causé une atteinte nerveuse partielle. Sur la base des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 376-1 du code de la sécurité sociale, le département a été condamné à verser à la CPAM du Puy-de-Dôme une provision de 3 043,51 euros, correspondant à 25 % des débours exposés (2 282,63 €) et à l’indemnité forfaitaire de gestion (760,88 €).

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DécisionINJONCTION

TA38-2510737(TA38-2510737)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a accordé une provision de 20 000 euros à M. C... à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices résultant d'un défaut de diagnostic fautif commis par le centre hospitalier Alpes Léman entre 2016 et 2018. Le juge a retenu que l'obligation de l'hôpital n'était pas sérieusement contestable sur le principe, engageant sa responsabilité à hauteur de 50% pour les complications consécutives au retard de diagnostic d'une micro angiopathie thrombotique. La provision a été limitée aux seuls préjudices temporaires (déficit fonctionnel temporaire), les préjudices permanents et pertes de revenus étant jugés contestables en l'état. La décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les règles de responsabilité pour faute médicale issues du code de la santé publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508971(TA38-2508971)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2507161(TA38-2507161)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Doron Isère d’une demande de provision pour le préjudice subi du fait du refus du préfet de la Savoie de prêter le concours de la force publique pour expulser un locataire commercial. La juridiction a examiné le principe de responsabilité de l’État pour refus de concours, sur le fondement des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Le tribunal a relevé que la réquisition du concours de la force publique ne mentionnait que la SCI Doron, et non la SCI Doron Isère, ce qui rendait contestable l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de l’État envers cette dernière. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2507162(TA38-2507162)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la SCI Doron d’une demande de provision de 295 282,77 euros en réparation du préjudice subi suite au refus de concours de la force publique par le préfet de la Savoie pour expulser un locataire. Le tribunal a jugé que le refus de l’administration, intervenu tacitement le 24 novembre 2024, engageait la responsabilité de l’État, et que l’octroi ultérieur du concours en décembre 2025 ne privait pas la requête d’objet. Il a ainsi accordé une provision de 100 000 euros à la SCI Doron, estimant que le préjudice lié à la perte de loyers était partiellement établi, et a rejeté le surplus des demandes. Cette décision s’appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2510702(TA38-2510702)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme C... A... B..., ressortissante mexicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la requérante, entrée sous couvert d'un visa expiré, se trouvait dans le cas prévu à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant une mesure d'éloignement. Il a également estimé que la décision n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée, en application des textes nationaux et européens (règlement UE 2016/399 et convention de Schengen).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510725(TA38-2510725)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 septembre 2025 retirant son titre de séjour pour fraude, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que la décision de retrait était fondée sur les articles L. 432-5 et R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la fraude établie, et que les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2513628(TA38-2513628)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, l’administration a délivré une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. C... au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2513725(TA38-2513725)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à un ressortissant tunisien majeur confié à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision mettant en péril la poursuite de sa formation en apprentissage, et que le moyen tiré de la violation de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408821(TA38-2408821)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de l'Isère. Le requérant maintenait uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2513123(TA38-2513123)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en plein contentieux formé par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025 pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune offre adaptée. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal constate que l'administration n'a pas proposé d'hébergement tenant compte des besoins de l'intéressé. En conséquence, il enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer cet hébergement avant le 16 mars 2026, sous astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510231(TA38-2510231)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société ASL Sud Galaxie, qui contestait son assujettissement à la taxe locale sur la publicité extérieure par le maire d’Echirolles. La société n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée du 2 juillet 2025, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510733(TA38-2510733)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui contestait les décisions implicites de la CAF de l'Isère refusant ses demandes de remise de dette. La requérante n'a pas donné suite à l'invitation du tribunal à motiver sa requête et à fournir des justificatifs, conformément à l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En l'absence de précisions suffisantes, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511075(TA38-2511075)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de la CAF de l'Isère de lui accorder une remise de dette pour l'aide au logement et le RSA. Le juge constate que la requête, bien que motivée par la situation de chômage du requérant, n'était assortie d'aucun justificatif. Malgré une invitation à régulariser sa demande en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, M. A... n'a pas fourni les pièces nécessaires dans le délai imparti. En conséquence, la requête est rejetée comme irrecevable sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511197(TA38-2511197)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requérante s’était bornée à invoquer des difficultés de déplacement sans fournir de précisions ni de justificatifs, et n’a pas donné suite à l’invitation à régulariser sa requête dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que le moyen soulevé n’était manifestement pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511465(TA38-2511465)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... B... qui contestait le refus de remise de dette d’un trop-perçu de prime d’activité. La requérante s’était bornée à invoquer sa situation financière fragile sans fournir de précisions ni de justificatifs, malgré une invitation à régulariser restée sans réponse. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le juge a estimé que le moyen n’était pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2512125(TA38-2512125)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète de l’Isère visant à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 30 juillet 2024. Cette astreinte de 500 euros par mois avait été ordonnée pour contraindre l’administration à assurer l’hébergement de Mme D..., reconnue prioritaire. Le tribunal a jugé que le refus de l’intéressée d’accepter un hébergement à Saint-Quentin-Fallavier était légitime, en raison de l’incompatibilité des horaires de train avec son emploi à Grenoble. Par conséquent, l’administration n’est pas déliée de son obligation et la demande de liquidation définitive est rejetée. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512907(TA38-2512907)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant une contrainte de la CAF de l'Isère pour un indu d'aides au logement de 693 euros. La requérante n'a pas produit la décision attaquée ni complété la motivation de son recours, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 4° et 7° du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2513066(TA38-2513066)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 25 septembre 2025 pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre d'hébergement adaptée ne lui avait été proposée dans les délais légaux, le tribunal a ordonné à la préfète de l'Isère de l'accueillir dans une structure adaptée sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation et accorde à la requérante le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2513105(TA38-2513105)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de Mme B... qui, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère pour un logement de type T4, n'avait reçu aucune offre. Le tribunal admet la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et enjoint à la préfète de l'Isère de lui assurer un logement avant le 16 mars 2026, sous astreinte.

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