Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2600486(TA38-2600486)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète de l’Isère ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, se déclare incompétent. Il constate que le requérant a formé un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre de l’Intérieur, ce qui rend le litige relevant de la compétence exclusive du Tribunal administratif de Nantes en application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2600448(TA38-2600448)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de M. A... B... qui sollicitait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction ou la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète de la Haute-Savoie pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de carte de résident a fait naître une décision implicite de rejet le 3 juin 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Enfin, le juge estime que l'absence de délivrance des documents demandés ne constitue pas, en l'état, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du même code.
N° TA38-2513126(TA38-2513126)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait la décharge de cotisations de taxe d'habitation pour les années 2022 et 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de M. B... avait été présentée à l'administration fiscale après l'expiration du délai prévu à l'article R.*196-2 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
N° TA38-2513216(TA38-2513216)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'assurer l'hébergement de M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 avril 2025. Constatant qu'aucune offre adaptée n'avait été proposée, le juge a enjoint à l'administration de procéder à cet accueil avant le 19 mars 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte, dont le montant sera fixé ultérieurement, afin de garantir l'exécution de la décision.
N° TA38-2513625(TA38-2513625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société AED Expertises. Celle-ci contestait la procédure de passation de deux lots géographiques pour des diagnostics immobiliers lancée par Valence Romans Habitat, invoquant un défaut d’allotissement technique et un manque d’information sur la pondération des sous-critères. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, validant ainsi la procédure de l’acheteur public au regard des obligations issues du code de la commande publique.
N° TA38-2513782(TA38-2513782)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant une pénalité de 119 euros mise à sa charge par la caisse d’allocations familiales de l’Isère pour défaut de paiement d’une pension alimentaire via l’intermédiation financière. La juridiction a estimé que cette pénalité constituait l’accessoire d’un litige de droit privé relevant de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste.
N° TA38-2600064(TA38-2600064)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante sénégalaise. La requérante invoquait une situation d'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la demande manifestement mal fondée. L'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2600123(TA38-2600123)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation et la suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’annulation ne relevaient pas de la compétence du juge des référés, qui ne peut statuer que sur des mesures provisoires. Par ailleurs, la requête, présentée de manière unique sans respecter l’exigence de requête distincte pour la suspension, a été jugée irrecevable sur le fondement des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2205999(TA38-2205999)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte de Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 2 828,16 euros, dû à un cumul illégal avec l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a rejeté l'opposition, confirmant le bien-fondé de l'indu sur le fondement de l'article L. 5423-7 du code du travail, la bonne foi de la requérante étant sans incidence. Statuant en plein contentieux sur la demande de remise gracieuse, il a accordé une remise partielle de la moitié de la dette (1 414,08 euros) en raison de la situation financière précaire de Mme A..., et a rejeté le surplus des conclusions.
N° TA38-2400569(TA38-2400569)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi et la suppression définitive de ses allocations par France Travail (ex-Pôle emploi). Le requérant avait omis de déclarer les revenus de son activité d’agent commercial exercée depuis janvier 2022. Le tribunal a considéré que cette omission constituait une fausse déclaration au sens des articles L. 5412-2 et L. 5426-2 du code du travail, justifiant la sanction. Il a également jugé que la durée de la radiation (six mois) et la suppression des allocations n’étaient pas disproportionnées.
N° TA38-2512276(TA38-2512276)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré cette attestation après l'introduction de la requête, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande. En revanche, la demande d'attestation rétroactive a été rejetée car elle aurait fait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2513719(TA38-2513719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension d'un permis de construire initialement prononcée le 24 avril 2023. Cette suspension avait été ordonnée en raison de doutes sur le respect des articles UC6 (recul par rapport à la voie publique) et UC12 (places de stationnement) du plan local d'urbanisme de Val d'Isère. La délivrance d'un permis modificatif le 30 septembre 2025 a permis de lever ces doutes, en justifiant d'une implantation conforme à l'alignement des bâtiments existants et d'un nombre suffisant de places de stationnement. En conséquence, le juge a ordonné la levée de la suspension, tout en rejetant les demandes de frais de procédure présentées par les parties.
N° TA38-2409271(TA38-2409271)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... épouse A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction) après l’obtention de l’aide juridictionnelle totale. Par ordonnance du 19 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté les conclusions présentées au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi du 10 juillet 1991), estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2600072(TA38-2600072)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus d’enregistrement d’une demande de titre de séjour présentée par M. B..., au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. Le juge a rappelé que, s’agissant d’une première demande de titre de séjour, il incombe au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire, ce qu’il n’a pas fait en l’espèce. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et la requête a été rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2600446(TA38-2600446)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... contre une décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes refusant l’attribution d’une bourse au mérite, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lyon, seul compétent car le siège de l’autorité ayant pris la décision contestée se trouve à Lyon.
N° TA38-2600447(TA38-2600447)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ou le réexamen de sa situation. La requête a été jugée irrecevable car elle présentait simultanément deux demandes de référé distinctes sans en préciser l'ordre de priorité. À titre subsidiaire, le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise pour le référé liberté n'était pas remplie, faute de justifications suffisantes sur un risque imminent de perte d'emploi ou d'autres conséquences graves. La décision a été prise en application des articles L. 522-3 et suivants du code de justice administrative.
N° TA38-2512128(TA38-2512128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la société Alpes Isère Habitat, qui avait saisi le juge des référés sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative pour obtenir une provision de 1 051,36 euros en réparation d’un préjudice subi entre avril et juin 2025. La société a reconnu que sa requête constituait un doublon avec une autre procédure déjà enregistrée. Par ordonnance du 16 janvier 2026, le juge des référés a donné acte du désistement d’instance, sans qu’aucune condamnation provisionnelle ou au titre des frais de justice ne soit prononcée.
N° TA38-2513208(TA38-2513208)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant d'admettre au séjour Mme A... épouse B..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'impossibilité pour la requérante de se rendre auprès de sa mère gravement malade en Algérie, faute de pouvoir voyager avec une simple attestation de prolongation d'instruction. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La suspension a été ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
N° TA38-2513223(TA38-2513223)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de l'admettre au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, s'agissant d'une première demande de titre de séjour, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières au-delà de sa situation irrégulière et de l'angoisse en découlant. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513602(TA38-2513602)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien. La condition d'urgence a été reconnue car le refus empêchait l'intéressé, atteint d'une insuffisance cardiaque avancée nécessitant une greffe, de bénéficier de soins vitaux. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège les étrangers gravement malades.