Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511484(TA38-2511484)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 2 juin 2025 pour assurer le logement de M. A..., a rejeté cette requête. Il a constaté que l’injonction avait été exécutée avant l’expiration du délai imparti, M. A... ayant signé un bail le 29 juillet 2025, soit avant le 31 juillet 2025. Dès lors, l’astreinte n’avait pas commencé à courir et la demande de la préfète était sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2511486(TA38-2511486)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 janvier 2026, a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 12 octobre 2023 à l’encontre de l’État. Cette astreinte avait été ordonnée pour contraindre le préfet de la Haute-Savoie à assurer le logement de Mme B..., reconnue prioritaire. Constatant que l’intéressée avait signé un bail le 7 février 2025, le tribunal a estimé que l’administration était déliée de son obligation et a fixé le montant de l’astreinte due à 7 000 euros, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2511491(TA38-2511491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d'une demande de liquidation d'astreinte, a rejeté cette requête comme étant sans objet. L'astreinte de 500 euros par mois avait été prononcée le 18 avril 2025 pour enjoindre le logement de Mme A... avant le 30 juin 2025. Or, Mme A... ayant signé un bail le 16 mai 2025, soit avant le début de la période d'astreinte, l'injonction était déjà exécutée. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2511503(TA38-2511503)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation d’astreinte, a refusé de liquider l’astreinte de 500 euros par mois prononcée le 29 avril 2025 à l’encontre de l’État pour le logement de Mme A.... Il a constaté que Mme A. avait signé un bail le 29 juillet 2025, soit après le délai imparti, mais que l’administration était désormais déliée de son obligation. En application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative et de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte compte tenu des circonstances.
N° TA38-2511510(TA38-2511510)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 9 mai 2025 pour assurer le logement de Mme A..., a constaté que l’intéressée avait signé un bail le 16 juillet 2025, exécutant ainsi l’injonction. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte, l’administration étant déliée de son obligation.
N° TA38-2512199(TA38-2512199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la communication de documents administratifs à la commune de Tain L'Hermitage. Le juge a estimé que, malgré l'urgence invoquée, il ne pouvait ordonner cette communication car elle ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative de refus implicite, intervenue avant l'enregistrement de la demande. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2512383(TA38-2512383)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une décision de préemption du maire de Passy. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. N’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.
N° TA38-2513182(TA38-2513182)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la communication d'un courrier adressé par la préfète de l'Isère au procureur de la République en 2022. Le juge a estimé que cette communication n'était pas utile, car l'existence d'une éventuelle fraude dans la délivrance du titre de séjour du requérant est indépendante de la procédure pénale en cours. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2513399(TA38-2513399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a admis Mme A... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. Saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a constaté que la commission de médiation de l’Isère avait reconnu l’intéressée comme prioritaire pour un hébergement d’urgence le 16 octobre 2025. Aucune offre adaptée n’ayant été proposée, le tribunal a enjoint à la préfète de l’Isère d’accueillir Mme A... dans une structure d’hébergement adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
N° TA38-2600351(TA38-2600351)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus de la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B... C..., ressortissant angolais. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ne démontrant pas avoir accompli des démarches en temps utile après sa majorité et ne justifiant pas d'une impossibilité de poursuivre sa scolarité ou d'un risque immédiat d'éloignement. La requête est rejetée sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2511608(TA38-2511608)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 janvier 2026, a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a également admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2509736(TA38-2509736)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable et infondée. Le juge a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle, et a donc écarté les demandes de constat, de rectification de données et de communication de dossier. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a estimé que le délai de réponse d'un an ne constituait pas une faute lourde et que les moyens invoqués, tirés notamment du RGPD et du code des relations entre le public et l'administration, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2400088(TA38-2400088)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B... pour ses deux enfants. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de M. B... au titre des frais d’instance.
N° TA38-2510850(TA38-2510850)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d’utilité, la requérante ayant déjà déposé une demande de changement de statut, et qu’elle faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l’administration en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2511425(TA38-2511425)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D... d’une demande d’injonction visant à obtenir l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle le 24 décembre 2025. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à Mme D... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512050(TA38-2512050)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née du silence de la préfète de l'Isère, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne pouvait être ordonnée dans le cadre de cette procédure d'urgence.
N° TA38-2512518(TA38-2512518)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison des circonstances de l'espèce. La requête initiale visait à obtenir un document provisoire pour garantir la continuité des droits au travail, sociaux et de santé, ainsi que la liberté de circulation.
N° TA38-2512832(TA38-2512832)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de la SCCV Villaroger contre la délibération du conseil municipal de Villaroger du 6 novembre 2025 portant préemption de parcelles. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (irrégularité de la convocation, défaut d'avis des domaines, absence de projet réel, détournement de pouvoir) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de suspension a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512845(TA38-2512845)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la délibération n°2025-120 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption une parcelle. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé, la SCCV Villaroger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, notamment en raison d'une irrégularité dans la procédure de convocation du conseil municipal, en méconnaissance des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est la suspension de la décision de préemption.
N° TA38-2512850(TA38-2512850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par la SCCV Villaroger, acquéreur évincé, contestant la délibération n° 2025/115 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger a exercé son droit de préemption sur une parcelle. La condition d'urgence a été présumée remplie au bénéfice de l'acquéreur évincé. Le juge a examiné les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la convocation du conseil municipal et l'absence d'avis du service des domaines, au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 210-1 et R. 213-21 du code de l'urbanisme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a statué sur la demande de suspension.