Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 130/1714
N° TA38-2512852(TA38-2512852)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la délibération n° 2025/123 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger avait décidé d'acquérir par préemption une parcelle. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée pour l'acquéreur évincé, la SCCV Villaroger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la délibération, notamment en raison de l'irrégularité de la convocation du conseil municipal et du défaut de saisine préalable du service des domaines par le maire, en méconnaissance des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2512865(TA38-2512865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la délibération n° 2025/118 du 6 novembre 2025 par laquelle la commune de Villaroger a exercé son droit de préemption sur une parcelle. La condition d’urgence a été présumée remplie au bénéfice de la SCCV Villaroger, acquéreur évincé. Le juge a relevé un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, notamment en raison d’une irrégularité dans la procédure de convocation du conseil municipal et du non-respect des articles R. 213-6 et R. 213-21 du code de l’urbanisme concernant l’avis du service des domaines. En conséquence, la suspension de l’exécution de la délibération a été ordonnée.
N° TA38-2408140(TA38-2408140)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... épouse C... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour « Membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne ». La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de l’instance. Par ordonnance, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L.761-1 du même code a été rejetée.
N° TA38-2509749(TA38-2509749)
Cette requête de M. A... devant le Tribunal Administratif de Grenoble porte sur un litige relatif à une procédure de saisie administrative, le requérant contestant la falsification de ses propos dans un courriel et l'absence de contradictoire. Le tribunal constate que M. A... s'est désisté de ses conclusions indemnitaires chiffrées et donne acte de ce désistement pur et simple. Pour le surplus des demandes (rectification de dossier, injonctions, transmission au procureur), le juge rappelle qu'il ne peut se substituer à l'administration et rejette ces conclusions comme manifestement irrecevables, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509778(TA38-2509778)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a examiné la requête de M. A... qui contestait la régularité d’un rapport de contrôle de la caisse d’allocations familiales de la Drôme du 28 octobre 2021 et sollicitait diverses mesures d’instruction, la communication de pièces, ainsi qu’une indemnisation. Le requérant a toutefois déclaré retirer ses conclusions indemnitaires chiffrées, sans pour autant se désister de l’ensemble de son recours. Le tribunal a constaté que la requête, qui ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative faisant grief, était irrecevable faute d’objet, et l’a rejetée en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509780(TA38-2509780)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte à M. B... du désistement de ses conclusions indemnitaires chiffrées. Il a rejeté comme manifestement irrecevables ses autres demandes (injonctions, constatations de fautes, qualification de harcèlement) au motif qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration ou de prononcer des constats en dehors d'un litige indemnitaire ou d'une demande d'annulation. Le requérant invoquait des violations du RGPD et du code des relations entre le public et l'administration concernant des envois postaux à des tiers. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 1° et 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2509790(TA38-2509790)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la directrice départementale des finances publiques rejetant son opposition à des actes de recouvrement (mise en demeure et saisie à tiers détenteur) pour un indu de RSA et une amende administrative. Le tribunal a d’abord donné acte du désistement de M. B... concernant ses conclusions indemnitaires. Il a ensuite rejeté comme manifestement irrecevable la demande d’annulation de la décision du 10 janvier 2025, en raison de sa tardiveté, le requérant ayant dépassé le délai de recours contentieux de deux mois. Enfin, le tribunal a rejeté les autres conclusions de M. B... (injonctions, signalement au procureur, etc.) comme étant irrecevables, car elles ne relevaient pas de la compétence du juge administratif, qui ne peut se substituer à l’administration.
N° TA38-2512593(TA38-2512593)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère d'instruire la demande de renouvellement de titre de séjour de son épouse. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née du silence de l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et présentait un caractère définitif excédant sa compétence. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2513583(TA38-2513583)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... pour contester un indu d'aide personnalisée au logement de 3 978 euros notifié par la caisse d'allocations familiales de l'Isère. Par un mémoire, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte substantiel relatif au fond du litige n'a été appliqué.
N° TA38-2600326(TA38-2600326)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... contestant le refus du département de l'Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a constaté que le recours, adressé au président du département et non au tribunal, constituait un recours administratif gracieux et non une requête contentieuse. Cette irrecevabilité, ne pouvant être régularisée, a conduit au rejet sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2600337(TA38-2600337)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une requête au fond en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, les moyens soulevés, notamment la contestation de l’imputabilité des infractions, relèvent de la compétence du juge judiciaire et ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2307621(TA38-2307621)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par M. B... contre une contrainte de Pôle emploi (devenu France Travail) lui réclamant un indu d’allocation de retour à l’emploi de 3 159,52 euros. Le juge unique a constaté que l’opposition, expédiée via Télérecours citoyen, était tardive car présentée plus de quinze jours après la notification de la contrainte, en méconnaissance de l’article R. 5426-22 du code du travail. En tout état de cause, le requérant n’a apporté aucune pièce justificative pour contester le bien-fondé de l’indu. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2306230(TA38-2306230)
Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur l'opposition formée par Mme C... contre une contrainte de Pôle emploi (devenu France Travail) lui réclamant 8 185,41 euros au titre d'un indu d'allocation de solidarité spécifique. L'opposition a été jugée tardive, car présentée seize jours après la notification de la contrainte, soit au-delà du délai de quinze jours prévu par l'article R. 5426-22 du code du travail. En revanche, le tribunal a examiné la demande de remise gracieuse de l'indu et, en raison de la situation financière difficile de la requérante, lui a accordé une remise partielle d'un tiers de la somme, soit 2 728,47 euros. Le surplus de la requête a été rejeté.
N° TA38-2400259(TA38-2400259)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui accorder une aide individuelle à la formation. La requérante avait démissionné pour suivre une formation à l’institut des cadres de santé, mais avait déposé sa demande d’aide après le début de celle-ci. Le tribunal a jugé que le refus était fondé, car la demande n’avait pas été présentée dans le délai de 15 jours calendaires avant le début de la formation, conformément à l’instruction n° 2017-5 du 10 janvier 2017 prise en application du code du travail. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative au regard des conditions de délai applicables.
N° TA38-2400650(TA38-2400650)
Refus d'inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... contestant la décision de France Travail (ex-Pôle emploi) du 23 janvier 2024. Le tribunal juge que l'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi ne peut avoir un caractère rétroactif en raison des obligations légales qui en découlent (articles L. 5312-1, L. 5411-1 et R. 5411-2 du code du travail). La demande d'inscription au 30 novembre 2023 étant postérieure à cette date, le rejet était légalement justifié.
N° TA38-2401068(TA38-2401068)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme C... d'une opposition à une contrainte émise par France travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 3 224,68 euros pour la période de décembre 2015 à juin 2016. La requérante invoquait la prescription de la créance. Le tribunal a constaté qu'une remise partielle de 1 000 euros avait été accordée, rendant le litige sans objet à cette hauteur. Pour le surplus, il a fait droit à l'opposition en annulant la contrainte, jugeant que l'action en répétition de l'indu d'ASS était soumise à la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du code civil, et que cette prescription était acquise à la date de la contrainte.
N° TA38-2401225(TA38-2401225)
Refus d'aide individuelle à la formation (AIF) par France Travail. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de M. B... contre la décision du 4 janvier 2024. Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas d'élément suffisant pour démontrer que le refus de prise en charge du coût pédagogique de sa formation de serrurier est illégal. La décision est fondée sur les dispositions du code du travail et les instructions internes de Pôle emploi relatives à l'attribution subsidiaire de l'AIF.
N° TA38-2403200(TA38-2403200)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule les décisions des 23 novembre 2023 et 21 mars 2024 par lesquelles la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître la demande de logement de M. C... comme prioritaire et urgente. Le tribunal retient que le requérant, expulsé et sans logement adapté, conteste l’existence d’une proposition d’hébergement, et que la préfète, n’ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits. En application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article R. 612-6 du code de justice administrative, le tribunal enjoint à la préfète de saisir la commission pour un réexamen dans un délai de deux mois. Les conclusions relatives aux frais de justice sont rejetées.
N° TA38-2410365(TA38-2410365)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme C... visant à annuler le refus de France Travail de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation en kinésiologie. Le tribunal a examiné la demande au regard des dispositions du code du travail et de l’instruction n° 2017-5 du 10 janvier 2017. Il a considéré que la requérante ne démontrait pas que la formation était nécessaire à son retour à l’emploi ou qu’elle s’inscrivait dans le cadre de son projet personnalisé d’accès à l’emploi. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2500391(TA38-2500391)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 19 décembre 2024 de la commission de médiation de la Haute-Savoie refusant de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. En défense, la préfète a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que la requérante avait signé un bail pour un logement T3 à Sallanches le 21 mars 2025. Le tribunal a constaté que Mme C... avait effectivement obtenu un logement après l’introduction de sa requête, rendant son recours sans objet. En application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.