Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2512336(TA38-2512336)
Suspension du refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante algérienne, mère d’un enfant français et enceinte, par le tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés a ordonné la suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère, constatant l’urgence en raison de la privation de ressources et de l’impossibilité de subvenir aux besoins de ses enfants. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité du refus au regard du 4° de l’article 6 de l’accord franco-algérien et de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2512332(TA38-2512332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... B... de sa demande de suspension d’une décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer une carte de résident. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté ses conclusions au titre des frais de justice. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508368(TA38-2508368)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation du refus de France Travail de lui accorder l’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d’assurance chômage relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, l’affaire a été renvoyée devant le tribunal judiciaire compétent.
N° TA38-2512329(TA38-2512329)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... de sa demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale », après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a admis provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle et a mis à la charge de l’État le versement de 800 euros à son avocate, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509613(TA38-2509613)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’association « le peRgo » visant à annuler l’arrêté du maire d’Allex du 30 juin 2025 interdisant un concert. La requête a été jugée manifestement irrecevable car enregistrée le 15 septembre 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l’arrêté, intervenue le 30 juin 2025. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2510820(TA38-2510820)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa précarité administrative et sociale, ne pouvant ni travailler ni justifier de la régularité de son séjour. Le tribunal a constaté que la préfecture avait, en cours d'instance, délivré une attestation de prolongation d'instruction, rendant sans objet la demande de délivrance d'un document provisoire. En conséquence, la condition d'urgence n'étant plus remplie, le surplus des conclusions a été rejeté.
N° TA38-2502156(TA38-2502156)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours préalable obligatoire relatif au retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a accordé à Mme B... une prime de 4 000 euros, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, l’administration n’étant pas considérée comme partie perdante. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511987(TA38-2511987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A... B..., ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant délivré à l'intéressée, postérieurement à l'introduction de la requête, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. La solution retenue est donc le rejet de la requête en référé-suspension.
N° TA38-2512272(TA38-2512272)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l'Isère a décidé de lui délivrer le titre de séjour sollicité. La requérante contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « salarié », invoquant la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également accordé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2512077(TA38-2512077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère pour liquider l’astreinte prononcée le 24 mai 2023, qui enjoignait au préfet d’héberger M. B... avant le 31 juillet 2023 sous peine de 500 euros par mois de retard. Le tribunal constate que l’administration a proposé un hébergement d’urgence à M. B... le 6 juin 2024, mais que celui-ci l’a refusé. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal liquide l’astreinte à 5 000 euros, somme que l’État devra verser au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2408714(TA38-2408714)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus du département de la Drôme de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La requérante invoquait son état de santé, mais n'a produit aucune pièce médicale établissant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique. Le tribunal a appliqué les critères stricts de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est que le handicap allégué ne justifie pas la délivrance de la carte.
N° TA38-2510720(TA38-2510720)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant britannique, d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé un récépissé valable jusqu’au 23 avril 2026, mais sans autorisation de travail, ce statut étant incompatible avec sa demande de titre de séjour « visiteur ». Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408682(TA38-2408682)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa demande de remise gracieuse d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA). En cours d’instance, le département de la Haute-Savoie a retiré la décision contestée et accordé une remise partielle de 3 000 euros. Constatant que la décision attaquée avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA38-2502204(TA38-2502204)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de Mme A... comme manifestement irrecevable. La décision initiale de retrait de la prime de transition énergétique, prise le 23 juin 2022, n'ayant pas été contestée en son temps, elle était devenue définitive. Le courrier de l'Agence nationale de l'habitat du 19 mars 2024, autorisant un nouveau recours gracieux, ne constituait pas une décision faisant grief, et le rejet implicite de ce recours était donc également insusceptible de recours. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502207(TA38-2502207)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandaient l’annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, car l’Agence nationale de l’habitat avait, avant l’introduction de la requête, accordé une prime de 8 000 euros à M. B... par une notification rectificative d’octroi du 25 novembre 2024. Cette décision rendait la requête manifestement irrecevable, faute d’objet.
N° TA38-2408102(TA38-2408102)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du département de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si le handicap de la requérante justifiait l’attribution de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles (article L. 241-3) et l’arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que Mme C... n’établissait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, son périmètre de marche étant évalué à 2 000 mètres, bien au-delà du seuil de 200 mètres requis. La solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA38-2511386(TA38-2511386)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 11 février 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2510612(TA38-2510612)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant palestinien, qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de se prononcer sur sa demande de titre de séjour. La solution retenue est motivée par le fait que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète a pris un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. Cette décision administrative fait obstacle à l'application des mesures sollicitées sur le fondement de l'article L. 521-3.
N° TA38-2406835(TA38-2406835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus du département de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la requérante, qui invoquait une hernie discale et une arthrose de l'épaule, ne produisait aucune pièce établissant une limitation significative de son périmètre de marche, condition requise par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est que le handicap de Mme B... ne justifie pas la délivrance de la carte sollicitée.
N° TA38-2406426(TA38-2406426)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du département de la Drôme de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la requérante, qui invoquait des problèmes au pied et de vue, n'apportait aucune pièce établissant une limitation significative de son périmètre de marche, notamment inférieur à 200 mètres, ou la nécessité d'une aide humaine pour ses déplacements. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.